Les Jours Heureux : pour une école de l’égalité et de l’émancipation républicaine

Sans école publique, pas de citoyens, et sans citoyens, pas de République. Avec plus de 75 Mds€ de budget, plus d’un million de fonctionnaires et 12 millions d’élèves, l’Éducation nationale est au centre des priorités politiques, des conflits partisans et des débats publics. À l’heure où la France voit se développer en son sein des fractures sociales et un délitement du sens de l’intérêt général, l’école doit être un fer de lance d’une politique volontariste républicaine et sociale.

L’école française se trouve être en-deçà de ce qu’on pourrait en attendre en termes de niveau scolaire. Si l’on se réfère aux enquêtes récentes, les Français ont un niveau inférieur à la moyenne de l’OCDE et de l’Union Européenne en lecture et en mathématiques. Pour la cinquième puissance mondiale, ce score est catastrophique.

Les résultats sont encore plus alarmants lorsqu’on s’intéresse aux inégalités scolaires. La France est un des pays où les inégalités scolaires sont les plus élevées. Plus d’un jeune sur dix a des difficultés de lecture et parmi eux, la moitié se trouve en situation d’illettrisme. Les résultats des élèves favorisés sont supérieurs de 50 points à ceux des défavorisés – deux années d’école !

Chacun a pu voir à quel point l’école de la République manque aujourd’hui cruellement d’enseignants… alors que quelques efforts avaient été faits dans le quinquennat précédent, la situation s’est à nouveau fortement dégradée avec la mise en œuvre des politiques d’Emmanuel Macron et de Jean-Michel Blanquer. Et là encore, la crise sanitaire qui dure sert de révélateur terrible à la dégradation subite des conditions d’enseignement : le nombre d’heures de cours non remplacées – faute d’enseignants remplaçants – avaient bondi depuis 2017 ; il a explosé de mai 2020 à aujourd’hui !

Au-delà d’un nombre d’enseignants insuffisants, les réformes du lycée (avec comme point d’orgue les calamiteux allers-retours sur l’enseignement des mathématiques), du baccalauréat et de « parcoursup » ont plongé les jeunes Français dans le stress et l’angoisse parfois dès la 3ème, alors que dans le même temps rien n’était fait pour résoudre les véritables problèmes de retards accumulés par tant d’élèves en matières d’apprentissages fondamentaux.

Si l’on manque à ce point d’enseignants, c’est aussi que la situation professionnelle des professeurs en France est également un sujet prioritaire. Elle est inacceptable pour un pays qui compte parmi les plus riches du monde. Les salaires des professeurs français sont parmi les plus faibles d’Europe de l’ouest. Une grande partie des problèmes qui touchent l’école française a partie liée avec cette précarisation grandissante des professionnels de l’Éducation nationale, à qui l’on délègue pourtant de plus en plus de missions – intégration, cohésion nationale, sentiment d’appartenance nationale – autrefois dévolues à d’autres institutions. L’école est aujourd’hui en passe de devenir une succursale du marché du travail et de la société de l’individualisme.

Enfin face à la résurgence de l’obscurantisme, du rejet de la science et des tentations anti-républicaines, nous devons armer l’école et ses acteurs pour qu’elle redevienne un pilier puissant de l’émancipation républicaine : La formation des professeurs à la laïcité est à ce titre essentielle et la diffusion des valeurs de la République chez les jeunes également. Cette dernière ne doit pas être un catéchisme républicain surplombant, mais elle doit se vivre quotidiennement au sein même de l’école. Cet effort constant doit être soutenu par le retour de l’éducation populaire laïque dans nos quartiers, dans nos bourgs et villages, grâce à un engagement massif de la puissance publique.

