Cisjordanie occupée : annexion et nettoyage ethnique rampants

Depuis l’attaque criminelle du Hamas le 7 octobre 2023, l’attention internationale s’est concentrée sur Gaza, puis sur les crimes commis par le cabinet Netanyahu dans sa punition collective infligée aux habitants de la bande de Gaza. Paradoxalement, cette situation militaire et humanitaire terrifiante a laissé le champ libre au gouvernement israélien, le plus ancré à l’extrême droite depuis la création de l’État d’Israël, pour accélérer sa politique de colonisation en Cisjordanie et éradiquer toute potentialité à terme d’État palestinien viable.

Sous la direction de Benyamin Netanyahu et de son ministre des Finances et des Colonies, Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite suprémaciste, le gouvernement israélien a lancé en 2025 une offensive administrative et territoriale sans précédent. Avec plus de 9 600 logements mis en appel d’offres en une seule année – un record absolu –, ce gouvernement a dépassé le total des six années précédentes, selon l’ONG Peace Now. Ces projets, notamment dans la zone E1 à l’est de Jérusalem, visent à « porter un coup de grâce à l’idée d’un État palestinien », comme l’a explicitement déclaré Smotrich. La colonisation n’est plus seulement une expansion territoriale : elle devient un outil de fragmentation systématique de la Cisjordanie, rendant impossible la contiguïté géographique nécessaire à la viabilité d’un futur État palestinien.

La stratégie est claire : profiter de la guerre à Gaza pour faire avancer des projets longtemps bloqués par la pression internationale. Le projet E1, par exemple, diviserait la Cisjordanie en deux, isolant Jérusalem-Est de Ramallah et de Bethléem. En parallèle, 19 nouvelles colonies ont été autorisées fin 2025, s’ajoutant aux 49 déjà créées depuis 2022. Ces initiatives ne relèvent pas de l’improvisation, mais d’une politique délibérée : « Sur le terrain, nous bloquons l’établissement d’un État palestinien terroriste », a ainsi affirmé Smotrich. L’objectif est de rendre irréversible l’occupation, en s’appuyant sur une combinaison de violence d’État, de lois discriminatoires et de complicités internationales.

Accompagner la violence des colons : un nettoyage ethnique organisé et impuni

En 2025, les violences des colons israéliens contre les Palestiniens en Cisjordanie ont augmenté de 25%, selon les chiffres de l’armée israélienne elle-même, avec 845 crimes recensés, faisant 200 blessés et 4 morts. Ces attaques, souvent perpétrées par des milices d’extrême droite, ne sont pas des actes isolés, mais s’inscrivent dans une logique de terreur systématique. L’ONG israélienne B’Tselem parle ouvertement de « nettoyage ethnique », décrivant des raids violents, des incendies de maisons et de champs, des vols de bétail, et des assassinats filmés en plein jour. Les colons agissent en toute impunité, avec la bénédiction tacite – voire active – des autorités. Les avant-postes illégaux, d’où partent ces attaques, bénéficient de l’électricité et de l’eau fournies par l’État, tandis que les ministres d’extrême droite, comme Smotrich, distribuent des quads et des drones aux milices.

L’armée israélienne, bien que reconnaissant la gravité de la situation, reste inactive. Un officier supérieur cité par Haaretz déplore l’absence de « réactions adéquates de la police et du Shin Bet », soulignant un « fossé entre la gravité des faits et la mise en œuvre concrète de mesures ». Pire, les forces de sécurité israéliennes participent parfois à ces violences, comme en témoignent les cas documentés de Palestiniens tués ou blessés avec la complicité de soldats. Depuis 2017, sur plus de 1 500 Palestiniens tués en Cisjordanie, une seule condamnation a été prononcée. Cette impunité systémique n’est pas un dysfonctionnement, mais un pilier du projet colonial en Cisjordanie : elle permet de chasser les Palestiniens de leurs terres, de les pousser à l’exil interne ou à l’émigration, et de libérer des espaces pour de nouvelles colonies.

L’asphyxie des institutions palestiniennes : le cas emblématique de l’université de Birzeit

L’université de Birzeit, symbole de la résistance intellectuelle et politique palestinienne, est devenue par ailleurs une cible privilégiée de la répression israélienne. Le 6 janvier 2026, l’armée a mené une opération militaire en plein jour sur le campus, tirant à balles réelles sur des étudiants réunis pour un rassemblement en solidarité avec les prisonniers palestiniens. Une douzaine de personnes ont été blessées, certaines grièvement. L’intervention, justifiée par l’armée comme une réponse à des « suspects violents », s’inscrit dans une stratégie plus large : étouffer toute velléité de mobilisation nationale.

