Universités de la Gauche Républicaine les 21 et 22 novembre à Marseille

La Gauche républicaine & socialiste, Les Radicaux de Gauche, République & Socialisme et Nos Causes Communes prennent acte de la situation sanitaire.

Nous décidons collectivement d’annuler la tenue de nos Universités de la

Gauche Républicaine les 21 et 22 novembre à Marseille.

Nous organiserons les UGR aux mêmes dates, en ligne. Les évènements

seront diffusés en direct depuis Facebook, Twitter et Youtube.

Nous annoncerons bientôt le programme et les intervenants.

La Bolivie a de nouveau le Morales !

Dimanche se tenaient les élections générales boliviennes dont le résultat a été sans appel. Le peuple bolivien s’est exprimé très majoritairement en faveur du Mouvement vers le socialisme (MAS). Les enseignements de cette élection et de la crise qui l’a précédée sont nombreux, et illustrent comment la presse conventionnelle peut, elle aussi, participer à la diffusion de « fake news » en vue de déstabiliser un régime démocratique.

Pour comprendre la complexité de cette crise, nous devons revenir sur la précédente élection, en octobre 2019. Afin d’effectuer un mandat supplémentaire, Evo Morales, alors président, avait modifié la Constitution. Si cette décision était critiquable, elle avait tout de même été menée démocratiquement dans le respect de l’Etat de droit.

La loi électorale bolivienne prévoit qu’un candidat peut être élu dès le premier s’il dépasse 50% des suffrages exprimés, ou bien s’il dépasse 40% avec plus de 10 points d’avance sur son concurrent le plus proche. Toujours au-dessus de 40% mais toujours en-dessous de 50%, Evo Morales a vu son avance dépasser les 10 points en fin de soirée électorale. Les résultats se sont nettement accrus en sa faveur en fin de soirée en raison de l’arrivée tardive des procès-verbaux des bureaux de vote des zones montagneuses et forestières, extrêmement favorables au MAS.

Toutefois, les opposants ont refusé de reconnaître ces résultats et ont accusé le président sortant de fraude électorale. Deux phénomènes se sont alors déclenchés et nourris l’un l’autre : l’affolement médiatique, et la déstabilisation diplomatique. Les médias institutionnels, y compris la presse française, ont pris pour argent comptant et sans les remettre en question les accusations infondées de l’opposition bolivienne. Les Etats-Unis et leurs alliés se sont empressés de profiter de la situation pour attaquer un régime qui ne leur était pas favorable. Lâché par l’armée et la police, Evo Morales a dû alors fuir le pays pour éviter un sort funeste.

La bourgeoisie bolivienne s’est alors lancée dans une furie contre-révolutionnaire fort peu démocratique : humiliation publique d’élus du MAS, chasses et ratonnades organisées par l’armée la police et les ligues d’extrême-droite de partisans du MAS, proclamation d’un gouvernement de transition en dehors de toute mesure parlementaire légitime. Sûre de son triomphe, elle préparait alors l’après : l’alignement sur le modèle capitaliste libéral pro-américain. La diplomatie bolivienne a tourné sa casaque, et s’est aligné sur la diplomatie de Donald Trump. Les privatisations des secteurs de la rente minière ont été lancées, et la destruction du modèle économique interventionniste bolivien a été entamée. Dans le même temps, la justice bolivienne a été dirigée toute entière contre Evo Morales, l’empêchant de se représenter. Les préparatifs d’une nouvelle élection pour draper le nouveau régime d’une légitimité démocratique qui lui faisait cruellement défaut ont été lancés.

A mesure que l’absurdité des accusations de fraude se révélait, et qu’il apparaissait de plus en plus clair que nous avions assisté ni plus ni moins à un putsch organisé par l’armée et la bourgeoisie bolivienne avec le soutien d’une puissance étrangère et l’approbation presque unanime de la presse dite progressiste, du New York Times au Monde, le peuple bolivien a montré des signes de résistance à cette prise de pouvoir. Les enquêtes d’opinion ont montré un soutien toujours grandissant au MAS, dont la dissolution, réclamée par les putschistes, n’était plus possible sans provoquer un soulèvement général.