C’est donc tout naturellement que la Gauche Républicaine et Socialiste se retrouve dans le programme « Les Jours Heureux » porté par Fabien Roussel pour l’élection présidentielle. Nos propositions sont nombreuses en la matière ; nous en rappellerons ici quelques unes :

  • 90 000 recrutements d’enseignants seront planifiés et un plan de construction et d’amélioration des établissements publics et de leur équipement sera lancé ;
  • Les salaires mensuels doivent être augmentés de 30% sur 5 ans et il sera mis fin au gel du point d’indice de la fonction publique ;
  • Les réformes du lycée et du baccalauréat seront abrogées et « Parcoursup » sera supprimé. Un enseignement supérieur public digne de ce nom sera reconstruit en France ;
  • Plus que des mesures, nous porterons un plan volontariste pour la mixité, en nous attaquant à la carte scolaire pour qu’elle soit contraignante et sans dérogation possible – là où la « proposition Balsan » échoue pour de mauvaises raisons dans « Baron Noir », donnons les moyens de la réussite dans la réalité ;
  • Nous initierons le tissage d’un « réseau républicain » de partenariats avec d’autres services publics et des organisations d’éducation populaire pour insérer tous les enfants dans la vie culturelle, sociale et civique du pays ;
  • Nous proposons d’améliorer le recrutement et la formation des enseignants : remplacer les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation par des Écoles normales du primaire et du secondaire rétablissant deux années pleines de formation (plus professionnalisante), avec un volet laïcité/civisme renforcé, et une réelle formation professionnelle continue tout au long de leur carrière ;
  • Nous soutiendrons les personnels de l’Éducation nationale en réduisant la précarité statutaire et salariale des AESH, en renforçant leur formation et leurs effectifs ;
  • Sur la base d’un engagement à servir l’État pendant 10 ans, nous proposons que les étudiants soient faits fonctionnaires et donc rémunérés dès le début de leurs études.
  • Nous voulons créer des postes d’enseignants spécialisés en surnuméraire et mobiles dans toutes les écoles avec comme objectif un engagement pour 100% d’élèves sachant lire, écrire et compter de leur entrée en 6ème ;
  • Nous baisserons les effectifs : généraliser les dédoublements de tous les CP, ensuite pas plus de 20 en classe, pas plus de 15 en REP et dans les Grandes Sections de Maternelle sans affecter les effectifs des autres classes ;
  • Nous interdirons les écoles privées « hors contrat » et nous réserverons exclusivement les financements publics à l’école publique à l’issue d’un plan organisant le retour au principe « école publique : financement public ; école privée : financement privé » ;
  • Enfin, nous reviendrons, dans les lycées professionnels, aux dotations d’heures de français, d’histoire-géographie et de mathématiques qui prévalaient avant les réformes Blanquer, car c’est une nécessité pour la construction d’une culture populaire commune.

Oui, Madame Lagarde, les cryptomonnaies sont dangereuses : il était temps que vous ouvriez les yeux !

communiqué de presse – mercredi 23 mars 2022 – 20h50

Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) ce mercredi 23 mars a déclaré à l’occasion d’un forum sur l’innovation de la Banque des règlements internationaux (BRI), que, parmi toutes les catégories d’actifs numériques, « les crypto-actifs me préoccupent le plus dans le contexte russe ». Selon elle, les cryptomonnaies, qui échappent au système bancaire traditionnel, sont « certainement utilisées comme moyen pour essayer de contourner les sanctions qui ont été décidées par de nombreux pays à travers le monde contre la Russie et des acteurs spécifiques ». Particuliers ou entreprises russes « essaient évidemment de convertir leurs roubles dans les crypto-actifs », a relevé Christine Lagarde, notant que les volumes de roubles convertis atteignaient un niveau particulièrement élevé depuis les sanctions imposés par les Occidentaux. La présidente de la BCE a d’ailleurs demandé aux entreprises du secteur de ne pas devenir « complices » de ces opérations.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette prise de conscience soudaine de la nocivité des crypto-monnaies :

  • elles sont un outil hautement spéculatif, largement, si ce n’est totalement, déconnecté de l’économie réelle et elles accroissent les risques de bulles financières qui déstabilisent potentiellement les activités utiles ;
  • en l’absence d’une quelconque régulation, elles ouvrent la voie à de nombreuses activités illégales voire maffieuses ;
  • elles s’appuient sur un modèle écologique insoutenable, la dépense d’énergie nécessaire pour faire tourner le système étant largement disproportionné ;
  • enfin la fable d’une potentielle disruption des secteurs bancaire et financier, chère aux illuminés libertariens, ne tient pas ; les cryptomonnaies posent de graves problèmes de déflation, en raison de la rigidité de son processus de création monétaire et d’une création monétaire qui ne s’ajuste pas aux besoins en liquidités.

