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Les actualités de la Gauche Républicaine et Socialiste

  • « La France a encore des choses à faire et à dire ! Nous pouvons étonner le monde ! » Emmanuel Maurel sur LCI

    « La France a encore des choses à faire et à dire ! Nous pouvons étonner le monde ! » Emmanuel Maurel sur LCI

    Interrogé lundi 21 septembre 2026 à 10h00 par les journalistes de LCI, Emmanuel Maurel a pu présenter ses réponses d’urgence pour soulager les Français·es et une vision à moyen terme pour une électrification massive du pays, qui doit s’accompagner d’un effort d’investissement rassemblant nos compatriotes et les générations.

    Il a rappelé que l’exercice d’une primaire ne doit pas être l’occasion de s’envoyer à la figure des punchlines, mais de proposer un vrai projet. Il convient également de rassembler la gauche autour d’un projet d’avenir si l’on veut gagner.

    Emmanuel Maurel ne confond pas certains dirigeants politiques de LFI avec leurs électeurs : le sujet n’est pas LFI ou pas, mais comment on répond aux attentes des Français·es ! Investir dans l’avenir et défendre le monde du travail !

  • « Présenter aux Français·es nos propositions, pas nos querelles », Emmanuel Maurel sur Public Sénat

    « Présenter aux Français·es nos propositions, pas nos querelles », Emmanuel Maurel sur Public Sénat

    Emmanuel Maurel, candidat à la primaire de la Gauche socialiste, était l’invité de Public Sénat ce lundi 21 septembre 2026 à 8h.

    Interrogé par Oriane Mancini de Public Sénat et Stéphane Vernay du quotidien régional Ouest-France, il a rappelé les raisons de sa candidature, sa conviction que la gauche était en capacité de battre l’extrême droite pour peu qu’elle présente des propositions qui intéressent réellement nos concitoyens. Au-delà des mesures d’urgence, Emmanuel Maurel souhaite également que ces primaires soient l’occasion pour lui de présenter un véritable projet de société à nos compatriotes, le chemin pour changer de système et redresser la France et sa place en Europe et dans le monde.

    Cela implique non de se définir par rapport aux autres, mais d’abord et avant tout d’exposer nos propositions, ce que nous défendons : les Français·es ne s’intéressent pas aux vaines querelles.

  • Les gauches allemandes doivent s’accorder sur une alternative commune à l’extrême droite

    Les gauches allemandes doivent s’accorder sur une alternative commune à l’extrême droite

    communiqué de presse de la Gauche Républicaine et Socialiste – dimanche 20 septembre 2026, 20h50

    La Remontada de Manuela Schwesig (SPD) a évité le pire mais ne parvient pas à freiner l’AFD en Mecklembourg-Poméranie occidentale. La victoire de Elif Eralp (Linke) à Berlin sur le logement et la vie chère montre la voie.

    Aujourd’hui 20 septembre 2026, deux régions votaient en Allemagne, après le choc des élections du 6 septembre en Saxe Anhalt.
    Rappelons le contexte : la coalition gouvernementale Droite (CDU-CSU) et SPD est impopulaire. Le chancelier Merz bat tous les records historiques d’impopularité. La coalition n’a plus dans les sondages que le soutien de 30% des votants.

    L’extrême droite AFD s’est établie comme premier parti d’Allemagne à 28% dans les sondages nationaux.
    En Saxe Anhalt, elle a atteint 43% le 6 septembre dernier et manqué de 3 sièges seulement la majorité absolue au parlement régional.
    Suite à ce choc, les voix tant à droite qu’à gauche se sont multipliées pour exiger un changement des directions des deux partis. Merz pourrait perdre son poste.

    Au Mecklembourg Poméranie occidentale, la présidente du Land s’appuyait sur un bilan correct de sa coalition avec les Linke et une forte popularité personnelle. Donnée pourtant à 8 points de retard au printemps dernier, elle a construit sa remontée à 36% sur son nom comme rempart à l’AFD, et une politique centrée sur les enjeux matériels : logement, vie chère, sécurité des personnes. Le candidat local de l’AFD, contrairement à Sigmund en Saxe-Anhalt, n’a jamais émergé. Son score à 38% est ainsi le témoignage de la profondeur d’une colère et d’un divorce de classes sociales entières en Allemagne d’avec la démocratie sociale.
    Cette polarisation a coûté beaucoup à la CDU, qui devrait disparaitre d’un parlement régional pour la première fois depuis 1949, aux verts, et affaibli les Linke (6,5%).