Birzeit, fermée à 15 reprises depuis sa création et victime de 26 raids depuis 2002, incarne la volonté des gouvernements israéliens de droite et d’extrême droite de démanteler les piliers de l’identité et des institutions palestiniennes. Les syndicats étudiants, historiquement actifs, sont aujourd’hui affaiblis par les arrestations et la détention administrative. Plus de 150 membres de l’université seraient actuellement emprisonnés, souvent sans chef d’accusation. La répression ne vise pas seulement les individus, mais l’idée même d’une continuité générationnelle capable de porter un projet politique national palestinien.

Cette offensive contre Birzeit s’inscrit dans une logique plus large de destruction des institutions palestiniennes. Les camps de réfugiés, les hôpitaux, les écoles et les terres agricoles sont systématiquement ciblés, afin de briser toute capacité de résistance organisée. Comme le soulignait Abaher El-Sakka, le doyen de la faculté de lettres de Birzeit, « on n’est plus dans le néocolonialisme, on est dans le colonialisme le plus classique : ils assument d’être plus répressifs, plus violents ».

En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, un système d’apartheid institutionnalisé

Le rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, publié en janvier 2026, qualifie sans détour la situation en Cisjordanie d’« apartheid ». Volker Türk, haut-commissaire, dénonce une « discrimination systématique » et une « asphyxie des droits des Palestiniens », où chaque aspect de la vie – accès à l’eau, aux écoles, aux hôpitaux, liberté de mouvement – est contrôlé et restreint par des lois discriminatoires. Les Palestiniens sont soumis à des confiscations massives de terres, à des expulsions et à une violence structurelle, tandis que les colons israéliens bénéficient d’un régime juridique et économique privilégié.

Cette ségrégation, loin d’être accidentelle, est clairement conçue pour être permanente. Elle repose sur un double système juridique : un régime pour les colons, protégé par les gouvernements israéliens, et un régime répressif pour les Palestiniens, marqué par l’arbitraire policier et judiciaire. Les assassinats, les destructions de propriétés et les humiliations quotidiennes ne sont pas des excès, mais les outils d’un projet politique : maintenir une domination israélienne absolue sur la Cisjordanie, en éliminant toute possibilité de souveraineté palestinienne.

Sauver la solution à deux États

La Gauche Républicaine et Socialiste réaffirme avec force la nécessité d’une solution à deux États, seule issue viable et juste pour mettre fin à l’occupation et garantir la paix. La reconnaissance d’un l’État palestinien viable n’est pas seulement un impératif moral, mais une condition géopolitique indispensable pour contrer l’hégémonie des extrêmes et rétablir un équilibre régional. Cette reconnaissance doit s’accompagner de sanctions ciblées contre les responsables israéliens de la colonisation, d’un embargo sur les armes utilisées pour réprimer les Palestiniens, et d’un accompagnement actif pour restaurer des institutions palestiniennes démocratiques.

En Cisjordanie, l’urgence n’est plus seulement humanitaire, mais politique. Sans une intervention internationale forte et coordonnée, le projet d’annexion rampante de Netanyahu et de l’extrême droite israélienne deviendra irréversible, enterrant définitivement l’espoir d’une paix juste et durable. Nous ne pouvons nous résigner à ce scénario : la France et l’Union européenne doivent agir enfin à la hauteur des enjeux, en faisant de la fin de l’occupation une priorité géopolitique.

Frédéric Faravel

L’accord UE-Mercosur : un déséquilibre structurel et une impasse stratégique

Signé en janvier 2026 après un quart de siècle de négociations, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur incarne les contradictions d’une politique commerciale européenne tiraillée entre libéralisation économique et protection des intérêts nationaux. La saisine de la Cour de Justice de l’Union Européenne par le Parlement européen laisse quelques semaines de répit pour consolider la mobilisation et les arguments, mais ne nous réjouissons pas trop tôt. Cet article rédigé le 18 janvier 2026 envisageait cependant cette hypothèse.

Présenté comme une avancée géopolitique et un levier de croissance, cet accord révèle en réalité les faiblesses structurelles de l’Europe, incapable de concilier ses ambitions internationales avec les réalités socio-économiques de ses États membres. Pour la France, en particulier, il représente une menace directe pour son agriculture, une trahison de ses engagements climatiques et une soumission tacite à l’hégémonie commerciale américaine. Une analyse des documents disponibles permet de démontrer pourquoi cet accord est défavorable aux Européens et d’évaluer les marges de manœuvre pour en limiter les conséquences.

Un accord commercial aux déséquilibres criants : l’agriculture française en première ligne

L’accord UE-Mercosur, négocié avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, prévoit une libéralisation progressive des échanges, notamment par la suppression des droits de douane et l’ouverture de quotas d’importation pour des produits sensibles comme la viande bovine. Avec 99 000 tonnes de viande sud-américaine autorisées à entrer annuellement sur le marché européen, les agriculteurs français se retrouvent exposés à une concurrence déloyale. Les coûts de production, bien inférieurs dans les pays du Mercosur en raison de normes environnementales et sociales moins strictes, de salaires plus bas et d’un accès facilité à la terre, rendent les produits européens non compétitifs.