Pour résumer, les crypto-monnaies sont souvent fantasmées comme les nouveaux outils d’un monde libertaire cyber-numérique, alors qu’elles ne sont en réalité qu’un nouvel avatar du capitalisme dans tout ce qu’il a d’égoïste et de prédateur.

La Gauche Républicaine et Socialiste s’étonne qu’il ait fallu attendre un contexte de tension intense avec la Russie, résultant de l’invasion illégale de l’Ukraine décidée par Vladimir Poutine, pour que les plus grand(e)s responsables financiers de la planète commencent à ouvrir les yeux sur ce dossier.

Elle rappelle qu’elle défend un programme radical mais nécessaire qui s’appuie sur trois mesures principales :

  • Taxe sur les transactions financières et sur le numérique ;
  • Interdiction du minage du Bitcoin et de toute cryptomonnaie privée ;
  • Interdiction de tout paiement au moyen de ces cryptomonnaies.

Les Jours Heureux : redonner un avenir à la Jeunesse

« Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort. » Ainsi parlait François Mitterrand à la tribune de l’Assemblée nationale le 8 mai 1968. Depuis 2016, les différents gouvernements ont accumulé à l’égard des jeunes le mépris, l’abandon, la violence sociale et parfois même physique.

La France en Europe tranche à bien des égards avec ses voisins : elle reste un pays jeune, ce qui devrait être considéré comme une chance immense et précieuse. Car loin d’être un « problème à traiter », elle est l’une des solutions à la crise qu’affronte notre pays. C’est grâce à elle que se font jour des comportements nouveaux dans la société, que les batailles pour l’égalité des droits progressent, que finiront par être pleinement respectée la dignité humaine et surmontée la crise climatique.

Or une partie de la jeunesse est abandonnée. Appauvrie, victime de la sélection sociale, privée d’emploi, elle est précarisée. La crise sanitaire a mis en lumière la situation catastrophique dans laquelle elle se trouve. Les vidéos de milliers de jeunes, étudiants ou non, faisant la queue sur des centaines de mètres pour une aide alimentaire devant les locaux des associations caritatives ont fait le tour des médias. Ces images, indignes de notre République, impensables dans un pays riche et développé comme le nôtre, traduisent l’abandon politique de la jeunesse de notre pays. Mais là encore, la crise sanitaire n’a été qu’un révélateur d’une situation pré-existante.

En sacrifiant les jeunes, Emmanuel Macron a hypothéqué l’avenir de la nation. De la sélection organisée par le dispositif « Parcoursup » aux emplois au rabais, en passant par la précarité étudiante, nombre de jeunes subissent un véritable parcours du combattant. Le chemin menant à un premier emploi stable est jonché d’embûches, lesquelles menacent à tout moment de briser leurs rêves et leurs aspirations.

Le million et demi de jeunes gens aujourd’hui privés d’emploi ou de formation résume, à lui seul, le bilan des politiques conduites à l’occasion des derniers quinquennats : tous ont été marqués par le cynisme, par un manque d’ambition pour la jeunesse. À son tour, Emmanuel Macron a eu pour seule réponse à la précarité des jeunes la création d’un contrat d’engagement. Celui-ci n’est qu’une garantie jeune réchauffée.

La situation est d’autant plus dramatique que, comme chez des millions de leurs aînés, la résignation semble l’avoir emporté, et les jeunes s’abstiennent majoritairement. Comment s’en étonner ? Lors des mobilisations des années précédentes, quand ils sont descendus par dizaines de milliers, pour défendre leurs droits, ce gouvernement les a violemment réprimés. Un pouvoir qui brutalise ainsi sa jeunesse prive la France de perspective.

Il est temps de prendre la mesure d’un désastre qui n’a rien de conjoncturel ou de provisoire. La jeunesse est la période qui permet d’ouvrir les horizons à une personne. Dans une société développée digne de ce nom, elle doit impérativement être synonyme d’autonomie et d’émancipation. La jeunesse est une richesse collective. La jeunesse regorge de force créatrice. Elle est un potentiel d’innovation et d’ingéniosité, essentiel pour répondre aux défis économiques, sociaux, sanitaires et environnementaux qui nous angoissent aujourd’hui : c’est avec la jeunesse française que nous trouverons la solution et c’est elle qui participera à la construction d’un monde plus juste.