    À Berlin, la coalition CDU-SPD a été affaiblie par de nombreux scandales. Le maire sortant a dû renoncer à se représenter et le candidat SPD est mis en cause dans une affaire de financement illégal.
    L’AFD a un temps causé la surprise dans la capitale, région la plus à gauche d’Allemagne, en étant en tête des sondages.
    Mais depuis, les Linke, avec une campagne centrée sur le coût du logement, la recommunalisation de l’habitat, et la lutte contre la vie chère, est repassée en tête.
    Elif Eralp, la candidate des Linke, est comparée à Mamdani à New York. Avec 26%, elle arrive ainsi largement en tête.
    Les Verts à 15% semblent en mesure de depasser l’AFD (13,5%), récupérant une partie de l’électorat déçu par le SPD (12%).
    La CDU donne l’illusion d’avoir résisté à 20% et pourrait espérer garder la mairie en coalition avec les verts et le SPD. Ces deux partis cependant commettraient selon nous un suicide politique en refusant une coalition avec les Linke, et en reconduisant peu ou prou une coalition discréditée.

    Les résultats confirment deux réalités politiques que nous décrivons depuis des années :

    1. La personnalisation seule ne permet pas de compenser des déséquilibres structurels profonds et des crises sociales laissées sans réponses depuis une décennie.
      Manuela Schwesig a échoué. Elle a certes obtenu un vote utile affaiblissant ses potentiels alliés à gauche, mais cela ne suffit pas pour battre l’extrême droite. Le SPD est comptable des profondes crises du modèle social allemand et du divorce des classes populaires. Pour s’opposer, il faut des contenus radicalement différents.
    2. Les Linke berlinois n’ont pas joué la popularité personnelle de Elif Eralp, relativement inconnue, et réalisent pourtant un score bien supérieur aux sondages. La campagne concentrée sur le logement, la vie chère, a convaincu 26% des Berlinois. Les Linke n’ont pas mis en avant la guerre culturelle, les enjeux communautaires, mais les enjeux matériels. Elif Eralp le dit ce soir « nous allons bâtir un Berlin meilleur, que l’on peut se payer ! »
    3. C’est la recette pour battre l’extrême droite. Les enjeux sont d’abord matériels.

    La Gauche Républicaine et Socialiste a conscience de l’ampleur des transformations à mener pour rétablir la promesse de la République Sociale, seule à même de nous protéger des guerres civiles et de l’appauvrissement. Elle appelle toute la gauche, en France et en Europe à se mobiliser enfin.

    Le chancelier Merz refuse ce soir dans un discours surprise de démissionner. Le fait qu’il ressente le besoin de prononcer un tel discours en ce sens est déjà le signe que ses jours à la Chancellerie sont comptés.

    La facture de dix ans de paradigmes fallacieux, de mercantilisme socialement injuste et violent, est présentée aux deux anciens partis de masse, CDU/CSU et SPD.

    Nous restons convaincus que le choix est encore possible entre un tournant social et humaniste, ou la bascule autoritaire. Nous devons prendre les bonnes décisions pour éviter cette dernière.

  • Passionnément républicain, résolument socialiste

    Passionnément républicain, résolument socialiste

    La primaire de la gauche socialiste est lancée.

    Emmanuel Maurel est candidat pour porter une voix singulière, à gauche, sur la France et en Europe, pour proposer une vision politique aux Français·es : une gauche en 3D – Démondialisation, Démarchandisation, Démocratisation. Passionnément républicain, résolument socialiste, nous sommes convaincus qu’avec lui une gauche authentique, crédible, et qui tire les leçons des erreurs du passé, peut convaincre une majorité de Français·es et battre la droite et l’extrême droite.

