Sortie de crise: Le Retrait comme préalable.

Avec ce projet de contre reforme des retraites, le président et le gouvernement d’Édouard Philippe agissent comme des comptables aux ordres des intérêts financiers et des fonds de pension.

Ils agitent l’équilibre budgétaire comme un totem et non plus comme un outil au service d’une idée qui fait partie des piliers de la nation : La répartition et la solidarité inter générationnelle.

Cette volonté d’effacer l’histoire et les conquêtes sociales, qui ont toujours profité à l’ensemble des travailleurs, est manifeste d’une techno-caste qui veut soumettre un peuple aux diktats des marchés.

Rien dans ce projet, dans la philosophie qui le sous-tend ne peux être amendé ou discuté.

C’est pourquoi, en responsabilité et dans le rôle qui est le sien, la Gauche Républicaine et Socialiste pose comme préalable à toute reprise des discussions le retrait dans son intégralité du projet et se positionne sans ambiguïté comme soutien des travailleurs et des syndicats dans la lutte sociale qui est engagée.

Après le retrait viendra le temps des propositions, et même si les solutions sont nombreuses, on peut d’ores et déjà avancer cette idée simple :

Osons l’augmentation des salaires !

Augmenter les salaires c’est non seulement relancer la consommation, les recettes de l’État en TVA, mais aussi augmenter les cotisations des caisses sociales. C’est donc un moyen pérenne de financement des retraites.

Elections en Grande-Bretagne : malheur à l’ambiguïté, triomphe du “take back control”

Les électeurs britanniques se sont prononcé le jeudi 12 décembre, le verdict est sans appel. Loin de regretter le Brexit, ils ont voté majoritairement pour le parti qui promettait de le réaliser sans délais. Le Parti Conservateur obtient ainsi sa plus grande majorité depuis Margaret Thatcher.

Le Parti Travailliste de Jeremy Corbyn, qui avait axé sa campagne sur le sauvetage de la NHS, la sécurité sociale britannique en grand danger après des années d’austérité, s’effondre. Le Labour obtient son pire score depuis près d’un siècle. Le mur rouge, ensemble de villes populaires du nord de l’Angleterre qui va de Liverpool à Hull qui formait un bloc travailliste depuis le début du XXème siècle, s’effrite sérieusement. De fait, la quasi-totalité des pertes travaillistes se font dans ces terres qui ont largement soutenu le Brexit en 2016. Des circonscriptions symboliques, comme celle de Tony Blair ou d’autres qui votaient pour le Labour depuis la Première Guerre Mondiale, passent aux conservateurs. Les travaillistes paient de ne pas avoir su saisir l’aspiration populaire de souveraineté.

En 2017, Jeremy Corbyn avait pourtant surpris les commentateurs. Son programme innovateur et très axé sur la question sociale avait fait remonter le Labour et avait coûté aux conservateurs leur majorité. Cependant, en 2017, Jeremy Corbyn appelait à respecter le vote des Britanniques sur le Brexit. Cette fois, il proposait un nouveau référendum, cédant aux sirènes des démocratosceptiques qui jugent que quand le peuple vote mal, il faut le faire revoter, ou se passer de son avis. Jeremy Corbyn avait sorti son parti du social-libéralisme. Il n’a pas pu ou voulu le faire rentrer dans le camp de la souveraineté pourtant chère aux catégories populaires qu’il souhaite défendre. En d’autres mots, le social ne saurait se passer de la souveraineté.

Sa tolérance coupable envers les éléments communautaristes d’une part et antisémites d’autre part, du parti travailliste, a aussi contribué à éloigner Jeremy Corbyn du pouvoir. Ce n’est pas en fédérant les communautés de manière ambiguë ni en ignorant les aspirations populaires que la gauche pourra espérer revenir au pouvoir, malgré toutes les mesures sociales qu’elle pourrait promettre.

En Ecosse, les indépendantistes raflent la mise et obtiennent 48 sièges sur 59. La question d’un second référendum d’indépendance semble inéluctable. Les libéraux-démocrates, parti néolibéral totalement opposé au Brexit, perdent leur cheffe, battue par un indépendantiste. En Ecosse aussi, c’est l’aspiration à la souveraineté qui a d’abord motivé les électeurs. En Irlande du Nord, pour la première fois depuis les accords paix, les républicains, avec neuf sièges, devancent les unionistes, réduits à huit sièges, et battent même le chef du DUP.