Pour cette raison, la jeunesse doit devenir une grande cause nationale. L’heure est venue de rompre radicalement avec trente ans d’incurie et de renoncement. De donner des perspectives d’espoir à la jeunesse. De lui permettre d’accéder aux moyens de son épanouissement, à des pouvoirs de décider de son avenir.

En choisissant de soutenir Fabien Roussel pour l’élection présidentielle, la Gauche Républicaine et Socialiste compte bien défendre un programme ambitieux pour la jeunesse, en plus de son projet pour l’école de la République :

CULTURE & ÉDUCATION

● Les réformes du lycée et du baccalauréat seront abrogées et « Parcoursup » sera supprimé. Un enseignement supérieur public digne de ce nom sera reconstruit en France.

● Nous permettrons à tous les jeunes Français de trouver leur place en octroyant deux ans de formation continue à tous les élèves faisant la demande d’arrêter l’école à 16 ans (obligation scolaire décalée) ;

● L’allocation d’autonomie pour les jeunes en formation sera enfin créée ;

● Nous mettrons en place des parcours croisés d’insertion professionnelle des jeunes artistes issus des écoles d’enseignement supérieur artistique européennes ;

● À travers l’Europe, l’apprentissage d’au moins deux langues européennes pour tous les jeunes Européens dès le plus jeune âge. Le but est d’avoir des Européens trilingues d’ici une génération ;

Éducation européenne – l’éducation est le moyen privilégié de transmission de la culture et de renforcement de la citoyenneté :

● Sortir les dépenses publiques d’éducation et de formation professionnelle du calcul des déficits ;

Élargir le programme Erasmus pour le rendre accessible à tous les jeunes Européens (non plus seulement à certains étudiants) : en finir avec la sélection drastique qui fait des étudiants de ce programme des heureux élus.

INSERTION

● Un RSA jeunes sera mis en place pour pallier l’urgence de la situation, après les dégâts cumulés des politiques libérales et de la crise sanitaire. Mais nous savons que cela ne suffira pas à réaliser leur insertion ;

● La réforme d’assurance chômage Macron-Borne sera abrogée.

ASSURER L’AVENIR PROFESSIONNEL DE LA JEUNESSE

● Nous engagerons un vaste plan d’embauche des jeunes de moins de 25 ans dans le secteur public et nous inciterons au recrutement dans les secteurs d’avenir : emplois verts, emplois du soin, emplois du numérique… ;

● Nous proposerons une garantie « premier emploi » s’appuyant sur les services publics, les associations et les entreprises avec versement du RSA au jeune pendant la première année d’emploi et prise en charge par l’employeur de l’écart entre RSA et SMIC pendant cette année ;

● Les années d’études, de stage, d’apprentissage et des périodes d’inactivité forcée seront prises en compte dans le calcul des droits à retraite ;

● Nous créerons une grille de rétribution des stages, évolutive en fonction de la durée du stage et du niveau de qualification du stagiaire, dont la base minimum aurait pour hauteur 50% du SMIC ;

● Faire bénéficier aux jeunes en alternance de la gratuité des frais d’inscription, des frais d’équipement, de scolarité et de transport et assurer une rémunération au minimum égale au SMIC .

MÉDECINE

● Nous augmenterons la Dotation globale de fonctionnement et d’équipement des collectivités locales, au cœur des « déserts médicaux », pour les encourager à embaucher des jeunes médecins ou à prendre en charge une partie du coût des études des étudiants en médecine, avec obligation d’installation pour 5 à 10 ans dans ces collectivités.

PROTECTION ET FORMATION

● Nous renforcerons les moyens de la Protection judiciaire de la jeunesse ;

● Nous élaborerons un plan d’éradication de l’illettrisme pour les jeunes sortis du système scolaire et les adultes à l’horizon 2027, en mobilisant les préfets, les missions locales, les PLIE et en utilisant un service national revu et corrigé ;

● Nous lancerons une campagne de prévention sur l’usage des écrans, des réseaux sociaux, sur la publicité, etc. au sein des établissements scolaires et structures d’accueil de jeunes.

Les Jours Heureux : Vite un plan pour l’hôpital public et la santé des Français !