    Nous croyons en la force de notre idéal commun : celui de la République laïque, démocratique et sociale. L’aspiration à l’égalité n’a pas disparu. Le besoin de fraternité est plus impérieux que jamais. Face à l’individualisme-roi qui isole, à la société du tout-marché qui écrase, à la pulsion consumériste qui avilit, nous répondons par le primat de la solidarité, l’autorité de l’Etat et l’instauration d’une République écologique. Face à la montée du racisme et de l’antisémitisme, des obscurantismes et des complotismes, nous opposons l’émancipation des citoyens par la laïcité, l’éducation, la science et la raison.

    Nous nous battons pour enrayer le déclin de la France et financer les investissements qui permettront d’ouvrir un nouveau cycle de prospérité en réindustrialisant le pays. Nous nous battons pour défendre le monde du travail, car les salariés de ce pays, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires ont été brutalisés pendant dix ans et c’est en s’appuyant sur eux que nous redresserons le pays.

    Nous avons besoin de votre soutien et de votre énergie.

  • « La gauche doit réhabiliter la lenteur, l’attention aux êtres et la beauté… » Emmanuel Maurel, candidat à la primaire de la gauche socialiste dans le Nouvel Obs

    « La gauche doit réhabiliter la lenteur, l’attention aux êtres et la beauté… » Emmanuel Maurel, candidat à la primaire de la gauche socialiste dans le Nouvel Obs

    Le député du Val-d’Oise, fondateur de la Gauche républicaine et socialiste, détaille auprès du Nouvel Obs son projet.
    Propos recueillis par Rémy Dodet, publié le mardi 15 septembre 2026 à 17h00

    Les candidats à la primaire sociale-démocrate avaient jusqu’à ce mardi 15 septembre pour se faire connaître. Le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure, les députés socialistes Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal ont annoncé leur intention d’y participer. Emmanuel Maurel n’est pas le plus connu, mais il sera bien présent sur l’affiche du scrutin, dont le 1er tour est prévu les 9-10 octobre et le 2nd les 16-17 octobre. Cette ancienne figure de l’aile gauche du PS, un temps proche du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, préside la petite formation Gauche républicaine et socialiste (GRS).
    Député du Val-d’Oise, il détaille au Nouvel Obs ses propositions.

    Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj, Philippe Brun. Cette primaire compte déjà cinq candidats… Qu’est-ce qui justifie votre candidature ?

    Emmanuel Maurel- Je considère que je porte une voix singulière, pour la gauche, en France et en Europe. Et vous allez le voir à l’occasion de ce débat qui, j’en suis sûr, va intéresser les Français. Je pars d’une analyse rationnelle. Un pôle de radicalité à gauche s’est constitué, dont je ne partage pas tous les mots d’ordre. Sa stratégie, la polarisation maximale, peut entraîner au premier tour, mais elle comporte un risque majeur : perdre de façon spectaculaire au second. Par ailleurs, je considère que les macronistes ne peuvent pas gagner l’élection présidentielle, en raison de leur bilan économique, social et financier catastrophique. J’ai longtemps été militant du Parti socialiste et le parti que j’ai fondé avec Marie-Noëlle Lienemann s’appelle la Gauche républicaine et socialiste. Je me retrouve naturellement dans le camp républicain et socialiste. Ce camp organise une primaire. J’ai jugé pertinent d’être candidat.

    François Ruffin aurait-il dû pouvoir y participer ?

    Il y a quatre ans, dans votre journal, François Ruffin a dit lui-même qu’il était « social-démocrate ». Il a eu la dent très dure contre le Parti socialiste, c’est vrai. Il n’empêche qu’il appartient à notre famille, héritière des Lumières et du mouvement ouvrier. Ce que j’aimerais, c’est que tout le monde, y compris François Ruffin, explique en quoi cette primaire est une opportunité formidable à saisir pour faire revivre la grande famille de la gauche réformiste. Je fais le pari qu’un candidat de la gauche socialiste, crédible, authentique, qui a tiré les leçons des erreurs du passé, peut répondre aux colères et aux inquiétudes de nos concitoyens, se qualifier au deuxième tour et battre le Rassemblement national.