Les clauses de sauvegarde, censées protéger les filières européennes en cas d’afflux massif d’importations, sont rédigées de manière si imprécise qu’elles risquent d’être inefficaces. Ces mécanismes sont rarement activés et, lorsqu’ils le sont, leur mise en œuvre intervient souvent trop tard pour éviter des dommages irréversibles. Pire, les pays du Mercosur pourraient contester leur application devant les instances de règlement des différends prévues par l’accord, rendant toute protection illusoire.

La France, qui a tenté d’imposer des clauses miroirs pour aligner les normes sanitaires et environnementales, s’est heurtée à une Commission européenne déterminée à conclure l’accord coûte que coûte. En scindant le texte en deux parties pour éviter l’unanimité des États membres, Bruxelles a adopté une méthode contestable, tant sur le plan juridique que démocratique. Cette manœuvre, dénoncée par plusieurs observateurs, illustre une tendance lourde : l’Union européenne privilégie la conclusion d’accords commerciaux à tout prix, au mépris des équilibres internes et des spécificités nationales.

Une contradiction flagrante avec les engagements climatiques et sociaux de l’Union Européenne

L’Union européenne, qui se présente comme un leader de la transition écologique et de la justice sociale, adopte avec cet accord une posture profondément contradictoire. Les accords de libre-échange, présentés comme des outils de coopération internationale, sapent en réalité les efforts environnementaux des États membres. L’accord avec le Mercosur, en particulier, menace d’aggraver la déforestation en Amazonie et d’accroître les émissions de gaz à effet de serre liées au transport de marchandises sur de longues distances.

Les engagements climatiques de l’UE, déjà fragilisés par des concessions faites aux États-Unis sous la pression de Donald Trump, sont ainsi remis en question. La Commission européenne, en privilégiant les accords bilatéraux au détriment du multilatéralisme, affaiblit sa crédibilité sur la scène internationale et compromet sa capacité à promouvoir un modèle de développement durable. Cette approche révèle une absence de stratégie cohérente, l’UE naviguant à vue sans prendre la mesure des bouleversements géopolitiques en cours.

Sur le plan social, l’accord risque d’aggraver les inégalités en Europe. Les petites exploitations agricoles, déjà fragilisées par la concurrence internationale, seront les premières victimes de l’afflux de produits sud-américains à bas coût. Les grandes entreprises, mieux équipées pour tirer profit de la libéralisation des échanges, concentreront les gains, tandis que les petites structures, incapables de rivaliser, disparaîtront. Cette dynamique montre que les accords de libre-échange profonds favorisent les multinationales au détriment des PME, fragilisant ainsi le tissu économique local et exacerbant les tensions sociales.

L’ombre de Donald Trump et la soumission européenne

L’accord UE-Mercosur s’inscrit dans un contexte géopolitique marqué par la montée en puissance des États-Unis et la remise en cause du multilatéralisme. L’Europe, en signant cet accord, cherche à contrecarrer l’influence américaine en Amérique latine. Pourtant, cette stratégie apparaît illusoire : les pays du Mercosur, divisés et vulnérables aux pressions américaines, sont peu susceptibles de former un front uni contre Washington. L’Argentine de Javier Milei est ainsi plus encline à s’aligner sur les exigences américaines qu’à résister à leur hégémonie.

La soumission de l’Europe aux diktats de Donald Trump est particulièrement visible dans l’accord commercial UE-États-Unis signé en juillet 2025. L’Union européenne a cédé à des droits de douane élevés et à des engagements d’achat massifs de gaz et d’armements américains, sans obtenir de contreparties significatives. Cette capitulation, dénoncée par plusieurs capitales européennes, montre que l’Union est incapable de défendre ses intérêts face à une administration américaine de plus en plus agressive. Dans ce contexte, l’accord avec le Mercosur apparaît comme une tentative désespérée de diversifier les partenariats commerciaux de l’UE, sans pour autant remettre en cause sa dépendance vis-à-vis des États-Unis.

L’Europe ne peut prétendre soutenir un système multilatéral tout en signant des accords qui valident les pratiques protectionnistes et unilatérales de Washington. Cette contradiction affaiblit la crédibilité de l’UE et limite sa capacité à influencer les règles du commerce international. En outre, elle alimente les critiques internes, notamment en France, où l’accord est perçu comme une trahison des intérêts nationaux et une soumission aux dynamiques géopolitiques imposées par les États-Unis.

Recours juridiques et mobilisation politique ?

Face à cet accord défavorable, la France et les États membres opposés disposent de quelques leviers pour en limiter les effets. Le Parlement européen, où une majorité favorable n’est pas garantie, pourrait rejeter l’accord. Cependant, la procédure d’application provisoire, déjà utilisée par la Commission, permet d’entrer en vigueur avant même le vote des eurodéputés, rendant ce levier incertain.