La crise sanitaire a mis à jour les terribles dégâts des politiques austéritaires et néolibérales imposées au forceps à l’hôpital public sous les quinquennat de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Pire, pendant les deux dernières années, alors que notre système de santé était exsangue et que les soignants se battaient avec des moyens dérisoires contre le COVID, Emmanuel Macron et ses ministres ont continué à supprimer des lits, des services et à contraindre les budgets sanitaires, ne tirant aucune leçon de la catastrophe dans laquelle ils nous avaient plongés. Qui peut croire aujourd’hui le président candidat quand il affirme qu’il donnera désormais les moyens nécessaires, qu’il recrutera massivement, résorbera les déserts médicaux et amplifiera les mesures d’un Ségur de la Santé qui a terriblement déçu tous les soignants ?!?

La GRS choisit de soutenir Fabien Roussel et son programme des Jours Heureux, car nous portons ensemble le même diagnostic depuis de nombreuses années sur les dégâts sur le système de soin causés par les politiques libérales ; nous portons également les mêmes propositions pour les réparer et refonder les politiques de santé publique :

  • 100 000 emplois seront créés dans tous les métiers : infirmier·e·s, aides-soignants, auxiliaires de vie, aides à domicile.
  • Pour aider au maintien en poste des personnels ou faciliter les recrutements nécessaires, les équipes soignantes seront reconstituées, avec des conditions de travail améliorées, le respect de l’éthique professionnelle, une collaboration au sein des services et des instances représentatives dotées d’un pouvoir de décision.
  • Les privatisations des hôpitaux publics seront arrêtées, de même que tous les projets en cours de restructuration des établissements de santé. Un moratoire sera établi avec les élus, professionnels et leurs représentants, y compris pour les établissements et structures relevant de la psychiatrie.
  • Il sera mis fin au financement à l’activité (T2A), instauré par Roselyne Bachelot sous Sarkozy en 2009 et systématiquement reconduit par Hollande et Macron. Un budget de fonctionnement couvrira l’ensemble des charges et obligations des établissements, sur la base de l’obligation de moyens et non de résultats. Le financement intégral et immédiat de la dette hospitalière sera assuré.
  • Les hôpitaux de proximité seront développés et reconstruits, en les inscrivant dans une politique globale d’aménagement du territoire et d’amélioration de l’accès aux soins. Leur rôle sera redéfini à cet effet, afin qu’ils soient des établissements disposant d’un service d’urgence, d’une maternité de niveau 1, de services de médecine et de chirurgie, et qu’ils bénéficient de services de soins de suite ou de structures pour les personnes âgées, s’adossant à un réseau de centres de santé et à la psychiatrie de secteur.
  • Chaque bassin de vie devra disposer d’un établissement de santé, à moins de 30 minutes (en conditions réelles) de transport terrestre du domicile des patients.
  • Les Agences régionales de santé seront remplacées par des services régionaux démocratiques de l’État, composés de trois collèges (usagers, professionnels de santé et élus locaux) et ayant en charge trois missions : permettre l’expression des besoins de manière diversifiée ; être le lieu de réponse à ces besoins ; exercer un contrôle démocratique des réponses apportées aux besoins exprimés.
  • Les franchises médicales et les participations forfaitaires seront supprimées.
  • Les dépassements d’honoraires devront disparaître et le retour à un secteur conventionnel unique sera négocié. Le tiers payant sera généralisé afin qu’il devienne effectif.
  • La puissance publique agira contre les déserts médicaux : dans les zones denses, un médecin ne devra s’installer que si un autre part à la retraite (conventionnement sélectif à l’installation). La GRS propose également d’augmenter la Dotation globale de fonctionnement et d’équipement des collectivités locales, au cœur des « déserts médicaux », pour les encourager à embaucher des jeunes médecins ou à prendre en charge une partie du coût des études des étudiants en médecine, avec obligation d’installation pour 5 à 10 ans dans ces collectivités.
  • Les centres de santé seront massivement développés.
  • Nous mettrons fin réellement au numerus clausus : Les quotas officiels ou officieux pour les formations initiales, médicales comme paramédicales, seront supprimés, des moyens supplémentaires étant donnés aux universités, avec des pré-recrutements ouvrant un pré-salaire aux jeunes pendant leur formation. 12 000 places d’étudiants en médecine seront ouvertes par an (au lieu des 8 000 actuelles).
  • Nous proposons également que soient élaborés des contrats de rattrapage des professions médicales et paramédicales dans chaque région et de mettre en place un grand plan de soins palliatifs. Les efforts de rattrapage sanitaire devront être particulièrement intenses dans les Outre Mer ;
  • Enfin, il sera mis fin à la mainmise du patronat sur la médecine du travail, et des services de prévention au travail…