Après l’échec de Theresa May, d’aucuns pariaient que Boris Johnson serait le plus court Premier ministre de l’histoire du Royaume-Uni. Il vient de donner une leçon politique magistrale à tous ceux qui remettent en cause les référendums. La clarté et le respect de la souveraineté ont payé. Les Britanniques ont voté pour le Brexit.

Toutefois, l’après-Brexit se prépare déjà. Les conservateurs s’apprêtent à faire subir au pays une énième cure d’austérité, avec les voix des électeurs populaires. Dans la préface du livre de Thomas Frank Pourquoi les pauvres votent à droite, Serge Halimi expliquait que la force de Nicolas Sarkozy était d’avoir fait appliquer le programme du MEDEF avec les électeurs de Georges Marchais. Le parti travailliste, en abandonnant les aspirations démocratiques des déclassés britanniques, permet à Boris Johnson de réaliser la même opération. Le respect et la promotion de la souveraineté populaire doivent redevenir des orientations cardinales pour la gauche. C’est à la marginalité qu’elle se condamne si elle ne retrouve pas le sens du peuple.

Retraite, rémunération des enseignants… Le gouvernement entre désinvolture et mépris.

La réforme des retraites envisagée par le gouvernement se traduira par une détérioration de la situation sociale des françaises et ses français, contrairement à ce que la propagande gouvernementale cherche à faire croire ; elle aura pour conséquence un recul social sans précédent.

Les enseignants font partie de ceux qui ont le plus à perdre avec cette réforme.

La baisse inouïe de la pension des professeurs prévue par le gouvernement sur la base du rapport Delevoye, un tiers en moins en moyenne par rapport à aujourd’hui , entre -300 et -900 € selon les personnes, aurait un impact important à plusieurs niveaux.

D’une part sur le niveau de vie des enseignants. Ces derniers, déjà parmi les moins bien payés en Europe, toucheraient désormais des retraites absolument dévaluées .

Les professeurs, qui sont censés être des cadres A de la fonction publique n’en touchent pas le salaire ; cette situation était jusque-là compensée notamment par des pensions correctes . Or, avec le nouveau système, les enseignants , qui font des études longues et qui commencent à exercer leur métier après un niveau bac+5 validé et la passation d’un concours, qui débutent donc entre 23 ans pour les plus jeunes et 27 ou 28 ans, devront travailler, sur la base des 43 annuités annoncées, jusqu’à l’âge de 66 ans minimum voire 69, 70, 71 ans, pour espérer toucher une retraite à taux plein qui serait désormais bien inférieure à 2000€ par mois. Pour ceux qui « craqueraient » vers 65 ans, la perspective serait de toucher une pension bien inférieure à 1500€. Face à des classes de 30 enfants ou adolescents , dont la gestion est loin d’être de tout repos, comment à de tels âges envisager de continuer à exercer ces métiers dans de bonnes conditions ? Le gouvernement et le président de la république, un peu gênés, ont bien conscience du problème…mais n’annoncent rien de concret ! Monsieur Macron a juste indiqué très vaguement lors de son discours de Rodez que peut-être les enseignants pourraient finir leur carrière dans les rectorats par exemple… Est-ce vraiment sérieux ?… M. Macron envisage que des dizaines de milliers d’enseignants atterrissent dans les rectorats pour leurs dernières années de vie professionnelle, pour faire quoi ? Mystère…L’improvisation de ces réponses tient vraiment de l’amateurisme !

La baisse des pensions des professeurs, d’autre part, conjuguée à ce recul de l’âge de départ à la retraite, ne va pas améliorer le problème d’attractivité du métier qui est une réalité grandissante à l’heure où les concours de recrutement des enseignants n’arrivent plus déjà à faire le plein dans plusieurs disciplines. Ce qui a pour effet une hausse importante du nombre de contractuels qui ne sont pas formés avant de se retrouver devant des classes. Cela a donc un impact sur la qualité même du système scolaire français. Embêtant à l’heure où les chiffres du classement PISA sont abondamment commentés.

Face à cette situation, les enseignants attendaient des déclarations de la part de leur ministre, Jean-Michel Blanquer. Ils peuvent encore attendre. Celui-ci, sur France Inter, mardi matin, n’a fait que botter en touche.

Il a commencé par annoncer une revalorisation pour les enseignants et par s’engager sur le fait que les professeurs ne seraient pas perdants avec cette réforme.

