communiqué de la Gauche Républicaine et Socialiste – dimanche 18 octobre 2016, 14h00
Des combats justes, des revendications légitimes. Des jeunes qui demandent simplement de pouvoir étudier dans de bonnes conditions. Des salariés qui veulent vivre dignement de leur travail, remplir leur réservoir et leur caddie sans avoir à compter chaque euro.
Hier, ces revendications légitimes, portées par des manifestants en très grande majorité pacifistes, ont été effacées, médiatiquement et politiquement, par ceux qui profitent de cette colère légitime pour piller, vandaliser et incendier.
Le Gouvernement a voulu minimiser l’ampleur de la contestation sociale. Il n’a pas pris la mesure de la situation ni mobilisé les moyens nécessaires au maintien de l’ordre.
Il est temps de rétablir l’ordre républicain.
Dans notre République, le droit de manifester est une liberté fondamentale. Le Gouvernement a échoué à garantir cette liberté, après avoir laissé faire, voire encouragé des réponses disproportionnées de la part des forces de l’ordre.
Mais cette stratégie du pourrissement ne justifiera jamais qu’on se livre aux pillages, aux menaces de mort, aux violences et à l’incendie de nos bâtiments publics et de nos mairies !
La République ne peut céder devant ceux qui s’en prennent à ses institutions, à ses symboles et à ses agents. Ils devront être appréhendés, jugés et punis à la hauteur de leurs délits et de leurs crimes.
Nous ne devrions pas choisir entre la justice sociale et l’ordre républicain.
Nous revendiquons les deux.
Derrière ces violences, que nous condamnons avec la plus grande fermeté, des salariés, des commerçants ont perdu leur outil de travail, et des citoyens ont été privés des services publics dont ils ont tant besoin.
Nous réaffirmons notre soutien aux revendications, qui étaient légitimes hier et qui le restent aujourd’hui. Le mouvement social doit pouvoir continuer, l’exécutif doit enfin l’entendre et négocier avec les forces vives de la Nation, au premiers rang desquelles la jeunesse et les syndicats de salariés, pour y répondre.




