Conférence de presse : Reprenons la Main – 10 janvier 2024, élections européennes

L’année 2024 semble annoncer des vents mauvais et les sorties de crises peinent à se dessiner. Le 9 juin, pour le monde du travail, pour la souveraineté industrielle, alimentaire & culturelle, aux côtés du Parti Communiste Français, de L’Engagement et de représentants du monde du travail, il est temps de “Reprendre la Main en France et en Europe”.

Retrouvez ici l’intervention d’Emmanuel Maurel le 10 janvier 2024, lors de la présentation des premiers axes de la liste que nous mènerons avec nos partenaires aux prochaines élections européennes.

Monsieur le Président : renoncez !

L’Appel du 20 décembre 2023 de plusieurs associations, organisations politiques et syndicales demandant au Président de la République de renoncer à son texte sur l’immigration.

Monsieur le Président, Ce soir, à l’occasion de votre intervention télévisuelle, nous vous demandons solennellement de prendre la seule décision qui vaille : vous devez renoncer à une loi qui porte une atteinte fondamentale aux valeurs de notre République et qui, au-delà de fracturer votre propre majorité, va fracturer notre pays.

Vous avez été élu et réélu face à l’extrême droite. Vous vous étiez même posé en ultime barrage contre les idées du Rassemblement National. C’est la raison pour laquelle de très nombreux Français ont voté pour vous, non par adhésion à votre politique, mais pour éviter le pire.

Mais hier soir, une digue a lâché. Loin de régler quoi que soit aux désordres du monde, à l’exil face aux guerres et au changement climatique, à la crise de l’accueil et ses conséquences, la loi sur l’immigration adoptée hier, la plus régressive depuis des décennies, consacre la préférence nationale, remet en cause le droit du sol et les droits fondamentaux affirmés dans le préambule même de notre constitution, issu du Conseil national de la résistance. Le texte voté est un désastre moral, une trahison de notre Histoire, de ce qu’est notre pays et l’esprit des Lumières, et une reddition devant l’extrême droite qui peut légitimement évoquer une victoire idéologique.

Nous, forces politiques, syndicales, associatives, ne nous résignons pas. Nous sommes là pour résister à l’arbitraire et à l’inhumain. Nous appelons l’ensemble des organisations de la société civile, toutes les forces progressistes et républicaines à agir face à cette attaque majeure contre notre République et sa Constitution, et à construire ensemble des initiatives dans les jours et les semaines qui viennent.

Monsieur le Président : renoncez !

Signataires :

Associations et syndicats : ATTAC, ANVITA, Confédération paysanne, Confédération Générale du Travail, CRID, Droit Au Logement, EMMAUS France, Fédération Syndicale Unitaire, Jeune Garde, MRAP, Les Amis de la Terre, Ligue des Droits de l’Homme, SOS Racisme, Union étudiante, Union syndicale Lycéenne

Partis politiques : La France Insoumise, L’Engagement, Les Écologistes – EELV, Les Radicaux De Gauche, Génération·S, Gauche Républicaine et Socialiste, Mouvement Républicain et Citoyen, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Radical de Gauche, Parti Socialiste, Place Publique, REV.

Entrer en Résistance

Nous ne faisons pas face à un gouvernement qui voudrait faire de son mieux dans un contexte difficile mais se tromperait sur le diagnostic et les solutions.

Nous faisons face à un président de la République au service des puissants de ce monde, idéologiquement convaincu que la richesse ruisselle sans qu’il n’y ait besoin que la loi instaure la solidarité et qui, délibérément, ne prend pas les mesures pour sauver, soutenir ou améliorer tout ce qui fait l’originalité et la pertinence de notre modèle social français ou même européen.

Au contraire, par tous les moyens, et dans tous les domaines, il affaiblit, casse ou laisse dépérir à dessein. Il n’est pas le seul en Europe. D’autres ont tapé plus fort et plus tôt. Mais les objectifs sont les mêmes.

Ces attaques semblent partir tous azimuts mais sont malheureusement très cohérentes. Ainsi de la réforme des retraites, inutile et injuste ; ainsi de l’Hôpital, de la Recherche ou de l’École où, faute de moyens et d’ambition, on désespère les personnels et on laisse filer les compétences ; ainsi de la Laïcité quand “l’on” fait semblant de ne pas voir que la participation du Président à des cérémonies religieuses est anticonstitutionnelle et rend inaudible le juste discours sur les signes ostentatoires ; ainsi du droit du travail contre lequel on ne compte plus les coups de boutoirs, dont le dernier en date est la proposition de faire reculer d’un an à deux mois le délai de prescription pour la saisine des prudhommes en cas de licenciement abusif… Et la liste est longue.