Il faut comprendre le séparatisme et le mépris social et racial considérable de la bourgeoisie bolivienne pour saisir les tenants et les aboutissants de ce putsch. La Bolivie est un des pays d’Amérique latine où la part des amérindiens et des métis est la plus élevée. La bourgeoisie, héritière du système colonial, fait preuve d’un racisme bruyant et retentissant pour légitimer ses privilèges de classe : les amérindiens seraient sales, impurs, fainéants, violents, etc. Le mécanisme de racialisation de la question sociale pour éluder celle-ci est poussé à son paroxysme : en raison de critères ethniques présentés comme essentiels voire génétique, les amérindiens seraient indignes de posséder les richesses et les moyens de production. La politique socialiste et redistributive du MAS a radicalisé la bourgeoisie bolivienne et l’a conduit à appuyer un coup d’Etat grossier.

Le jeu de dupe n’a pas résisté à la mobilisation du peuple bolivien. Non seulement le candidat du MAS, Luis Acre, a remporté l’élection dès le premier tour, mais il a gagné près de 10 points par rapport à Evo Morales en octobre 2019 et obtient 54%. Le candidat des putschistes d’extrême-droite n’a obtenu que 14% des suffrages. Dans les régions où le rapport farfelu de l’opposition quant aux fraudes alléguées prétendait voir des résultats anormalement élevés pour Evo Morales, le MAS passe de 91 à 97% des suffrages. Les résultats préliminaires semblent montrer que le MAS, malgré l’entièreté de l’appareil d’Etat mobilisé contre lui, obtient la majorité absolue dans les deux chambres législatives.

L’élection de Luis Acre, figure extrêmement populaire, n’est pas surprenante. Ministre de l’économie d’Evo Morales, il incarnait le « miracle économique bolivien ». Contrairement à ce que préconise le modèle de pensée unique libérale promu par le FMI, il a refusé de privatiser le secteur minier et organisé un pilotage de l’économie par l’Etat, dans le but de redistribuer les richesses produites et d’empêcher un monopole étranger sur les ressources du pays. Le PIB de la Bolivie a quadruplé et le taux de pauvreté a été divisé par deux. La Bolivie démontrait qu’un autre modèle de développement, plus juste, moins inégalitaire, moins impérialiste, était possible. On peut y voir une des raisons de la mobilisation américaine contre le régime d’Evo Morales.

Le soutien de l’Union Européenne et de la presse institutionnelle à sa destitution, et le fait qu’elles aient massivement colporté des informations erronées, non vérifiées et qui sont apparues ridiculement fausse devrait pousser ces acteurs à reconsidérer les leçons de morale dans lesquels elles se drapent quant aux « fake news ».

La Gauche Républicaine et Socialiste se réjouit de la victoire de Luis Acre, et apporte tout son soutien au gouvernement légitime dans la sortie de cette période troublée, où la démocratie a failli être confisquée non dans le silence, mais dans l’approbation générale.

Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : nous devons plus que jamais être unis face à la barbarie

Un professeur d’Histoire a été assassiné puis décapité vendredi en pleine rue à Conflans-Sainte-Honorine par un fanatique islamiste qui lui reprochait d’avoir montré en classe les caricatures de Mahomet à l’occasion d’un cours sur la liberté d’expression.

Nous n’avons pas de mots assez forts pour exprimer l’horreur que nous inspire cet acte ignoble et nous adressons nos condoléances à ses proches, ses collègues, ses élèves et sa famille. À travers ce professeur, c’est l’école républicaine son rôle d’éveil des conscience, l’apprentissage de l’esprit critique, la laïcité, la liberté d’expression, qui sont visés. C’est une volonté de nous terroriser pour qu’aucun citoyen n’ose plus réagir devant l’inacceptable et orienter les contenus scolaires pour faire triompher l’obscurantisme.

Nous ne pouvons cependant en rester là : la République doit être forte et rassembler les Français dans ce moment d’intense émotion et de tristesse.

La Gauche Républicaine et Socialiste propose donc à l’ensemble des forces politiques et sociales attachées aux valeurs de la République de demander ensemble l’organisation d’une journée de deuil national, qui doit être un hommage à la victime et à l’ensemble du corps enseignant qui a la charge de transmette les principes républicains à notre jeunesse.