Ressouder le monde du travail et réaffirmer une gauche populaire, républicaine, universaliste et sociale

Marie-Noëlle Lienemann était l’invitée de #LaMidinale de Regards ce lundi 21 mars 2022. Elle y explique son choix avec la GRS de soutenir Fabien Roussel pour l’élection présidentielle. Elle estime qu’il est le mieux placé pour « réaffirmer une gauche populaire, républicaine, universaliste et sociale », à côté d’un Jean-Luc Mélenchon, insuffisamment rassembleur et dont la ligne idéologique a « glissé ».

J’étais l’invitée de #LaMidinale de Regards ce lundi 21 mars 2022. J’y explique mon choix avec la GRS de soutenir Fabien Roussel pour l’élection présidentielle. J’estime qu’il est le mieux placé pour « réaffirmer une gauche populaire, républicaine, universaliste et sociale », à côté d’un Jean-Luc Mélenchon, insuffisamment rassembleur et dont la ligne idéologique a « glissé ».

En quelques mots…

Sur la gauche et la présidentielle
« On ne doit pas se démolir mutuellement au sein de la gauche. »
« Je me suis éloignée de Jean-Luc Mélenchon qui est peu soucieux du rassemblement dans la diversité en croyant tout seul en lui. »
« La candidature de Fabien Roussel a cette vocation de réaffirmer une gauche qui soit populaire, républicaine, universaliste et sociale. »
« Ce qui se joue dans cette élection, c’est la capacité pour la gauche de récréer un rapport de force social qui ne peut se réaliser que dans l’esprit d’un rassemblement respectueux de la diversité. »
« Vous ne me ferez jamais dire que ça serait une catastrophe que quelqu’un de gauche arrive au second tour de l’élection présidentielle. »
« Je crains que le vote utile fonctionne à l’extrême droite. »
« Je trouve très peu probable que Mélenchon arrive au second tour. »
« A force de voter par défaut ou de voter pour un coup sans avoir le sentiment de défendre ses convictions, on assèche la gauche. »
« Le rapport de force politique est social. Et c’est aussi ça qui se joue dans cette élection. »
« On ne peut pas, quand on est de gauche, compter uniquement sur l’émergence de la colère. La colère ne construit pas de débouché. »

Sur Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel
« Le principal échec de Mélenchon est celui de ne pas avoir réussi à rassembler la gauche dès 2017. »
« Il y a un glissement idéologique chez Mélenchon. »
« Mélenchon ressemble plus à la gauche américaine qu’à la tradition républicaine de la gauche historique. »
« Je ne suis pas pour une République castratrice où l’Etat ferait tout. »
« Les chances de battre Emmanuel Macron ne sont pas nulles mais il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités. Et même si Mélenchon arrivait au deuxième tour, quel deuxième tout ferait-il ? »
« Je ne crois pas que la candidature de Fabien Roussel soit de nature à nuire aux chances de la gauche, au contraire. »
« Les désaccords à gauche ne sont pas si importants, mais importants, oui. »
« Je ne croirai jamais aux gauches irréconciliables mais je me méfie des fausses synthèses à gauche. »
« Je fais de la question du travail, une question centrale comme le fait Roussel et qui est de plus en plus estompée chez Mélenchon. »

Sur la laïcité comme fracture structurante à gauche
« La ligne de fracture à gauche sur la République et la laïcité est importante mais il ne faut pas la surestimer. »
« Toutes les enquêtes d’opinions montrent que les thèses intersectionnelles sont hyper minoritaires dans le pays – et même dans la réalité des quartiers. »
« L’ambition des jeunes de quartier comme des plus anciens c’est d’être reconnus comme citoyens à part entière et avec des droits à part entière. »
« Les propositions de Fabien Roussel de systématiquement combattre avec la dernière vigueur, toutes les formes de discriminations, sont essentielles. »