    Aujourd’hui, dans les sondages, Raphaël Glucksmann, candidat le plus avancé de la famille sociale-démocrate, semble encore loin du second tour. Jean-Luc Mélenchon lui en est tout proche…

    Les Français ont à la fois besoin de rupture et de rassemblement. De rupture avec la politique menée depuis dix ans, avec un certain modèle de développement qui débouche sur des impasses graves : le réchauffement climatique, le capitalisme du tout-jetable, la société du tout-marché, l’individualisme roi. Notre pays est à fleur de peau, toujours plus polarisé. Mais je sens chez les Français une aspiration à l’unité et au sursaut. Je suis agréablement surpris par le succès du film « la Bataille de Gaulle ». Les plus de 5 millions de Français qui l’ont vu, généralement, ce sont des parents avec leurs enfants, des grands-parents avec leurs petits-enfants. Ce sont des gens de droite et des gens de gauche. Evidemment, je ne vais pas faire de comparaison historique, mais j’y vois la preuve que nos compatriotes, même plein de colère et de doute, ne sont pas pour autant résignés. La France peut s’en sortir pour peu qu’elle se rassemble autour d’un projet mobilisateur et d’une grande idée qui la dépasse. La gauche doit être au rendez-vous de ce sursaut français.

    Vous avancez dans cette primaire trois grandes idées : démondialiser, démarchandiser, démocratiser… C’est un peu vaste, non ?

    Bien sûr, un candidat à la présidentielle doit répondre aux urgences de la vie quotidienne, les prix, les salaires… Mais je crois que pour emmener le peuple français, il faut lui proposer un projet de société et je veux donc présenter un autre modèle de développement. Il faut en finir avec la mondialisation libérale. On en voit les limites depuis le Covid-19. Nous sommes trop dépendants de l’extérieur, et notamment du Sud-Est asiatique. La priorité est de relocaliser la production. Pas seulement pour des raisons économiques. Mais aussi parce que la mondialisation participe de la catastrophe écologique.

    Un jean, par exemple, peut avoir fait des dizaines de milliers de kilomètres, conçu à tel endroit, teint dans un autre, marketé ailleurs, tout ça en ayant consommé des quantités d’eau astronomiques, alors qu’en France une filière textile est en train de se reconstituer, qui fabrique des jeans de qualité et qui vont durer bien plus longtemps. Les consommateurs, et plus seulement les bourgeois, se détournent de la fast-fashion et veulent faire confiance à une industrie 100% française, respectueuse des normes et des salariés.

    Vous appelez aussi à « démarchandiser » la société…
    Qu’entendez-vous par là ?

    Un candidat de gauche doit dire clairement qu’il n’accepte pas la société du tout-marché. Ça vaut pour des choses très simples : les services publics, les transports, l’eau… Mais, au-delà, c’est le lien social que nous devons soustraire aux règles du marché. Pourquoi ne déciderait-on pas que les Ehpad sortent du privé et soient pris en charge à 100% par la collectivité ? Il faut fixer des limites. Cela vaut aussi pour l’environnement et la biodiversité. Le grand botaniste Francis Hallé proposait de reconstituer une forêt primaire en Europe de l’Ouest. Je suis favorable à cette idée. On pourrait décider de laisser une plus grande partie du territoire national en libre évolution, sans intervention humaine, ou sous statut de « protection forte ».

    Démarchandiser, c’est aussi protéger nos enfants des incursions du marché dans leur vie intime. Nous travaillons gratuitement pour les Gafam [Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft] en les laissant exploiter nos données personnelles. Nos vies, dans ce qu’elles ont de plus sensible, sont d’une certaine façon privatisées pour faire des profits. Il nous faut des mesures fortes de régulation. Par exemple, un couvre-feu numérique pour les mineurs : on coupe les réseaux entre 22 heures et 6 heures. Regardez ce qui se passe avec Meta [maison-mère de Facebook et Instagram], récemment condamné : la puissance publique peut demander des comptes aux plateformes, se battre contre le caractère addictif des algorithmes des réseaux sociaux, les réguler, voire les interdire. C’est un enjeu de santé publique. De manière générale, je trouve qu’on n’analyse pas assez les mutations du capitalisme d’aujourd’hui.