Pour éviter une perte moyenne de 500 € par mois sur les retraites des enseignants, que propose donc le ministre ? :

« On ne peut pas annoncer un chiffre comme cela… » a-t-il d’abord prétendu. Cela fait pourtant deux ans qu’il se dit « conscient » du problème du pouvoir d’achat des enseignants dont le point d’indice est gelé depuis une dizaine d’années comme celui de tous les fonctionnaires …mais pour l’instant s’avancer sur un chiffre est encore trop tôt…les enseignants apprécieront.

Mais finalement au fil de l’interview le chiffre de 400 millions d’€ de revalorisation à partir de l’année 2021 finit par sortir…

400 millions. Par an. Pour 900 000 enseignants. Ce qui fait 444 euros par an pour chaque enseignant. Soit 37 euros par mois. Cela change tout en effet. Mais les enseignants ne doivent surtout pas céder à l’euphorie de cette annonce… Le ministre corrige en effet tout de suite : ce ne sera pas vraiment une revalorisation salariale mais plutôt une revalorisation de primes que ne toucheront donc pas tous les enseignants… !

Cerise sur le gâteau qui demandera confirmation, BFM TV affirme avoir eu vent de ce qui serait proposé aux enseignants par leur ministre : pas de revalorisation envisagée sans contreparties. La piste envisagée serait bien celle de primes distribuées par exemple à ceux des enseignants qui accepteraient de muter très fréquemment ou seraient versées en récompense de missions supplémentaires… quant au président de la république, il envisagerait notamment toujours comme levier la réduction du nombre de jours de vacances des enseignants ainsi que l’allongement de leur nombre d’heures de service… Bref, c’est ce qui s’appelle jouer au pompier pyromane !

Le premier ministre Édouard Philippe , enfin, a pris la parole aujourd’hui mercredi : beaucoup de flou encore ! Le niveau des pensions des enseignants serait «sanctuarisé». Qu’est-ce à dire ? Va-t-on vers une revalorisation de 500€ ? «Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions» des enseignants, ajoute le premier ministre, «nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021», a-t-il également assuré. Pour garantir les retraites des enseignants des annonces sur des primes accordées à une partie d’entre eux seulement, à la marge, ou une augmentation de 37€ par mois évidemment non seulement ne suffiraient pas mais seraient perçus comme des provocations.

La Gauche Républicaine et Socialiste est solidaire des enseignants qui méritent considération et juste rémunération pour leur travail et leur niveau de qualification. Nous demandons solennellement au Président de la république de ne pas sacrifier l’école publique et ses enseignants à l’hôtel de cette réforme des retraites qui ne serait qu’un recul social de plus.

Une mobilisation nationale en pleine forme avant les annonces de Philippe

Après le lancement réussi de la mobilisation contre la réforme régressive des retraites le jeudi 5 décembre le mouvement social a confirmé aujourd’hui sa détermination et sa force dans toutes les grandes et moyennes villes du pays.

Les manifestants
comme les grévistes s’inscrivent dans une bataille qui peut durer,
avec la conscience de participer à un mouvement de masse face à un
gouvernement radicalement néolibéral.

La mobilisation de
jeudi est d’ores et déjà dans les têtes. Les routiers ont d’ores
et déjà annoncé des actions lundi. Le combat pour l’avenir de nos
retraites continue.

La Gauche
Républicaine et Socialiste se tient aux côtés des organisations
syndicales pour les prochains grands rendez-vous de manifestation .

L’excès d’assurances du Commissaire Delevoye

Les français ont appris lundi les liens d’intérêt du Commissaire Delevoye avec le monde de l’assurance. Une simple erreur, rectifiée le jour même de la révélation par son auteur qui estime avoir un commis un oubli par omission, les experts apprécieront la formule.

Ce dernier se targue pourtant de porter une réforme des retraites qui assure la pérennité du système par répartition.

En réalité nous savons qu’il n’en est rien. La réception en grandes pompes et en secret de la société américaine Blackrock à L’Élysée ces derniers temps à achevé de nous renseigner sur les véritables desseins du gouvernement et du Président : servir les intérêts de la finance et de l’assurance privée en facilitant la capitalisation par la baisse drastique des pensions.

Delevoye est par ailleurs un faussaire du dialogue social à l’image de son gouvernement. Il avait promis en 2003 une amélioration des retraites aux agriculteurs, là encore des promesses sans lendemain.

