L’Europe, sous l’impulsion d’une alliance entre néolibéraux et conservateurs, s’enfonce dans une dérive où la Commission, dirigée par Ursula von der Leyen, impose un agenda marqué par le libre-échange, la déréglementation et une soumission croissante aux pressions trumpistes. Les accords commerciaux négociés dans l’opacité, comme ceux conclus avec le Mercosur, les États-Unis, l’Inde ou l’Australie, fragilisent les économies européennes en exposant les agriculteurs et les industries à une concurrence déloyale, tout en affaiblissant les normes sociales et environnementales. Pire, ces traités, souvent adoptés contre l’avis des parlements nationaux, accentuent la dépendance énergétique et militaire de l’Europe, réduisant les États membres à des variables d’ajustement au service des multinationales.
Cette orientation s’accompagne d’attaques inédites contre les souverainetés nationales, à travers des projets comme l’Union des marchés de capitaux, qui vise à priver les gouvernements de toute capacité à légiférer en matière financière, ou encore le 28ᵉ régime européen, inspiré du modèle du Delaware, permettant aux entreprises de contourner les droits nationaux en matière fiscale, sociale et juridique. Ces initiatives, portées par des règlements européens s’imposant directement sans transposition nationale, illustrent une volonté de démanteler les protections collectives au profit d’une logique de dumping fiscal et social, tout en marginalisant les parlements et les citoyens.