Un autre recours consiste à saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour contester la légalité de la procédure de ratification. La France, soutenue par d’autres États membres, pourrait arguer que la Commission a contourné les règles en scindant l’accord pour éviter l’unanimité. Une telle saisine, si elle aboutissait, pourrait retarder, voire bloquer, l’entrée en vigueur de l’accord. Cette voie juridique est essentielle pour restaurer la confiance dans les institutions européennes et garantir le respect des procédures démocratiques.

Enfin, la mobilisation des agriculteurs et des syndicats, déjà active, pourrait contraindre les gouvernements à adopter des mesures de protection supplémentaires. Les manifestations de 2023 et 2024 ont montré que la pression sociale peut influencer les décisions politiques. Cependant, les réponses apportées par l’exécutif restent souvent insuffisantes et tardives, comme en témoignent les difficultés rencontrées par les agriculteurs pour obtenir gain de cause dans les négociations européennes.

Un accord révélateur des faiblesses européennes

L’accord UE-Mercosur est révélateur des contradictions de la politique commerciale européenne, tiraillée entre libéralisation des échanges et protection des intérêts nationaux. En sacrifiant les agriculteurs français et en affaiblissant ses engagements climatiques, l’UE montre qu’elle est incapable de concilier ses ambitions géopolitiques avec les réalités socio-économiques de ses États membres. Face à la montée en puissance de Donald Trump et à la remise en cause du multilatéralisme, l’Europe apparaît divisée et soumise, incapable de défendre une vision alternative du commerce international.

Pour s’affranchir de cette dynamique, la France et ses partenaires devront repenser leur stratégie commerciale, en privilégiant la cohérence des politiques environnementales et sociales. Cela passe par une refonte des règles européennes, une meilleure prise en compte des réalités locales et une résistance accrue face aux pressions américaines. Sans cela, l’Europe risque de rester prisonnière d’accords déséquilibrés, au détriment de sa souveraineté et de ses citoyens. La question n’est plus seulement de savoir si l’accord UE-Mercosur est défavorable, mais bien de déterminer si l’Europe est encore capable de définir et de défendre ses propres intérêts.

Frédéric Faravel

Démission du Premier ministre québécois : retour du Phœnix à venir du souverainisme ?

Le Premier ministre québécois François Legault a annoncé le 14 janvier 2026 sa démission. Au plus bas dans les sondages, il anticipe une probable débâcle aux élections d’octobre prochain.

Sa démission et l’effondrement en popularité de son parti semblent signer le glas d’une autre forme de « en même temps » qui a marqué la fin des années 2010. Son parti, la Coalition Avenir Québec, avait dépassé la question de la souveraineté du Québec, conjuguant les aspirations nationalistes au respect de l’identité québécoise et les inquiétudes fédéralistes de ceux qui ne veulent pas entendre parler d’indépendance.

Artisan d’une loi de laïcité inédite dans un pays au droit anglo-saxon mais très attendue par le peuple québécois, il avait été conspué par tout le Canada anglophone, incapable de comprendre que séparer les Églises et l’État ne relève pas du racisme mais provient au contraire d’une volonté universelle d’émancipation.

Le reste de son bilan est marqué par des politiques économiques libérales qui ont aggravé les inégalités. Sur la question constitutionnelle, le retour du réel a encore cogné. Ne pouvant plus tenir d’être « en même temps » pour le maintien du Québec dans le Canada et pour le respect des aspirations québécoises à vivre selon des préceptes opposés au mode de vie et de gouvernement anglo-saxon, il a été rattrapé par le « vieux clivage ».

Alors que les enquêtes d’opinion donnent aujourd’hui les souverainistes largement vainqueurs aux élections d’octobre prochain, elles donnent aussi un éventuel referendum sur la souveraineté largement perdant. C’était le cas, un an avant le référendum de 1995, manqué d’un cheveu. Si un tel referendum devait se tenir, la France ne saurait se contenter de rester silencieuse. Le Québec, deuxième Nation francophone, ne peut pas rester ainsi ignoré.

La politique de la France, de Georges Pompidou à François Hollande, et à l’exception notable de Nicolas Sarkozy, s’est résumé en « ni ingérence ni indifférence ». Cet équilibre, qui affirme que le sort de la Nation québécoise sœur de la France ne saurait être ignoré, mais qu’il ne sera pas l’objet d’ingérence française, a été balayé par Emmanuel Macron, qui s’est déclaré ouvertement hostile à la souveraineté québécoise.

La gauche française aurait beaucoup à apprendre de la gauche québécoise. Deux partis, Québec Solidaire et le Parti Québécois, ont adopté des stratégies opposées. Pour le premier un souverainisme de façade, couplé à de l’agit-prop constante et à une radicalité toujours plus minoritaire. Le second a pris à bras le corps le sujet de la souveraineté dans toutes ses dimensions, économique, sociale, environnementale, migratoire, constitutionnelle. Il est désormais en position de changer la vie.

La route sera longue jusqu’aux élections d’octobre, mais une certaine voie semble se tracer. La gauche et la France devront la regarder attentivement, et agir courageusement.