La seule solution pour arrêter ce funeste projet gouvernemental est de se mobiliser en grève et manifestation aujourd’hui dans toute la France.

Droit dans ses bottes, Édouard Philippe maintient et accélère le calendrier de la réforme des retraites : le bras-de-fer est engagé

Alors que le gouvernement devait s’exprimer au plus tôt sur le projet de réforme des retraites en milieu de semaine prochaine, celui-ci a été contraint par la très forte journée de grève du 5 décembre et par sa poursuite dans certains secteurs, notamment des transports, de prendre la parole dès aujourd’hui.

Les salarié.e.s du public comme du privé ont en effet été massivement en grève hier, avec des taux de grévistes avoisinant les 45 % dans la seule Fonction publique d’État, 61,4 % à la SNCF, 43,9 % à EDF et plus de 70 % chez les enseignant.e.s, pour ne citer qu’elles et eux. Par ailleurs, la manifestation d’hier a réuni plus de 1 500 000 personnes dans toute la France.

Bien que cette conférence de presse improvisée en catastrophe traduise un premier signe de crainte face au mouvement social, le premier ministre est resté droit dans ses bottes, en tentant toujours de mener en bateau nos concitoyennes et concitoyens sur le projet de réforme des retraites. Ainsi, alors que les grands principes de la réforme sont décidés depuis des mois, c’est-à-dire un régime de retraites par point impliquant une baisse générale des pensions et un report de l’âge de départ à la retraite, et malgré l’opposition grandissante de la population et des organisations syndicales, Edouard Philippe tente de faire croire que le projet sera débattu dans les prochaines semaines.

Cette prise de parole a été aussi l’occasion pour le premier ministre de jouer la carte de la division entre les salarié.e.s, tentant de démobiliser les secteurs les plus en pointe dans le mouvement les 5 et 6 décembre, en s’attaquant une fois de plus aux régimes spéciaux de retraite de la SNCF et de la RATP. Par ailleurs, en s’adressant aux enseignant.e.s pour leur promettre faussement une revalorisation de leur traitement, alors que le point d’indice est gelé depuis 2010, Edouard Philippe a finalement confirmé leurs craintes en avouant que cette réforme entraînera une forte baisse de leurs pensions.

Il nous paraît nécessaire d’apporter plusieurs contradictions supplémentaires au Premier ministre :

 1.   Diviser les Français en attaquant les « privilèges » des salariés de la RATP et de la SNCF :

Les agents de la RATP et de la SNCF sont injustement mis en cause sur leur « régimes spéciaux ». on souligne l’âge de départ en retraite à 52 ans à la RATP et la SNCF, en oubliant volontairement de signaler qu’il s’agit des seuls agents d’exploitation et de conduite, est que cet âge est de 57 ans pour les métiers de la maintenance de la RATP (train, bus) et 62 ans, comme dans le privé, pour les personnels administratifs. Ces âges restent néanmoins théoriques, un conducteur de la SNCF doit avoir réalisé au moins 17 ans de service « actif » dans la maison et cumulé 43 annuités (pour tous ceux nés après 1973), comme dans le privé, pour partir avec un taux plein. Les agents partent, dans les faits, de plus en plus en tard. Par ailleurs, faute de pouvoir remplir toutes les conditions de la retraite à taux plein, beaucoup acceptent de partir avec une décote sur leur pension. En 2017, c’était le cas de 30 % des agents de la SNCF et de 18 % de ceux de la RATP, contre 15 % des fonctionnaires et 10 % des salariés du privé. Le montant des pensions des salariés des « régimes spéciaux » est également pointé du doigt, en particulier par la Cour des Comptes qui affirme qu’il serait nettement supérieur aux retraites des fonctionnaires, en ne prenant en compte que les seuls salariés ayant une carrière complète. Or si l’on prend en compte l’ensemble des salariés de ces entreprises, on se retrouve très proche du niveau de la fonction publique. On repassera donc pour les « privilèges » indus dont bénéficieraient ces salariés. Les déficits de ses régimes spéciaux est en réalité la conséquence d’une politique malthusienne de ces entreprises en terme d’emploi. Au demeurant, elles rencontrent de graves difficultés aujourd’hui à recruter (et le changement récent de statut de la SNCF ne va pas améliorer la situation) au regard des faibles rémunérations et de la disparition prévue des quelques avantages dont bénéficiaient ces salariés en compensation des salaires et des conditions de travail et d’astreinte contraignantes.
Les salariés de la RATP et de la SNCF font au contraire preuve d’une grande solidarité avec l’ensemble des salariés de notre pays, qu’ils soient du privé ou du public, car ils ont exprimé depuis longtemps par la voix de leurs représentants syndicaux qu’ils ne se battaient pas pour le maintien exclusif de leurs régimes de retraite. Ainsi, ils ont récusé par avance toute proposition de leur appliquer quelque « clause du grand-père » (n’appliquer les nouvelles règles qu’aux nouveaux embauchés)
qu’elle soit version Delevoye ou version Philippe (les propos du premier ministre cet après-midi semblent moins généreux que ceux du Haut Commissaire). En effet, étant pleinement conscient du rapport de force dont ils disposent avec une capacité de blocage des déplacements, ils ont déjà expliqué que leur engagement visait le rejet de la retraite par point pour tous, donc à mettre au service de tous les salariés français leur « arme sociale » pour tenter de faire reculer le gouvernement.

