La République écologique proposée par la Gauche Républicaine et Socialiste s’attaque d’abord au techno-capitalisme, système qui, en organisant la surconsommation et en manipulant nos désirs par les algorithmes, a altéré à la fois les écosystèmes et les comportements humains. Face à cette dérive, l’urgence écologique ne saurait se limiter à une transition énergétique ou agroécologique, mais exige de repenser radicalement notre rapport au monde, en protégeant la biodiversité, les sols, les forêts et les océans. Cela implique de lutter contre l’hyperconsommation, notamment en ciblant l’ultra-fast fashion par des mesures fiscales et réglementaires strictes, tout en encadrant drastiquement l’usage des écrans pour les mineurs, afin de briser les mécanismes d’aliénation et de restaurer une relation apaisée avec le temps et la nature.
En parallèle, la fin du « tout jetable » passe par une garantie de durabilité étendue à dix ans pour les équipements, une lutte acharnée contre l’obsolescence programmée et le développement massif de la réparabilité, substituant ainsi à l’économie de prédation une logique de sobriété. La sortie du carbone d’ici 2040, quant à elle, nécessite une planification écologique ambitieuse, combinant électrification des usages, mix énergétique souverain et maîtrise publique des opérateurs stratégiques. La révolution des mobilités, par un investissement massif dans les transports collectifs, le fret ferroviaire et les voies navigables, doit s’accompagner d’un droit effectif à l’air pur, garanti par une réduction des pollutions à la source et un assainissement systématique des espaces publics.