Augustin Belloc

En attaquant le Venezuela pour enlever Maduro, les Etats-Unis ont sciemment violé le droit international

communiqué de presse – samedi 3 janvier 2026, 12h35

La Gauche Républicaine et Socialiste condamne fermement l’agression étatsunienne sur le Venezuela.

Les États-Unis ne peuvent se soustraire au droit international en violant l’intégrité territoriale d’un État souverain, bombardant sa capitale et capturant son chef d’État, quand bien même serait-il un dictateur, sous un quelconque prétexte, par ailleurs non validé par les instances judiciaires internationales.

Donald Trump a déclenché une nouvelle guerre illégale. C’est un nouvel encouragement pour que les empires attaquent leurs voisins sans vergogne.

Soutien au peuple iranien

communiqué de presse du vendredi 2 janvier 2026

Depuis une semaine, le peuple iranien a repris la révolte contre le régime barbare des mollahs.

Partant de protestations contre l’inflation et le marasme économique, le mouvement s’est étendu aux principales villes. La théocratie sanguinaire a riposté comme à son habitude, abattant au moins cinq manifestants.

La Gauche Républicaine et Socialiste réaffirme son soutien sans faille au peuple iranien qui lutte pour en finir avec la dictature de la République Islamique.

Quatre ans après les émeutes provoquées par l’exécution de Mahsa Amini par la police des mœurs parce qu’elle refusait le voile obligatoire, c’est un nouveau vent de révolte que les islamistes veulent écraser dans le sang. Nous soutiendrons sans réserve celles et ceux qui, au contraire, veulent écraser l’infâme.

La Gauche Républicaine et Socialiste s’oppose à la disparition de la formation des professeurs des écoles dans le Morbihan

En cette année 2025 où nous fêtons les 120 ans de la loi de 1905 portant séparation des Églises et de l’État et, en son sein, le principe de laïcité, quelle mauvaise surprise faite à l’enseignement public avec la disparition de la formation des professeurs d’école dans le Morbihan ! Et, à la veille de Noël, quelle joie pour l’enseignement privé religieux de se voir dans ce département en monopole de formation de professeurs des écoles avec l’ouverture d’une Licence « Professorat des écoles » dans son établissement d’Arradon.

On nous objectera que l’enseignement privé n’a pas vocation à former des enseignants du secteur public. Toutefois, cela signifie que les futurs professeurs des écoles du privé auront la possibilité de suivre une licence dans le Morbihan, sur place, alors que les futurs professeurs des écoles publiques devront, eux, traverser la Bretagne vers le nord (120 km pour aller à Saint-Brieuc), vers l’est (110 km pour aller à Rennes) ou vers l’ouest (185 km pour aller à Brest). Quelqu’un a dit proximité ?

Tout cela parce que Madame la Rectrice, sans concertation ni prise en compte des personnels, ne veut pas ouvrir plus de 50 places à Rennes, 30 à Brest et, à titre expérimental, 20 à Saint-Brieuc avant la probable fermeture du site, après celle tout aussi probable de celui de Quimper en 2027. Logique purement comptable qui menace la formation en Bretagne : cette région verra à court terme une réduction de moitié de ses lieux de formation d’enseignants.

Souvent se trouve évoqué le maillage universitaire de proximité garant de l’égalité des chances, de soutien à porter aux vocations locales. Or, à Vannes, c’est l’inverse qui est réalisé, ce qui porte un coup certain au dynamisme universitaire de la ville si la suppression de la formation des professeurs des écoles y préfigure la fermeture du site de l’Institut National Supérieurs du Professorat et de l’Éducation (INSPÉ) en Bretagne. Fermeture incompréhensible d’autant que la formation des « maîtres et maîtresses d’écoles » est une tradition de longue date dans la ville-préfecture du Morbihan.

Et gageons qu’à la seule logique comptable du gouvernement et de ses soutiens locaux, la réponse comptable de beaucoup de postulants à une fonction d’enseignant sera de choisir la proximité. Il y a donc bien une facilitation pour le privé au détriment du public.

Pour terminer : comment juge-t-on de l’efficacité d’une réforme du point de vue du libéralisme ? Réponse : de sa capacité à diminuer les moyens pour mettre en concurrence les différentes structures de façon à ce qu’elles se battent pour récupérer quelques miettes et, par la paupérisation des moyens des services publics, pour pouvoir dire, le mal étant fait, que le privé est plus efficace.

Le précepte républicain voulant que « la seule école libre, c’est l’école publique » est écorné !

Alain Fabre-Pujol et Céline Piot

« Chaque voix compte »: veut-on sacrifier l’agriculture française ? Emmanuel Maurel sur LCP-AN

Emmanuel Maurel, député et animateur national de la Gauche Républicaine et Socialiste, était l’invité jeudi 18 décembre 2025 à 20 heures de l’émission de LCP-AN « Chaque voix compte ». Accusant Ursula von der Leyen « d’outrepasser ses pouvoirs » sur le Mercosur, il a rappelé que l’inquiétude est légitime sur le plan économique et sur le plan sanitaire. Cet accord fonde une concurrence déloyale, qui empêche nos producteurs de lutter. Il faut récuser cet accord.