 2.   Les annonces sur les enseignants et fonctionnaires sont mensongères :

En effet, passer d’un calcul du niveau de pension en tenant compte des 6 derniers mois de rémunération au régime par point entraînera forcément une baisse des pensions, puisque

     c’est l’ensemble de la carrière qui sera prise en compte. Le gouvernement peut faire miroiter toutes les revalorisations possible et imaginable, aucune ne serait en mesure de compenser les dégâts du système proposée par Emmanuel Macron et son gouvernement – sauf à ce qu’elles soient massives, qu’elles rattrapent voire dépassent tous les …retards sur les autres enseignants d’Europe occidentale…
La réalité c’est que les rémunérations de nos enseignant.e.s sont en soi indécentes au regard de la fonction et du rôle qu’ils accomplissent au service de la société et leur pensions de retraites également. La revalorisation des enseignant.e.s est donc une absolue nécessité qui ne saurait être traitée au détour du dossier des retraites parce que le gouvernement s’est rendu compte qu’il s’est placé dans une impasse politique et sociale.
Le raisonnement sur les dégât du dispositif proposé par le gouvernement vaut pour les autres fonctionnaires ; passer des 6 derniers mois à la retraite par point prenant toute la carrière, entraînera forcément une baisse des pensions, même en tenant compte des primes qui ne l’étaient pas jusqu’ici…

 3.   Il faut le marteler, la « retraite par point » serait une régression pour tou.te.s :

Le raisonnement tenu pour les fonctionnaires est comparable, dans une moindre mesure cependant, pour les salarié.e.s du privé : passer des 25 meilleures années à l’ensemble de la carrière dans un système de retraite par point survalorisera les années où ces salarié.e.s auront eu une carrière hachée et/ou moins payée… On voit évidemment ce que cela signifie comme dégâts pour les femmes – malgré toute la communication du gouvernement – qui ont des carrières plus hachées…
En réalité, la retraite par point ne vise qu’à satisfaire deux objectifs purement idéologiques des Libéraux :

 a)   Limiter les dépenses publiques en soi et pour cela permettre une éventuelle baisse de la valeur du point pour maintenir les retraites à un niveau de 14% comme cela semble être l’objectif du gouvernement. En Suède, le point a baissé… On a bien vu ce que le gouvernement a fait du paritarisme avec l’assurance chômage, c’est Bercy qui a la main en dernier recours, c’est ce qui se passera pour les Retraites…

 b)   La baisse du niveau général des pensions de retraites vise à ouvrir plus largement des marges de manœuvres pour les grandes entreprises d’assurance privées afin de développer les produits de retraites par capitalisation, vers lesquels nos concitoyens qui le pourraient encore seraient finalement contraints de se tourner pour compenser cette baisse attendue de revenu. C’est ainsi qu’il faut comprendre les récentes décisions visant à faciliter la création de fonds de pension en France. Ainsi le discours gouvernemental qui veut nous faire croire que cette réforme vise à sauver la retraite par répartition est totalement éventé.



En toute logique, les organisations syndicales, très loin d’être convaincues par la parole gouvernementale, et revendiquant toujours le retrait de ce projet de réforme des retraites, ont appelé à la poursuite du mouvement de grève avec une nouvelle journée de mobilisation le mardi 10 décembre.

Amplifions la mobilisation tous ensemble le 10 décembre !

Après le succès populaire du 5, amplifions la mobilisation tous ensemble le 10 décembre !