Nous demandons aussi à la rentrée l’organisation d’une minute de silence dans tous les établissements scolaires, suivis d’échanges et de débats dans toutes les classes pour qu’au-delà de l’émotion la force de la Raison reprenne pleinement ses droits.

Enfin, il est essentiel que l’éducation Nationale soit d’une grande attention et d’une vigilance sans faille pour soutenir et accompagner tous les enseignants qui peuvent être mis en cause, menacés, placés sous pression au regard de leur enseignement.

Plus que jamais nous ne devons rien céder aux fanatismes religieux et au terrorisme islamiste.

Veolia-Suez : une fusion négative

Une profonde transformation du paysage des entreprises du secteur de l’eau, des déchets et de l’économie circulaire est en cours. C’est un secteur clef pour notre souveraineté nationale et pour la vie quotidienne de nos concitoyens. Or cette transformation s’est jouée en quelques jours dans un Monopoly capitalistique, face auquel la puissance publique s’est montrée impuissante.

Cette situation est d’autant plus inacceptable que l’État détient 23,64 % du capital d’ENGIE et 34,3 % des droits de vote théoriques. L’intervention et la vigilance publique étaient d’autant plus nécessaires que les activités concernées impactent la gestion de Biens Communs.

Voilà des mois que Bruno Le Maire est moqué sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #BrunoDemande ; la parole de l’État en matière industrielle a donc atteint un niveau de démonétisation terminale : ses admonestations à ne pas se précipiter dans cette affaire, tout en en soutenant de manière contradictoire l’intérêt, ont donc fini « en eau de boudin » : les instances d’ENGIE ont fini par accéder à l’exigence de VEOLIA avec le soutien des représentants CFDT. Cette démonétisation est d’autant plus dramatique que la parole du ministre de l’économie fut tout au long des négociations sapée par celle de l’Élysée. C’est la conséquence d’un déséquilibre institutionnel donnant plus de pouvoir à un fonctionnaire au cabinet présidentiel qu’à un ministre, qu’on avait déjà observé lorsque le secrétaire général adjoint Macron sapait les efforts du ministre Montebourg sur le dossier des hauts fourneaux.

Le rachat de Suez par Veolia aboutira de fait en France à la constitution d’un grand monopole privé dans la gestion de l’eau et des déchets. Or, s’il y a situation de monopole – surtout dans ce secteur –, celui-ci doit être public. Et si tel n’était pas le cas, il était préférable qu’il existe une concurrence saine entre entreprises françaises capables d’organiser une stimulation positive plutôt qu’une compétition destructrice.

Mais plus encore, la logique qui sous-tend le projet de Veolia conduira à court et moyen termes à l’introduction d’opérateurs étrangers qui occuperont l’espace de la libre concurrence. Tous les exemples précédents démontrent que cela aboutit à un accroissement significatif de la pénétration des entreprises étrangères en France. Cela ne sera pas sans conséquences négatives sur nos recettes fiscales, sur l’emploi et les conditions sociales des salariés français de ces entreprises et enfin sur la maîtrise technologique et la Recherche & Développement (car Veolia pour respecter les règles de la concurrence se séparera d’une partie des activités de Suez à l’international qui avait permis à cette société de construire des coopérations mondiales dans ce domaine).

Toute cette affaire pose donc une grave question de souveraineté nationale :

  • d’une part, une pénétration accrue de notre marché par des sociétés étrangères ;
  • d’autre part, et paradoxalement, une mise à mal des synergies qu’ont su construire Veolia et Suez entre activités nationales et internationales, en particulier en matière de développement technologique.

Ce regroupement aura des conséquences négatives pour l’emploi, que ce soit pour les fonctions « support » nationales ou régionales mais aussi dans les agences locales.

Il fait enfin porter un risque important sur la nécessaire diversité des solutions à mettre en œuvre dans le domaine de l’économie circulaire, où un modèle unique pourrait s’imposer, en choisissant de privilégier un modèle hyper-mécanisé et spécialisé, plutôt que de le faire cohabiter avec des centres locaux, plus diffus, plus mixtes mais dont le spectre des produits traités est plus large. Or ce sont des choix majeurs sur le chemin pour engager la transition écologique, pour favoriser l’emploi et les compétences, et pour soutenir le développement local.