Sur la hiérarchie des combats à gauche
« Il faut savoir remettre les priorités à gauche. »
« La gauche n’est pas là pour faire la morale aux citoyens – notamment sur la question écologique. On doit s’attaquer structurellement aux problèmes et ne pas être dans le y’a qu’à, faut qu’on. »
« On a beaucoup abandonné la réflexion sur les structures à modifier qui vont permettre d’atteindre les objectifs – notamment écologiques. »
« Le combat de la gauche, c’est un combat de changement de structure. »

Sur les législatives et les accords à gauche
« L’hypothèse d’une disparition de la gauche à l’assemblée nationale est plausible si on ne se rassemble pas. »
« Il ne faut pas jouer à la roulette russe : il est urgentissime de travailler à un accord global aux législatives. »
« Il n’y a pas d’oukase. Tout le monde a sa place à gauche. Il y a des gens au PS qui sont sincèrement réformistes. »
« Il faut un minimum d’accords programmatiques qui donnent du sens. »
« L’union est un long chemin de dialogue pour lever les fausses différences et trouver les bons compromis là où il y a des divergences. »

Sur l’agenda de la gauche post élections
« Il faut réinventer une fédération. »
« La première étape sera de créer un comité de liaison de l’ensemble des forces de gauche pour établir une feuille de route de mobilisation avec les syndicats et les associations. »
« La France est dans un état d’ébullition larvée derrière une apparente apathie. Il faudra être prêt à donner des débouchés politiques aux combats qui vont s’imposer. »
« Tout le monde à gauche aura besoin de se dépasser. »
« Je ne crois pas à l’effacement des partis politiques. »
« L’indignation est là. Il nous faut des solutions. »
« Je ne comprends pas comment le besoin de gauche est tel, et en même temps que le recours à la gauche est si faible. Je n’y vois qu’une explication sociologique. En fragmentant les combats, on n’arrive pas à redonner du souffle. »
« On ne peut pas isoler les combats par cause. Nous avons besoin de combats fédérateurs. »

Sur Anne Hidalgo et la social-démocratie
« Le problème n’est pas tant Anne Hidalgo que la réalité politique qu’elle met en évidence. »
« Le quinquennat de François Hollande a lourdement discrédité le Parti socialiste. »
« Le PS a largement contribué à l’arrivée de Macron. »
« Le PS a sa place dans une recomposition générale. »

Sur Fabien Roussel
« En faisant le choix de Roussel, je fais le choix de ressouder le monde du travail et de retrouver une gauche qu’il incarne. »

Les Jours Heureux : rendre sa dignité au monde du travail !

La Gauche Républicaine et Socialiste a fait le choix d’apporter son soutien à Fabien Roussel… Ce choix s’est d’abord fait car nous voulons avec lui rendre sa dignité au monde du travail !

Nous avons toujours été animés par la conviction que le rôle de la gauche consistait dans l’amélioration des conditions de vie matérielle et morale des travailleurs. Pour l’avoir oublié, de nombreux partis politiques sont aujourd’hui discrédités et, surtout, les salariés ont payé le prix fort depuis trois quinquennats.

  • Alors oui, nous nous engageons avec Fabien Roussel car nous voulons une hausse massive du SMIC et des salaires !… avec une conférence entre partenaires sociaux et l’Etat pour renégocier l’échelle des salaires. Oui nous voulons une hausse massive du point d’indice des fonctionnaires qui est gelé depuis près de 12 ans et qui entraîne une perte de pouvoir d’achat continue des agents publics !
  • Oui nous voulons que les professions féminisées, qui étaient en première ligne lors des confinements et de la crise sanitaire, à l’hôpital, dans les EHPAD, dans les commerces et dans les entreprises, soient revalorisés !… les « essentielles » n’ont pas cessé de l’être parce que nous commençons à mieux lutter contre la pandémie de COVID. Oui nous voulons que l’égalité salariale entre femmes et hommes devienne enfin une réalité effective et vite !
  • Oui nous abolirons toutes les mesures qui, sous François Hollande et Emmanuel Macron, ont humilié les salariés et leurs représentants, ont réduit leurs droits : la loi El Khomri, les ordonnances travail Macron-Pénicaud et la réforme de l’assurance chômage – qui condamne à la pauvreté des centaines de milliers de demandeurs d’emplois – doivent être abrogées !
  • Oui nous rétablirons le droit à la retraite à 60 ans, nous assurerons qu’il n’y ait pas une seule retraite sous 1200 €, nous garantirons un financement durable et juste des retraites en sécurisant le système par répartition. Nous ne voulons pas de la société de Pécresse et Macron qui condamnent les travailleurs modestes, ceux qui ont des travaux pénibles, à mourir au travail !