À propos du budget de la Sécu, adopté le 9 décembre 2025

Nous reproduisons ci-dessous le texte qu’Emmanuel Maurel, député et animateur national de la Gauche Républicaine et Socialiste, a publié avant-hier pour expliquer le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il ne s’agit pas que d’une prise en compte des contraintes de la situation politique, mais de sanctionner les gains importants obtenus dans le débat parlementaire. Après le rejet du texte par le sénat le 12 décembre, l’Assemblée Nationale aura le dernier mot mardi 16 décembre 2025 ; à elle de dire, si finalement c’est « tout ou rien » ou si elle confirme son vote du 9.

J’envie les collègues parlementaires qui n’ont que des certitudes. C’est toujours inconfortable de voir ses convictions (et les miennes n’ont pas beaucoup varié au fil du temps) percutées par des doutes que font naître les circonstances.

Car les circonstances sont particulières. Une Assemblée Nationale sans majorité, un patronat déchaîné, un « bloc central » qui se délite, un gouvernement minoritaire et sans légitimité populaire, et trop de personnalités qui croient en leur destin et communient dans un présidentialisme que parfois ils font mine de regretter.

Dans le cas de figure exceptionnel que nous vivons, nos réflexes d’hier (par exemple le fameux « quand on est dans l’opposition, on s’oppose » que nos maîtres nous ont répété à l’envi) sont forcément perturbés.

Et c’est le cas au moment du vote du budget de la Sécurité Sociale.

Je passe sur ceux qui considèrent que c’est forcément « tout ou rien ». Quand on est minoritaire, », c’est toujours rien. Or si la gauche est arrivée en tête du deuxième tour des législatives de juillet 2024, elle ne représente qu’un gros tiers de l’Assemblée. C’est malheureux mais c’est ainsi. Et la représentation nationale est à l’image du peuple qui l’a élue : traversée par des contradictions, des aspirations diverses et souvent antagonistes, des colères et de rêves, des conservatismes et des petitesses.

Il faut faire avec. Et donc, souvent, essayer de « voter en conscience », dans un arbitrage constant entre responsabilité et conviction, et avec le seul souci de l’intérêt général.

Alors, en conscience, j’ai regardé le texte du PLFSS (le budget de la Sécu). Le Sénat avait durci un peu plus la copie du gouvernement qui elle-même reprenait beaucoup de celle de Bayrou, la suppression des jours fériés en moins.

Il a fallu revenir sur un certain nombre d’ « horreurs » et nous l’avons fait. Il n’y aura ni gel des pensions, ni gel des prestations sociales, ni doublement des franchises médicales. Il n’y aura pas la taxation des tickets resto ou la diminution du salaire net des apprentis. Il y aura, côté recettes, une légère (et insuffisante) augmentation de la CSG sur le capital. Il y aura, comme la gauche le demande depuis longtemps, le remboursement par l’Etat à la Sécu d’une partie des exonérations de cotisations sociales.

Restait la question épineuse de « l’ONDAM », c’est à dire le niveau des dépenses de santé, et notamment des moyens pour l’hôpital. Elle était de 1,6% dans la version initiale. Puis de 2% à l’issue d’une première étape. Juste avant le vote, nous avons finalement obtenu une augmentation de 3%. Dont 4 milliards de plus pour l’hôpital. On peut juger que c’est insuffisant. Je le pense en effet. Mais c’est bien mieux que ce que les partisans de l’austérité voulaient (c’est d’ailleurs là-dessus que la droite avait concentré ses critiques) nous imposer.

Et puis il y a la fameuse suspension de la réforme (ou décalage) des retraites. Certains ont moqué cette mesure. Je l’ai prise au sérieux et l’ai votée dès la première lecture. Parce qu’elle doit être valorisée comme une première victoire pour la gauche qui a toujours contesté, et avec elle des millions de Français, une réforme brutale et injuste. Nous n’avons pas réparé la blessure démocratique, qui est béante. Mais nous avons mis le pied dans la porte, et il ne faut pas dénigrer ce genre d’avancée. Des centaines de milliers de nos compatriotes partiront plus tôt à la retraite. Ce n’est pas rien.

Alors, bien sûr, ce n’est ni un budget idéal, ni le budget tel que nous voudrions qu’il soit, ni même, un « budget de gauche ». Mais nous avons contrecarré l’offensive de la droite et du patronat qui voulaient imposer à la Sécu une cure d’austérité et qui rêve toujours de la privatiser. Nous avons préservé l’essentiel pour les gens.