La Gauche Républicaine et Socialiste exprime donc son opposition à l’absorption de Suez par Veolia. Elle défend l’idée qu’il ne saurait être possible d’imposer un monopole privé sur la gestion de l’eau et des déchets, tout monopole en ces matières ne pouvant être que public. Enfin elle promeut le retour à une véritable politique industrielle de la France, totalement abandonnée depuis 2014, qui seule peut stopper la désindustrialisation, permettre les relocalisations et engager notre pays vers des stratégies d’avenir en lien avec la nécessaire transition écologique. Il sera du devoir du prochain gouvernement de gauche de nationaliser le nouveau groupe, dans le cadre d’une stratégie offensive de reconquête industrielle.

Chili : les héritiers de Pinochet sombrent dans la répression

Fin 2019, le gouvernement chilien de Sebastian Piñera avait connu des semaines de mobilisation populaire contre l’augmentation du prix des transports publics. L’opposition à la décision du gouvernement avait évolué en une contestation généralisée du régime issu du compromis de 1989, entre partisans de Pinochet et démocrates. Face aux millions de manifestants qui ne reculaient pas devant la répression – qui avait entraîné une vingtaine de morts – le gouvernement n’avait eu d’autre choix que de céder et d’accorder un référendum constitutionnel.

Dimanche 25 octobre, les Chiliens exerceront leur souveraineté et voteront pour décider si une nouvelle constitution doit être adoptée, et le cas échéant si elle doit être proposée par une assemblée constituante ou par une commission mixte composée pour partie de membres du Parlement actuel. La constitution en vigueur, rédigée sous la dictature du général Pinochet, laisse peu de droits aux citoyens et grave dans le marbre les principes néolibéraux des Chicago Boys, les économistes américains qui soutenaient et conseillaient Pinochet et ont appauvri le peuple chilien.

La contestation populaire contre cet héritage de la dictature ne faiblit pas, et les enquêtes d’opinion indiquent un soutien massif au changement de constitution. Face à ce moment démocratique et populaire qui rappelle, dans une certaine mesure, la période d’espérance qui avait accompagné le gouvernement d’Union Populaire de Salvador Allende, le pouvoir et la bourgeoisie chiliens ont conservé des relents répressifs violemment anti démocratiques. La police chilienne s’en prend aux manifestants avec une violence intensive, en témoigne la photographie du manifestant de 16 ans gisant au sol qui circule dans les médias et sur les réseaux sociaux, et qui accentue la contestation d’un gouvernement qui n’a plus aucune légitimité populaire.

La Gauche Républicaine et Socialiste apporte son soutien aux manifestants chiliens et condamne la réponse répressive donnée par le gouvernement Piñera.

1989 le courage d’un Peuple, 2020 les devoirs d’une Nation !

Pour les 30 ans de la réunification allemande, rendons hommage au courage d’un peuple, les Allemands de l’Est, qui ont, par leurs manifestations pacifiques, alors que la police les frappaient et les interpellaient, renversé un régime dictatorial et le mur de Berlin. C’est grâce à leur détermination, le 9 octobre 1989 à Leipzig, que le régime tomba, et qu’ils purent enfin retrouver leur libre souveraineté et voter en mars 1990 pour un Parlement chargé de négocier la réunification.

Le 9 octobre 1989, 70 000 personnes manifestent en criant : « Wir sind das Volk ! » (« Nous sommes le peuple ! »)

Ce n’est pas Helmut Kohl, ce n’est pas Ronald Reagan, ce n’est pas François Mitterrand qui ont rendu possible l’événement dont nous commémorons le trentième anniversaire, c’est un peuple en révolte, peuple à qui l’on fera les années suivantes un bien mauvais sort.

Cette réunification a créé un Etat puissant, prospère, certains diront hégémonique en Europe. Qu’ils se rappellent des leçons de son histoire. L’Allemagne n’a jamais bien fini lorsque elle a voulu dominer sans partage.

