La rareté croissante de l’eau, exacerbée par le dérèglement climatique, impose des arbitrages urgents entre ses multiples usages — agriculture, consommation humaine, énergie, industrie ou préservation des écosystèmes —, alors que les conflits d’accès se multiplient, comme en témoigne l’effondrement du glacier du Rhône, qui menace de polariser les tensions entre la France et la Suisse, mais aussi entre les régions françaises elles-mêmes. Face à cette réalité, la Gauche Républicaine et Socialiste refuse la facilitation des mégabassines, l’abandon des zones humides ou la pollution des puits de captage, et prône une gestion publique de l’eau par des régies, afin de garantir son accès universel tout en modernisant les réseaux et en luttant contre les fuites. Par ailleurs, la prévention des pollutions, qu’elles soient industrielles, agricoles ou liées aux PFAS, exige un plan de recherche ambitieux, une surveillance sanitaire renforcée et une mobilisation des acteurs économiques, tandis que l’adaptation aux catastrophes naturelles, de plus en plus fréquentes et coûteuses, passe par des solutions naturelles comme les « villes éponges » ou une planification territoriale intégrée, combinant prévention, protection des populations et préservation des sites.