Le vote « pour » n’allait pas de soi. Nous sommes dans l’opposition à un gouvernement qui n’existe que par l’intransigeance du président de la République. Valider un compromis, même substantiellement amendé par nous au terme d’un long débat parlementaire, est un choix politique risqué. C’est prêter le flanc aux attaques caricaturales, aux indignations outrées et aux procès en trahison qui ne manqueront pas de fleurir. Mais soyons sérieux : je ne deviens pas macroniste en votant la même chose qu’un macroniste, pas plus qu’on ne devient lepéniste en votant la même chose que le RN. Et je n’ai pas plus envie de « sauver Lecornu » qu’hier Barnier ou Bayrou, contre qui j’ai voté toutes les motions de censure.

Mais il faut bien se poser la question des alternatives. Voter contre, refuser le budget de la sécurité sociale, et puis quoi? Attendre que les adultes du Sénat calment l’impétuosité et l’ardeur des adolescents de l’Assemblée? Parier que la Sécu (et les assurés sociaux qui en bénéficient) ira mieux sans budget qu’avec? Attendre qu’advienne le miracle d’un « bon budget » validé par une majorité alternative qui n’existe pas? Jouer la dissolution en espérant que les élections accoucheront d’une majorité progressiste nette et incontestable?

Toutes ces questions, comme nombre de mes collègues, je me les suis posées pendant ces dernières semaines. Je comprends celles et ceux qui, à gauche, ont opté pour une autre décision. Pour ma part, j’ai conclu qu’il valait mieux voter pour un budget de compromis, en faisant le pari que les électeurs comprendraient les raisons qui me conduisent à ce choix.

Emmanuel Maurel

Énergie : tirer les véritables enseignements du « black-out » ibérique

Après plusieurs mois de recul, il est utile aujourd’hui de revenir un incident intervenu en avril 2025 mais sans précédent depuis plusieurs décennies en Europe, le « black-out » électrique qui avait plongé la quasi-totalité de la péninsule ibérique dans le noir pendant de longues heures. Non seulement cette immense panne de courant généralisée fut un événement dont les Européens n’avaient plus l’habitude, mais elle fut également marquante pour avoir eu des conséquences en série, notamment une paralysie quasi complète des transports et des activités.

La faute en avait été imputée sur le coup (drame de la stupidité réactive de l’information en continue) par beaucoup aux énergies renouvelables.

Depuis, deux rapports officiels ont rendu des conclusions partielles sur cette panne gigantesque : celui des autorités espagnoles, puis celui de l’ENTSO-E le réseau européen des opérateurs de réseaux de transport d’électricité, qui permettent d’y voir plus clair sur le déroulement de ce black-out et de savoir milliseconde par milliseconde comment s’est déroulé l’effondrement en cascade du réseau ibérique.

Reste un problème non résolu, car on n’a pas encore identifié la ou les causes qui en sont à l’origine.

Rappel des faits

Ce qui a clairement été établi, c’est que, plusieurs heures avant l’écran noir constaté à 12h23 le 28 avril dernier, le réseau espagnol a commencé à montrer des oscillations de tension anormale, d’abord dans les marges acceptables entre 10h30 et midi, qui ont pu être amorties avec des procédures standards. Mais ces oscillations sont devenues de plus en plus importantes, autour de 12h19. À partir de là, plusieurs équipements de production électrique ont commencé à se déconnecter de manière précoce du réseau pour se protéger, déclenchant une plus grande amplifications des oscillations hors des niveaux de tension acceptable, cette fois-ci, jusqu’à culminer à 12h32.

À ce moment, un grand nombre de centrales se déconnectent, des pertes de production et des hausses de tension se produisent que le réseau n’arrive plus à gérer, au point de ne plus pouvoir maintenir sa fréquence nominale à 50 Hz. À partir de là, tout s’effondre. La France et le Maroc coupe l’interconnexion de leurs réseaux et c’est le black-out à 12h33.

Très vite dans toute l’Europe, on a entendu, en France en particulier, des experts proches de l’industrie nucléaire expliquer que l’incident était imputables énergies renouvelables. En effet, à ce moment-là, en Espagne en particulier, les deux tiers du mix énergétique était assuré par du photovoltaïque ou de l’éolien. Or les rapports récents ont démontré que les centrales éoliennes et solaires avaient tenu plus longtemps que les centrales thermiques, qu’elle avait plutôt joué un rôle de stabilisateur du réseau au lieu d’accélérer sa chute.

Les innovations issues du renouvelable

Au regard de la façon dont le débat a été posé dans les médias fin avril, la question de l’intégration de ces renouvelables dans les réseaux électriques européens doit être traitée. Si la cascade de surtension dans le réseau ce jour-là n’a pas pu être enrayée, c’est sans doute en partie parce que les opérateurs réseaux en Espagne et au Portugal utilisent des procédures « à l’ancienne », qui ne tiennent pas compte des dernières évolutions basée sur un pilotage plus fin et intégré d’un des composants-clé des centrales photovoltaïques et éoliennes, les onduleurs.

