« Le 11 septembre 1973, après plusieurs mois d’agitation orchestrés par la CIA, celle-ci donnait le coup de grâce à la démocratie chilienne en organisant avec l’armée dirigée par le général Pinochet un coup d’État contre le gouvernement d’unité populaire dirigé par le président socialiste Salvador Allende.
Ce dernier donna sa vie comme des centaines d’autres Chiliens pour défendre leur idéal.
Il s’ensuivit 16 années de dictature fasciste favorisant une mise en coupe réglée néolibérale du pays, sur fond de milliers de tortures, d’assassinats, d’enlèvements d’enfants, de viols, d’internements collectifs indignes, tout cela cautionné et encouragé par les gouvernements américains successifs. Le Chili ne finit pas de s’en remettre.
Nous célébrons aujourd’hui la mémoire de Salvador Allende et de ses courageux camarades ; nous nous rappelons que la démocratie est fragile et qu’il faut la défendre de toutes nos forces contre des intérêts sans foi ni loi… »
Auteur/autrice : Frédéric Faravel
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Salvador ALLENDE 11 septembre 1973
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Comment répondre à la crise de l’hôpital ? – Festival des idées, Caroline Fiat, 5 septembre 2020
Le samedi 5 septembre 2020 après-midi, vers 17h00, était organisé dans le cadre du deuxième Festival des Idées (à La Charité-sur-Loire, dans la Nièvre) une table ronde intitulée « Comment répondre à la crise de l’hôpital ? ».
Les intervenants étaient :- Caroline Fiat, députée Gauche Républicaine & Socialiste de Meurthe-et-Moselle (membre du groupe parlementaire La France Insoumise) ;
- André Grimaldi, Professeur émérite de diabétologie au CHU Pitié Salpêtrière, co-auteur de « Santé : Urgence » (Odile-Jacob, 2020) ;
- Daniel Lenoir, ancien directeur général de l’Agence Régionale de Santé (2010-2013) du Nord-Pas-de-Calais, ancien directeur général de la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF) ;
- Andrée Palme, présidente du conseil interdépartemental de l’Ordre des Infirmiers de l’Ardèche et de la Drôme.
Table-ronde animée par Louise Guillot, journaliste à Politico Europe.
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« Redevenir souverain (Reprendre le contrôle de nos destinées) » – Festival des idées, Emmanuel Maurel
A l’occasion de la deuxième édition du Festival des Idées (organisée à La Charité-sur-Loire, dans la Nièvre), était organisée une table ronde intitulée « Redevenir Souverain – Reprendre le contrôle de nos destinées ».
Les intervenants étaient :- Coralie Delaume, essayiste ;
- Fabien Escalona, journaliste à Mediapart et docteur en sciences politiques ;
- Emmanuel Maurel, député européen Gauche Républicaine & Socialiste (membre du groupe parlementaire de la Gauche Unitaire Européenne) ;
- Beligh Nabli, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur de plusieurs ouvrages notamment sur la géopolitique méditerranéenne.
La table ronde était animée par William Leday, éditorialiste à Chronik.
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La sécurité un droit fondamental pour tous les citoyens
Depuis quelques semaines, la France a connu une vague de violence contre les personnes qui a particulièrement ému l’opinion. De l’agression mortelle d’un chauffeur de bus à Bayonne à la série d’attaques à arme blanche à Bordeaux, de l’agression antisémite à Paris à celle d’une infirmière dans un bus en Seine-Saint-Denis, cette montée de violence participe à l’insécurité grandissante dont sont victimes nos concitoyens.
Nous disons en premier lieu notre solidarité avec les agents de service public confrontés quotidiennement à la violence, et qui le paient parfois de leur vie. Le transport urbain est une mission de service public, et c’est le droit des usagers comme des fonctionnaires de s’assurer que le trajet se passera sans heurts, sans risque d’agression physique ou verbale.