    C’est-à-dire ?

    Nous vivons dans un monde hyperstressant, brutal, angoissant. La société du « scroll » et du « swipe », ça crée des catastrophes, en termes de santé mentale par exemple. Je pense qu’un authentique projet de gauche doit réhabiliter des choses aussi banales que la lenteur, l’attention aux êtres, au vivant, à la beauté… Une attention qui n’est pas compatible avec l’accélération permanente de ce turbo-capitalisme dont l’économie numérique est le meilleur représentant. Cela peut paraître utopique ou décalé, mais je crois que c’est fondamental.

    La gauche a-t-elle bien saisi ces nouveaux enjeux ? On a l’impression qu’elle est surtout en défense des acquis sociaux arrachés durant les Trente Glorieuses…

    Il faut voir la violence de l’offensive qu’on s’est pris dans la tête ! À la fin des années 1980, il y a eu un développement, anarchique, rapide, violent du capitalisme financier transnational. Nous, les socialistes, on raisonnait plutôt dans l’espace national avec des compromis sociaux. Nos repères traditionnels, les frontières, les normes, les règles, tout a été bouleversé. Il faut s’adapter à cette révolution. Mais je pense que oui, il y a encore beaucoup de choses à défendre. Et ce ne sont pas des combats archaïques. Dans cette campagne, une de mes priorités sera de défendre le monde du travail. Revenir sur les ordonnances Macron et sur la loi El Khomri, rétablir la hiérarchie des normes pour que l’accord de branche soit plus favorable que l’accord d’entreprise, réfléchir à une nouvelle organisation du travail, dans le privé mais aussi dans la fonction publique, au management d’aujourd’hui, tout ça doit faire partie du combat socialiste.

    Les finances de la France sont dans le rouge. Bercy a revu ses prévisions de croissance à la baisse, à 0,5%… Comment retrouver des marges de manœuvre ?

    C’est vrai que la situation économique et financière est mauvaise. Et pourtant, il est urgent d’investir ! Je propose un grand plan d’investissements sur l’électrification, la décarbonation, la revitalisation industrielle dans tous les territoires et l’indépendance militaire. Pour le financer, je propose que les Français y participent directement par le biais d’un grand emprunt populaire. Je pense notamment à la « grande transmission », ces 9000 milliards d’euros qui seront transmis en héritage d’ici à 2040. Je pense aussi à l’épargne des Français, soit 6 500 milliards d’euros. Je suis favorable à des idées comme celles de la « taxe Zucman » ou d’une contribution supplémentaire des méga-héritages, parce qu’il faut corriger les inégalités de patrimoines et que cela procure des recettes. Mais se contenter de ça ne suffit pas. Il faut une logique différente. Ce que je propose avec ce grand emprunt national, c’est un pacte entre générations. Si vous êtes un senior, que vous avez 70 ans et de l’épargne, vous pouvez participer au sursaut français et préparer un autre pays pour vos enfants et vos petits-enfants. C’est de la bonne dette, qui sert à investir, et c’est de la dette relocalisée, détenue par des Français pour des projets français. Les grands emprunts marchent à l’étranger. Ça peut fonctionner chez nous !

    En 2019, vous étiez élu au Parlement européen sur la liste de La France insoumise.
    Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, vous siégez au Palais-Bourbon avec les communistes au sein du groupe Gauche démocrate et républicain (GDR).
    Quand et pourquoi avez-vous rompu avec les insoumis ?

    J’ai fait un pari. J’ai cru que Jean-Luc Mélenchon serait le nouveau François Mitterrand, le rassembleur d’une gauche populaire et républicaine. Et je l’ai cru sincèrement, comme beaucoup d’électeurs de gauche. Et puis, sur les fondamentaux républicains, la Laïcité, l’universalisme, il s’est éloigné de ce qu’il a toujours dit dans sa vie. Le populisme de gauche était un pari intéressant d’un point de vue théorique. Mais cela a abouti à une polarisation et à une forme de maximalisme qui ne permettent pas de rassembler la majorité. Les insoumis ont aussi un travers que je trouve insupportable : si tu n’es pas d’accord avec eux, tu es d’extrême droite. À force, c’est épuisant.