C’est l’enjeu de la décennie qui vient pour ce pays de tourner le dos aux séductions d’un nouveau nationalisme radical, meurtrier même, mais aussi de comprendre ses responsabilités face aux déséquilibres de son mercantilisme et les conséquences sociales de ses excédents. L’Allemagne peut être un moteur positif si elle retrouve les valeurs de son économie sociale de marché, la cogestion, le progrès social avant les critères budgétaires, la solidarité avant l’égoïsme.

Depuis bientôt vingt ans que nous partageons la même monnaie, le spectre traumatique de l’inflation n’a jamais été aussi loin : que l’Allemagne, en Europe, assume son devoir de consommateur en dernier ressort, pour réduire ses excédents vis à vis de ses partenaires, en augmentant le volume de ses importations. Alors elle pourra inspirer des débats féconds dans d’autres pays sur la force de son parlementarisme jusque dans les régions, sur l’équilibre entre les pouvoirs, sur l’absence de violence policière.

Le chemin vers la réunification a permis à cette Nation d’apprendre la valeur de la démocratie. Qu’elle lui inspire le respect pour toutes les autres Nations d’Europe y compris lorsque leur volonté souveraine ne coïncide pas avec ses volontés.

Un être humain, à 30 ans, est dans le bel âge où l’adulte mûrit, et devient plus conscient de ses devoirs.

Bienvenue à l’Allemagne réunifiée en ses 30 ans.

Déclaration du collectif d’Animation National

Après avoir consulté l’ensemble des formations politiques de gauche et écologistes, constaté les résultats des élections sénatoriales, la GRS appelle au rassemblement le plus large dès le premier tour des élections départementales et régionales.

Les différences programmatiques sur les sujets locaux entre nos formations ne justifient en rien un éparpillement qui mènerait immanquablement à la défaite collective.


Dans cette logique nous appelons le Parti Communiste Français, Europe Ecologie-Les Verts, Génération.s, le Parti Socialiste, La France Insoumise, Les Radicaux De Gauche, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, Place Publique, Ensemble, le Parti Radical de Gauche, Génération Écologie, République et Socialisme et Gauche Démocratique et Sociale à constituer un nouveau front populaire pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques, créer une puissante force de gauche contre le macronisme et ses alliés, contre la droite et pour faire reculer l’extrême droite.

Adopté par le Collectif d’Animation National de la Gauche Républicaine et Socialiste le 28 septembre 2020.

PLF 2021 : Flagrant déni de réalité!

Le gouvernement vient de rendre public son Projet de Loi de Finances pour l’année 2021. Celui-ci a tout d’un déni de réalité : alors que l’épidémie repart de plus belle et que les plus grandes incertitudes pèsent sur l’avenir à court terme de l’économie française, Bruno Le Maire table sans vergogne sur une croissance de 8% en 2021, et sur un retour à la situation de 2019 dès 2022. Par son action de circonstances que n’organise aucune vision d’ensemble ou projet d’envergure, le gouvernement du Président Macron cherche à cacher qu’il navigue à vue.

La Gauche Républicaine et Socialiste dénonce ce projet qui n’est qu’un plan sur la comète et ne propose aucune véritable mesure de relance, pourtant si nécessaire à notre pays. L’annonce allègrement mise en avant de la baisse des impôts ne doit pas faire illusion : elle implique la destruction du service public et la sape du droit du travail.

La France a besoin d’un grand plan de relance et d’une cohérence budgétaire qui soient à la hauteur des enjeux de cette crise, et pas d’une politique uniquement destinée à offrir un boulevard à un néo-libéralisme cauchemardesque libéré de toute entrave. Nous devons mener une politique de retour des compétences sur le territoire national, notamment dans le domaine médical, et à une réindustrialisation déterminée et intelligente du pays, qui ne viserait pas à une hypothétique autarcie, mais bien à son indépendance.

La Gauche Républicaine et Socialiste a bâti ce plan depuis déjà plusieurs mois : ses militants le soutiennent et le diffusent autant que possible. Sa réalisation par un gouvernement issu du nouveau front populaire que nous appelons de nos vœux serait enfin une chance de redresser la France.