Entrer en résistance, c’est multiplier les combats ponctuels sans perdre de vue la vision d’ensemble. Entrer en résistance, c’est avoir conscience qu’à ce régime la République est en danger. Mais entrer en résistance c’est aussi gagner : ainsi de la victoire d’Emmanuel Maurel et de ses alliés sur le géoblocage des œuvres culturelles. Entrer en résistance c’est gagner partout où nous sommes car il n’y a pas de petites victoires. Entrer en résistance, c’est ainsi préparer la contre-offensive et la gauche républicaine de demain qui, en France comme en Europe, pourra proposer une alternative attractive aux chemins mortifères.

#UGR 2023 : discours de clôture par Marie-Noëlle Lienemann – dimanche 8 octobre 2023

Marie-Noëlle Lienemann, ancienne Ministre et coordinatrice nationale de la GRS, intervenait dimanche 8 octobre à midi pour la conclusion des Universités de la Gauche Républicaine au Palais des Congrès de Rochefort.

C’est une intervention forte qui permet de caractériser politiquement la période et de tracer des perspectives pour la gauche française au service de nos concitoyens.

La gauche républicaine rassemblée à Rochefort pour ses premières universités de rentrée

Communiqué de presse
Dimanche 25 septembre – 12h00

La Fédération de la Gauche Républicaine a organisé sa première université de rentrée du 23 au 25 septembre à Rochefort. Pendant trois jours, les participants ont réfléchi aux pistes que la France doit emprunter pour affronter le changement climatique, la crise économique et les désordres géopolitiques en cours.
 
Loin des slogans, les débats ont échangé sur une écologie populaire de gouvernement, qui doit organiser concrètement la sortie des énergies fossiles et la relocalisation des activités productives afin d’asseoir des filières courtes made in France. Les limites des mesures ponctuelles prises par le gouvernement face au choc inflationniste qui mine le pouvoir d’achat des salariés ont été pointées. Seule l’indexation des salaires sur les prix est de nature à enrayer la nouvelle baisse en cours de la part des salaires dans la valeur ajoutée, dont les effets récessifs sont d’ores-et-déjà prévisibles. Alors que la reprise est déjà menacée, les autorités européennes ont pour leur part tort de lever les mesures permettant aux États membres de soutenir l’activité. Elles doivent d’urgence plafonner les prix de l’énergie.
 
Un accent a été mis sur la nécessité de restaurer l’autorité de l’État et de lui redonner les moyens d’assurer la sécurité, la justice, l’égalité des droits face à toutes les discriminations et de remettre sur pieds nos services publics qui souffrent d’un manque criant de personnels et d’investissements. Alors que le régime des retraites est à l’équilibre, la nouvelle réforme que le gouvernement veut imposer pour plaire à la droite est injuste et inutile. C’est pourquoi, la Fédération de la gauche républicaine appelle les salariés à se mobiliser le 29 septembre à l’appel des syndicats, pour poser le problème-clé du partage des richesses créées par le travail, à l’heure où les superprofits et les dividendes explosent.
 
Enfin, la Fédération de la Gauche républicaine rassemblée à Rochefort entend mener l’indispensable bataille culturelle afin que les valeurs universalistes et authentiquement sociales redeviennent majoritaires au sein d’une gauche en voie de recomposition. Elle considère qu’il n’y a pas d’espoir à placer dans une offre politique sociale-libérale. Les politiques d’adaptation aux exigences néolibérales ont créé, et depuis accru, la défiance massive des classes populaires envers la gauche. Or sans ces dernières, il n’y a pas de majorité politique de gauche possible. La Fédération de la Gauche Républicaine considère que le processus de rassemblement de la gauche qui s’est amorcé est positif mais ne peut en rester à son périmètre actuel : la gauche rassemblée doit parler à tous les Français des classes moyennes et populaires et elle doit désormais travailler à l’élaboration d’un projet politique qui réponde aux attentes de nos concitoyens vivant dans les anciens bassins ouvriers et ce qu’on appelle la « France périphérique ». C’est le sens du dialogue entamé dans chacune des tables rondes de ces universités avec les invités appartenant à diverses forces de gauche. Dans le processus de recomposition politique en cours, la Fédération de la Gauche républicaine fera prévaloir ses valeurs républicaines, laïque et sociale, car elle est convaincue qu’elles sont susceptibles de mobiliser une large majorité de Français.

Quel avenir pour la Gauche républicaine ? débat à la Fête de L’humanité

Samedi 10 septembre 2022 à 14h30, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) organisait sur son stand de la Fête de l’Humanité (Rue du Colonel-Fabien) un débat sur l’avenir de la gauche républicaine, l’état et le devenir du rassemblement de la gauche, alors que les différentes droites (néolibérale, conservatrice et extrême) dominent le Parlement et que les catégories populaires ont à nouveau largement boudé les urnes lors des élections législatives de juin dernier et semblent s’être durablement éloignées de la gauche. Comment, dans ce contexte, construire une gauche à vocation majoritaire ?