    L’alliance avec LFI, rejetée par Raphaël Glucksmann, risque encore de fracturer le PS. Faut-il rompre définitivement avec ce mouvement ?

    Dire « jamais » n’a pas de sens. D’après mon expérience, tous ceux qui le font sont généralement démentis par les faits. Il y a une réalité électorale : l’électorat de gauche est très unitaire parce qu’il sait que notre combat commun, c’est contre l’extrême droite et pour une société plus juste et plus fraternelle. On l’a vu en 2024, il ne faut pas le négliger. Moi, je respecte les électeurs et les militants insoumis. En revanche, il m’arrive de m’interroger sur leur absence de réaction quand leur leader en vient à faire des jeux de mots avec des noms à consonance juive. Je trouve ça terrifiant. Cela dit, j’espère que les débats de la primaire ne vont pas tourner autour de la question LFI. Il n’y a rien de plus absurde que de dire : « On est la gauche non-mélenchoniste. »
    Les électeurs veulent savoir ce qu’on pense nous-mêmes et connaître nos propositions.

  • Allemagne : l’extrême-droite néonazie dirigera la Saxe-Anhalt

    Allemagne : l’extrême-droite néonazie dirigera la Saxe-Anhalt

    communiqué de presse de la GRS – dimanche 6 septembre 2026, 21h30

    L’extrême-droite allemande remporte l’élection au Land de Saxe-Anhalt. Depuis des années, la progression de l’AfD, une extrême droite clairement alignée sur les néo-nazis, semble irrésistible, mais en réalité rien de sérieux n’a été fait pour l’arrêter. Ce soir, elle peut revendiquer le gouvernement du Land de Saxe-Anhalt, une première depuis 1945. La participation record révèle un rejet massif des partis démocratiques par la classe ouvrière et moyenne, mais aussi par la jeunesse, qui subissent l’austérité et le déclassement.

    C’est une catastrophe politique.

    Il y a des raisons nationales à cette situation politique mais l’extrême droite progresse partout en Europe, notamment à mesure que les modèles nationaux de protection et de cohésion sociales sont peu à peu détruits. La France est aujourd’hui directement menacée pour les mêmes raisons et nous n’avons cessé d’alerter sur la catastrophe patiemment construite par les gouvernements de droite et sociaux libéraux qui se sont succédés depuis 2002. Face aux solutions régressives, racistes autoritaires, les réponses classiques néolibérales, libre-échangistes et antisociales sont totalement disqualifiées.

    La Gauche Républicaine et Socialiste est convaincue que seule l’affirmation d’une gauche socialiste qui s’assume peut créer les conditions du rassemblement nécessaire des Françaises et des Français, au monde du travail.

    Nous devons collectivement sortir du déni de réalité.

    C’est le seul chemin pour battre l’extrême droite en 2027 : offrir une vision pour reconstruire la cohésion nationale et l’égalité républicaine, fondées sur un nouveau modèle de développement. Il y a urgence.

  • Emmanuel Maurel candidat à la primaire de la gauche socialiste

    Emmanuel Maurel candidat à la primaire de la gauche socialiste

    Emmanuel Maurel a déclaré sa candidature à la primaire de la #gauche socialiste ce matin. Un projet fort pour une #gaucheen3d qui a une vision pour la France et les Français•es !

    Lien pour rejoindre le comité de soutien👇

  • La Gauche Républicaine et Socialiste participera à la primaire de gauche

    La Gauche Républicaine et Socialiste participera à la primaire de gauche

    communiqué de presse – mercredi 26 août 2026 – 13h20

    La Gauche Républicaine et Socialiste participera à la primaire de la gauche initiée par le Parti Socialiste et Place publique.

    L’élection présidentielle n’est pas jouée d’avance. La victoire de l’extrême droite n’est pas inéluctable. Seule une gauche authentique, crédible, ayant tiré les leçons du passé, peut aider au redressement de la France.

    En nous engageant dans cette primaire, nous avons l’ambition d’être utiles.

    Utiles à notre pays, d’abord, qui traverse un moment grave où le chaos du monde et la violence du système économique s’ajoutent à la catastrophe écologique et climatique.