De l’avis de tous les observateurs, de l’aveu même du gouvernement la mobilisation sociale du 5 décembre est un véritable succès populaire.

Salariés, retraités, étudiants et fonctionnaires se sont rassemblés massivement malgré les obstacles, la précarisation des vies et le discours culpabilisant du régime.

La grève a aussi été très suivie, notamment dans le secteur public, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreuses années.

La riposte du peuple français est à la hauteur de l’attaque et peut encore demain s’amplifier. Le soutien de 7 français sur 10 en témoigne. Les attaques du gouvernement contre le modèle social français concernent tout le monde et toutes les générations.

La Gauche Républicaine et Socialiste se tient aux côtés des organisations syndicales pour participer à la journée du 10 décembre afin d’obtenir le retrait de la réforme des retraites à points. Il appartient au gouvernement d’ouvrir de véritables négociations et d’entendre l’exaspération sociale des français.

Westhoffen : La haine ne fait pas grève !

La Gauche Républicaine et Socialiste fait part de son indignation à propos de la profanation antisémite dont le cimetière juif de Westhoffen a été la cible. La haine des Juifs nous révolte et nous oblige à être plus que jamais vigilant face à la recrudescence d’actes antisémites dont sont victimes les citoyens français juifs ou considérés comme tels.

Cet acte ignoble est une meurtrissure particulière pour la gauche, puisque Léon Blum lui-même est originaire de ce village. Même dans la mort, l’homme du Front Populaire est la cible de l’antisémitisme qui lui valut insultes et menaces toute sa vie.

Nous exprimons notre plus vive solidarité aux Français de confession juive, et leur apportons notre soutien dans cette nouvelle épreuve.

En réaction à l’attaque antimusulmane de Bayonne et à cette profanation antisémite, nous appelons à une lutte sans relâche contre tous les racismes et toutes les haines

Communiqué de Presse , 1 million de signataires pour 1 référendum

Le Conseil Constitutionnel vient d’annoncer que plus d’un million de citoyens ont apporté leur soutien à la demande de référendum d’initiative partagée visant à affirmer le caractère de service public des aéroports de Paris. Nous nous félicitons que cette étape symbolique ait été franchie. Emmanuel Macron avait promis d’abaisser le seuil de déclenchement d’un référendum dès le million de signatures, à lui de respecter ses engagements. Nous ne devons pas perdre de vue que seule la signature de 4 717 396 citoyens permettra d’obtenir de manière contraignante ce référendum de sauvegarde de nos services publics. Nous appelons donc à converger vers cet objectif de multiplication des signatures.

La mobilisation ne fait que commencer et doit se poursuivre. Un clip de promotion du référendum sera relayé aujourd’hui à 14h par tous les partis et organisations de gauche et écologistes engagés, avec leurs militants, dans cette bataille commune pour défendre les Aéroports de Paris. Nous souhaitons qu’une mobilisation citoyenne considérable se fasse le relais de la communication autour de ce référendum et de la collecte des signatures.

Demain 5 décembre, notre pays entrera dans une des plus grandes périodes de grève de ces dernières années. La lutte pour la défense du système des retraites et celle pour la préservation d’Aéroports De Paris partagent le même souci du bien commun et concernent également tous les Français. Nous appelons donc les signataires à se mobiliser demain pour se joindre aux actions et à faire signer les manifestants et les grévistes.

La politique d’Emmanuel Macron est une atteinte à l’intérêt général : liquidation des services publics, destruction du modèle social des retraites, abandon de l’hôpital, etc. Le 5 décembre doit être le début d’un mouvement social de grande ampleur pour bloquer les mesures injustes du gouvernement.

Communiqué signé par :

Attac, Europe Écologie-Les Verts, Fakir, Génération.s, La France Insoumise, Le Monde Moderne, Gauche Républicaine et Socialiste, Gauche Démocratique et Sociale, Les Radicaux de Gauche – LRDG, Signons.fr

Marchons, signons, pour le référendum ADP !

C’est officiel : le million de signatures pour le référendum sur #ADP est atteint ! Emmanuel Macron voulait baisser le nombre de signatures nécessaire à 1 million : qu’il le fasse dès maintenant et déclenche le référendum.
Pour amplifier la mobilisation, La France insoumise a utilisé son temps d’audience sur France Télévisions pour diffuser ce clip, n’hésitez pas à le partager !
Si vous n’avez pas encore signé, rendez-vous sur :https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1