Ce débat était également une forme d’apéritif politique pour lancer les Universités de la Gauche Républicaine qui se dérouleront du vendredi 23 au dimanche 25 septembre 2022 à Rochefort (pour toute information, et pour s’inscrire cliquez ici).

Les intervenants étaient :

✅ Liêm Hoang Ngoc, président de la Nouvelle Gauche Socialiste, économiste, ancien député européen et conseiller régional ;

✅ Isabelle Amaglio-Térisse, co-présidente des Radicaux de Gauche (LRDG), conseillère municipale et communautaire de Sartrouville ;

✅ Emmanuel Maurel, animateur national de la GRS et député européen ;

✅ Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain & Citoyen (MRC), maire du Kremlin-Bicêtre.

Le débat était animé par Catherine Coutard, vice-présidente du MRC et membre de la direction nationale de la GRS.

Campagne audiovisuelle pour les élections législatives

📺Découvrez en avant première notre clip de la campagne officielle pour les élections législatives.🗳

Les dimanches 12 et 19 juin 2022, vous pouvez dire non à Macron en votant pour une gauche qui sait où elle va et pour qui elle se bat, une gauche qui n’a pas oublié la nécessité de notre souveraineté industrielle, d’une révolution écologique pour une France débarrassée du pétrole qui ne pénalise pas les plus modestes, et qui ne renie pas le message universaliste et laïque de la République française. Votez pour les candidates et les candidats de la gauche républicaine.

Création de la Fédération de la Gauche Républicaine

Renouer avec l’esprit de conquête républicaine

Militantes et militants issus de la Gauche Républicaine et Socialiste, du Mouvement Républicain et Citoyen, des Radicaux de Gauche – LRDG, de Nouvelle Gauche Socialiste et de l’Engagement, rejoints par des militants socialistes, écologistes et insoumis, nous décidons aujourd’hui de nous rassembler dans la Fédération de la Gauche Républicaine.

Au sortir de l’élection présidentielle, les Français sont inquiets et frustrés. La fracture sociale et territoriale s’est aggravée. Et l’extrême-droite réalise le meilleur score de son histoire. Loin d’être un barrage à sa progression, le quinquennat d’Emmanuel Macron en aura été l’accélérateur.

Dans ce contexte, la gauche a une responsabilité particulière. Les législatives peuvent permettre d’offrir aux Français une alternative à la politique de régression sociale voulue par le président réélu. Les candidates et candidats de la Fédération de la Gauche Républicaine prendront toute leur part à ce combat central, en participant aux dynamiques de rassemblement aujourd’hui en œuvre.

Dans cette campagne, nous mettrons en avant les priorités qui nous sont chères, celles d’une politique de redressement républicain et de solidarité : démondialisation, promotion du « made in France », retour de l’État dans la vie économique et sociale, restauration des services publics, des moyens pour l’éducation et l’hôpital, augmentation des salaires et des retraites, transition écologique et objectif zéro pétrole, égalité territoriale, défense de la laïcité, refondation totale de nos institutions pour en finir avec la monarchie présidentielle et redonner du sens à la démocratie.

Mais au-delà des échéances électorales immédiates, c’est à une refondation de la gauche, de sa pensée, de ses pratiques, de ses modes de fonctionnement qu’il faut s’atteler. Pour reconquérir les classes populaires qui se sont en partie détournées de nous, pour redonner du sens à la promesse d’égalité, pour dessiner les contours d’un monde plus juste et plus harmonieux, les militantes et militants de la Fédération de la Gauche Républicaine s’engagent résolument.

La faiblesse actuelle de la gauche n’est pas une fatalité. En renouant avec l’esprit de conquête républicaine, avec le volontarisme politique, avec le respect de la souveraineté populaire, tout est possible.

Dans ces temps confus et incertains, l’essentiel est de savoir pour qui on se bat, et où l’on veut aller. Pour les militants de la gauche républicaine, il n’y a rien de plus exaltant que de se consacrer à la reconstruction de la gauche et au redressement de la France.

Signataires : Emmanuel Maurel, Député européen, Animateur national GRS, Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice, Coordinatrice nationale GRS, Jean-Luc Laurent, Président du MRC, Maire du Kremlin-Bicêtre, Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, Stéphane Saint-André, Co-Président de LRDG, Isabelle Amaglio-Térisse, co-Présidente LRDG, Laurence Rossignol, Sénatrice, Mickael Vallet, Sénateur, Liem Hoang-Ngoc, ancien Député européen, Président de NGS, Damien Thomas, Porte-parole de NGS, Elodie Schwander, Animatrice nationale aux élections GRS, Anthony Gratacos, Secrétaire général GRS.

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