    Utiles à celles et ceux que nous voulons représenter, les classes populaires et moyennes, qui ont payé un lourd tribut à dix ans de macronisme et qui s’inquiètent légitimement pour l’avenir de leurs enfants.

    Utiles à la gauche enfin, qui n’est pas condamnée à faire moins de 30 % des voix à chaque élection nationale.

    Nous nous engageons parce que nous croyons en la force de notre idéal commun, celui de la République démocratique, laïque et sociale.

    L’aspiration à l’égalité n’a pas disparu. Le besoin de fraternité est plus impérieux que jamais.

    Face à l’individualisme-roi qui isole, à la société du tout marché qui écrase, à la pulsion consumériste qui avilit, nous répondons par la promotion des services publics, l’intervention de l’État dans l’économie, la défense des droits et des salaires du monde du travail, le primat de la solidarité, et l’instauration d’une République écologique.

    Face à la montée du racisme et de l’antisémitisme, au retour des obscurantismes et des complotismes, nous opposons l’émancipation des citoyens par la laïcité, l’éducation, la science et la raison.

    Confrontés aux bouleversements géopolitiques, aux impérialismes, aux guerres commerciales et à l’échec de la mondialisation libérale, nous voulons une France indépendante qui se donne les moyens de recouvrer sa souveraineté industrielle, agricole et technologique.

    Cette primaire de la gauche doit être l’occasion d’un débat sérieux pour porter ces ambitions et dessiner, ensemble, le nouveau visage d’une France juste et rassemblée dont la voix singulière continue d’étonner l’Europe et le monde.

  • Incendies de l’été 2026 : solidarité, reconnaissance et devoir d’anticipation

    Incendies de l’été 2026 : solidarité, reconnaissance et devoir d’anticipation

    communiqué de presse de la Gauche Républicaine et Socialiste, mardi 28 juillet 2026, 11h15

    La Gauche républicaine et socialiste exprime et renouvelle son soutien le plus total aux populations touchées par les terribles incendies des derniers jours et heures en Gironde, dans les Landes, dans le Var et en Corse.

    Nous adressons toute notre solidarité aux familles sinistrées, aux personnes évacuées, aux agriculteurs, aux entreprises et à toutes celles et ceux dont la vie est bouleversée par cette catastrophe.

    Nous saluons avec une profonde reconnaissance le courage et le combat remarquable des sapeurs-pompiers qui affrontent des conditions d’une extrême difficulté pour protéger les vies humaines, les habitations et notre patrimoine naturel.

    Leur engagement force le respect, la reconnaissance et l’admiration de la Nation.

    Nous tenons également à saluer la formidable solidarité et à remercier l’ensemble des agents de l’État, des collectivités territoriales et des services publics mobilisés : militaires et agents de la sécurité civile, forces de sécurité intérieure, agents de l’Office national des forêts, services préfectoraux, personnels des communes, départements et régions, professionnels de santé, associations agréées, ainsi que les élus locaux qui assurent, souvent dans l’urgence, la protection et l’accompagnement des habitants.

    Ces événements rappellent tragiquement que la France est désormais confrontée à un risque d’incendies d’une ampleur nouvelle.

    Le changement climatique, l’allongement des périodes de sécheresse, les épisodes de chaleur extrême et l’évolution de la végétation imposent de revoir durablement notre niveau de préparation.

    La France dispose déjà d’un modèle de sécurité civile reconnu en Europe et dans le monde, et nos capacités aériennes dans le domaine de la lutte contre les incendies sont loin d’être négligeables.

    Mais l’intensification des phénomènes climatiques exige désormais un changement d’échelle que les gouvernements d’Emmanuel Macron n’ont pas su organiser.

    Cette crise révèle, à l’instar de la crise Covid, les failles de l’impréparation et l’absence de planification de l’Etat autant que le sacrifice des politiques publiques écologiques sur l’autel des arbitrages budgétaires.

    Nous devons donc tirer collectivement les leçons de l’été 2026 afin de bâtir une stratégie nationale renouvelée d’adaptation aux feux de forêt et de végétation.