Ces appareils représentent une révolution copernicienne dans le système électrique, avec énormément de fonctionnalités, autorisant une plus grande flexibilité, car ils permettent de transformer le courant continu produit par les énergies renouvelables en courant alternatif compatible avec le réseau, mais ils peuvent aussi être adaptés pour devenir le coeur même du réseau électrique. C’est qu’on appelle « l’électronique de puissance ». Or ces possibilités offertes par les onduleurs des énergies renouvelables ont été insuffisamment prises en compte par le réseau.

Les législations européennes n’autorisent toujours pas les gestionnaires de réseau à utiliser pleinement ces fonctionnalités. Les Espagnols en ont subi les frais à leurs dépens. Aussi presque immédiatement après le black-out, le réseau électrique espagnol a autorisé des énergies renouvelable à fournir ce qu’on appelle le réglage dynamique de la tension, donc à utiliser une fonctionnalité qui est native dans tous les onduleurs et qui est une aide au réseau. Voilà qui est très révélateur de la prise de conscience par les Espagnols des possibilités de « l’électronique de puissance », après le black-out.

La résilience par la complémentarité

Cette évolution semble démontrer que l’on peut réfléchir à une architecture plus subtile de nos réseaux électriques, en mettant les énergies renouvelables et leur potentiel de régulation au service de ceux-ci plutôt qu’à la marge. C’est tout l’enjeu, un des leçons qui seront tirées, ou non, de ce black-out ibérique du mois d’avril. Le rapport d’enquête final du gouvernement espagnol doit être rendu courant 2026.

Le « black out » de la péninsule ibérique rappelle que nous sommes, en France comme ailleurs, très dépendants à l’électricité : cette dépendance à notre système électrique va être croissante. À l’heure actuelle, environ un quart de nos besoins énergétiques est couvert par de l’électricité. Si l’on se projette au milieu du siècle, il faudra couvrir à peu près 60%, avec les véhicules électriques, les pompes à chaleur, les électrolyseurs, les data centers, etc. Il faut se préparer à ce monde, notamment en investissant dans les réseaux.

Les conclusions des premiers rapports espagnols et européens démontrent au demeurant qu’il n’est pas bon d’opposer les sources d’énergie électrique décarbonnées entre elles. Si nous voulons définitivement sortir de la société des hydrocarbures, il faudra penser l’articulation et la complémentarité entre nucléaire et énergies renouvelables, ces dernières pouvant apporter des atouts en termes de fonctionnalité qui compensent les risques liées à leur intermittence.

Frédéric Faravel

Pour la libération immédiate de Christophe Gleizes, journaliste français condamné en Algérie

communiqué de presse de la Gauche Républicaine et Socialiste – vendredi 5 décembre 2025

La Gauche Républicaine et Socialiste exprime sa plus vive indignation face à la confirmation, ce 3 décembre 2025, de la condamnation à sept ans de prison ferme du journaliste français Christophe Gleizes par la Cour d’appel de Tizi Ouzou, en Algérie. Accusé d’« apologie du terrorisme » pour avoir simplement exercé son métier de journaliste sportif, Christophe Gleizes est aujourd’hui le seul journaliste français incarcéré à l’étranger, dans des conditions qui soulèvent de graves questions sur le respect des droits fondamentaux et de la liberté de la presse.

Christophe Gleizes, collaborateur des magazines So Foot et Society, s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour réaliser un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie. Son arrestation, sa condamnation en première instance, puis la confirmation de sa peine en appel, reposent sur des accusations contestées et un dossier jugé « vide » par ses avocats. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), classé organisation terroriste en Algérie, alors même que ces échanges s’inscrivaient dans le cadre de son travail journalistique. Comme l’a souligné Reporters sans frontières (RSF), Christophe Gleizes « n’a rien à faire en prison : il n’est coupable que d’avoir exercé son métier de journaliste sportif et d’aimer le football algérien ».

La Gauche Républicaine et Socialiste se joint à la famille de Christophe Gleizes, à RSF, aux syndicats de journalistes et à l’ensemble de la communauté internationale pour exiger sa libération immédiate. Nous soutenons pleinement l’appel à une grâce présidentielle, seule issue possible pour mettre fin à cette injustice et permettre à Christophe Gleizes de retrouver ses proches et sa liberté et nous appelons le gouvernement français à redoubler d’efforts diplomatiques pour obtenir sa libération.

Nous appelons également le gouvernement français à redoubler d’efforts diplomatiques pour obtenir la libération de Christophe Gleizes, dans le respect des engagements de la France en matière de protection des journalistes et des Droits de l’Homme.

Libérez Christophe Gleizes !

Nous avons besoin de vous !

Quelles que soient vos compétences, si vous touchez votre bille en droit, en bricolage, si vous aimez écrire, si vous êtes créatif… vous pouvez prendre part à des actions et ateliers près de chez vous ou encore nous envoyer vos vidéos, vos dessins pour des affiches etc.