Nous rappelons que l’insécurité est un fait politique. Elle ne peut pas se régler d’elle-même et doit faire l’objet d’actions spécifiques de la puissance publique. La plus grande fermeté doit être appliquée contre les délinquants qui se rendent coupable de ces agressions, sans quoi le sentiment d’impunité progressera. Pour ce faire, la justice doit disposer de ressources supplémentaires. En outre, les moyens humains et financiers pour lutter en direct contre la violence doivent être renforcés. Il s’agit de reconstruire la police de proximité afin d’apporter une réponse appropriée aux incivilités et aux agressions. L’austérité dont la justice et la police ont été victime est une cause majeure de la montée de la violence. C’est tout un maillage de présence territoriale, tant en banlieue qu’en milieux périurbain et rural qu’il est nécessaire de reconstruire pour répondre aux attentes légitimes des Français en termes de sécurité et de tranquillité publique, et pour garantir la confiance entre les habitants et les gardiens de la paix. Le fait que certaines de ces violences soient exercées par des mineurs montre la nécessité du renforcement des services publics de l’Education Nationale et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
La Gauche Républicaine et Socialiste appelle donc le ministre de l’intérieur à mettre tout en œuvre pour que cette vague de violence insupportable cesse. En tant que républicains, nous ne pouvons nous résoudre à ce que l’ordre républicain soit bafoué par des individus qui se croient au dessus de la loi commune. En tant que parti de gauche, nous ne pouvons nous résoudre à ce que les classes populaires et les fonctionnaires de services publics soient les premiers confrontés à la violence. -

soutien à Svetlana Tikhanovskaïa et au peuple bélarusse
Dimanche dernier s’est déroulée l’élection présidentielle biélorusse dans un contexte particulier. L’emprisonnement de plusieurs figures d’opposition et l’interdiction faite aux observateurs de l’OSCE d’entrer sur le territoire bélarusse ne laissaient que peu de doute quant à son issue.
Cette élection fut néanmoins marquée par l’émergence de Svetlana Tikhanovskaïa qui a réussi, en l’espace de quelques semaines, à unir l’opposition et à créer autour d’elle un véritable mouvement populaire. « Dernière dictature d’Europe », les résultats officiels illustrent un pouvoir central à bout de souffle. Avec à sa tête un autocrate qui est contraint d’avoir recours à des fraudes massives et de réprimer son peuple avec violence pour se maintenir.
La Gauche Républicaine et Socialiste apporte son soutien à Svetlana Tikhanovskaïa, désormais réfugiée en Lituanie, et au mouvement de contestation. Nous saluons le peuple bélarusse dans sa quête de démocratie et de paix sociale
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« Salariés d’Alinéa, Épargnés par le Covid, tués par Mulliez »
Alinéa étant mis en liquidation judiciaire, les 1900 salariés de l’enseigne en France sont dans l’attente de la décision du tribunal de commerce fin Août. Alexis Mulliez se pose en repreneur de sa propre entreprise ! « Il veut reprendre neuf magasins sur vingt-sept, mais aucun en Seine-et-Marne. Mais son offre a été jugée trop faible, assure Ingrid Seillery, déléguée CGT d’Alinéa en Seine-et-Marne.
« Notre patron profite de l’ordonnance du 20 mai dernier qui permet à un dirigeant de reprendre sa propre société, en faisant payer la dette de l’entreprise par la collectivité et les indemnités des salariés via le régime de garantie des salaires »
Le PDG pour justifier le redressement judiciaire invoque tout et son contraire : Covid19, grèves et même gilets jaunes. En fait, comme le soulignent les représentants syndicaux « L’entreprise était dans un très mauvais état avant cela. C’est erreur de stratégie commerciale sur erreur de stratégie commerciale, et cela depuis des années ».
Le propriétaire n’est pas n’importe quel patron : la famille Mulliez, quatrième fortune française contrôle une galaxie d’enseignes dont Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Saint-Maclou, Cultura, Norauto, Kiloutou, Flunch pour les plus connues.
L’empire Mulliez s’est distingué ces dernières années par son accoutumance au doublé licenciements/subventions de l’Etat (CICE) à laquelle il faut ajouter la spécialité de la famille : l’évasion fiscale en Belgique, Suisse et Luxembourg.
Rappelons également le dernier projet funeste du groupe Mulliez : Europacity, méga-complexe commercial dont les impacts écologiques, économiques et sociaux désastreux auraient affectés l’ensemble de la Région parisienne. Projet heureusement remis en cause grâce aux luttes des élus, des associations et des habitants des territoires franciliens.
La Gauche Républicaine et Socialiste est solidaire des revendications des salariés d’Alinéa, soutient le maintien en activité du plus grand nombre de magasins ainsi que le plan social défendu par le syndicat CGT, tant sur les reclassements dans le groupe (comme Auchan) que sur un juste montant d’indemnités de licenciements.