    La Gauche républicaine et socialiste appelle ainsi à :

    • renforcer durablement les moyens techniques et humains des SDIS, de la Sécurité civile, de l’ONF et des services de l’État ; à l’encontre des coupes budgétaires dramatiques des dernières années.
    • accélérer le renouvellement et l’augmentation des capacités aériennes de lutte contre les incendies ainsi que des moyens terrestres et de détection précoce ;
    • développer et confirmer une politique ambitieuse de prévention, de débroussaillement, d’aménagement forestier et de protection des interfaces entre espaces naturels et zones habitées ;
    • soutenir financièrement les collectivités confrontées à ces risques croissants et accompagner les territoires sinistrés dans leur reconstruction ;
    • inscrire l’adaptation au changement climatique au cœur des politiques publiques, en complément indispensable des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Face à ces défis, notre pays ne peut se contenter de réagir dans l’urgence. Il doit investir, anticiper et planifier.

  • À Grenoble, la censure et l’intimidation ne passeront pas

    À Grenoble, la censure et l’intimidation ne passeront pas

    communiqué de presse de la Gauche Républicaine et Socialiste le lundi 20 juillet 2026, à 20h30

    La Gauche Républicaine et Socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par un groupe de militants se réclamant de la cause palestinienne. Empêcher une artiste de se produire, intimider le public et substituer la pression militante au débat démocratique constituent une atteinte grave aux libertés publiques.

    Nous condamnons avec une égale détermination le fait que Barbara Butch ait été désignée comme cible en raison de sa confession juive. Si cette motivation est confirmée, il s’agit d’un acte antisémite qui appelle une réponse politique et judiciaire sans ambiguïté. Rien, absolument rien, ne saurait justifier que des Français soient pris pour cible en raison de leur religion réelle ou supposée.

    La défense des droits du peuple palestinien est une cause politique légitime lorsqu’elle s’inscrit dans le respect du droit international, de la paix et des principes universels. Mais elle est déshonorée lorsqu’elle sert de prétexte à la haine des Juifs, à la désignation d’ennemis intérieurs ou à la censure d’artistes. Ceux qui confondent solidarité avec un peuple et stigmatisation d’une communauté rendent un très mauvais service à la cause qu’ils prétendent défendre.

    Depuis plusieurs années, nous assistons à la montée d’une logique de censure, d’intimidation et de confrontation identitaire qui menace la République. Des groupes minoritaires prétendent décider qui a le droit de parler, de chanter, de créer ou de débattre. Cette logique est incompatible avec la liberté d’expression, la liberté de création et l’universalisme républicain.

    La Gauche Républicaine et Socialiste refuse toutes les assignations identitaires. Nous refusons que des citoyens soient réduits à leur origine, à leur religion ou à leur appartenance supposée. Nous refusons que la vie culturelle soit soumise aux injonctions de groupes de pression. Nous refusons que les conflits internationaux soient importés sur notre sol au point d’opposer les Français les uns aux autres.

    Notre pays a besoin de davantage de République, pas de davantage de communautarisme. Il a besoin de laïcité, non comme instrument d’exclusion, mais comme principe d’émancipation garantissant à chacun la même liberté et la même dignité. Il a besoin de l’universalisme, qui reconnaît chaque personne comme un citoyen libre et égal, et non comme le représentant d’une identité.

    Nous apportons notre soutien à Barbara Butch, aux organisateurs et au public. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur ces événements et que leurs auteurs répondent de leurs actes.

    La gauche républicaine ne cédera ni devant les fanatismes religieux, ni devant les extrémismes politiques, ni devant les entrepreneurs de haine. Elle continuera de défendre la liberté, la laïcité, l’universalisme et la fraternité républicaine contre tous ceux qui cherchent à les faire reculer.

    Face aux censeurs, nous choisissons la liberté.

    Face aux haines, nous choisissons la République.

Nous avons besoin de vous !

Quelles que soient vos compétences, si vous touchez votre bille en droit, en bricolage, si vous aimez écrire, si vous êtes créatif… vous pouvez prendre part à des actions et ateliers près de chez vous ou encore nous envoyer vos vidéos, vos dessins pour des affiches etc.