Rejoignez les Jours Heureux, dès le 10 avril, votez Fabien Roussel !

Sophie Camard : « L’intérêt général des Marseillais nous oblige à surmonter nos désaccords à gauche »

En juin prochain, ça fera deux ans que la nouvelle équipe municipale de gauche s’est installée à Marseille. Qu’est-ce qui a changé ? Sophie Camard, maire du 1er secteur de Marseille, était l’invitée de #LaMidinale de Regards le 17 mars 2022.

ET À LIRE…

Sur le changement à Marseille
« Les Marseillais commencent à percevoir le changement. »
« Les villes voisines de Marseille sont plus riches que Marseille et ne veulent pas payer pour Marseille. »
« Il y a une prise de conscience de la part des Marseillais de la nécessité de transformer la ville. Les attentes sont énormes. »
« Aujourd’hui, on est encore dans des phases de concertation avec les habitants. Dans mon secteur, on a mis en place ce qu’on a appelé une contribution citoyenne avec les habitants et les « habitués ». »
« On n’a pas trahi notre programme pour lequel on a été élus. »
« Les gens nous soutiennent et nous poussent à aller plus loin. »
« Les Marseillais sont conscients de la situation qu’on a trouvé avant notre arrivée. »

Sur le plan de l’Etat pour Marseille
« L’ANRU va nous aider à réhabiliter quelques dizaines de quartiers. »
« Nous allons remettre du logement social dans le centre ville là où il y a du logement indigne. »
« Nous allons aussi accompagner les propriétaires privés, ceux qui ne peuvent pas réhabiliter leurs immeubles. »
« On a eu une crise humanitaire énorme avec 5000 habitants délogés. »
« On tient à garder la mixité sociale dans Marseille. »
« Le 1er secteur est un peu la vitrine de Marseille. »
« Il n’y a pas de critère de revenus sur la honte que l’on peut ressentir d’avoir une ville dans une tel état. »
« Les Marseillais ne supportaient plus d’avoir une ville dans un mauvais état, riches comme pauvres. »

Sur le maintien du Marseille populaire
« Il faut reprendre de manière très volontariste la construction de logements sociaux. »
« 80% des Marseillais peuvent prétendre à un logement social. »
« On est allé chercher les financements de l’ANRU. »
« On a découvert – même si on le savait – les chiffres des locations saisonnières. On va être confronté aux mêmes problèmes : comment réguler Airbnb et ses 10.000 locations saisonnières, alors qu’il y a 40000 demandes de logements à Marseille ? »
« On avait demandé l’encadrement des loyers mais comme c’est une compétence de la métropole, à droite, nous ne l’avons pas eu. »
« Nous avons besoin de mesures d’ensemble, à l’échelle du pays pour répondre à la hausse des prix en général. »
« La ville ne peut pas, seule, faire face à la spéculation. Le national doit nous aider à mieux réguler cette situation. »
« La volonté politique compte. »

Sur l’effectivité des plans
« Aller chercher de l’argent était le premier préalable. Maintenant, nous devons nous assurer que l’argent de l’Etat arrive bien sur le terrain. »
« Si on n’arrive pas à lancer tout ce que l’on a promis, je ne pourrai pas me regarder dans la glace. Donc c’est hors de question qu’on n’y arrive pas. »
« On est condamné au résultat. On est obligé d’être pragmatique et opérationnel. On travaille beaucoup. »
« Je veux être une élue jugée sur le nombre d’échafaudages dans les rues de Marseille. »
« On n’a pas été élus pour faire un plan de communication. »

Sur la majorité de gauche à Marseille
« On a tellement de travail qu’on n’a pas le temps de se disputer. »
« Ce qu’on à faire à Marseille sont des gros fondamentaux de gauche : l’école publique, les inégalités de territoires, le logement social, l’écologie, les transports collectifs. Il n’y a pas matière à se disputer là-dessus. »
« Il y a une forme d’intérêt général à Marseille qui nous a obligé à surmonter nos désaccords. »
« Si j’avais pas gagné l’élection, je serais partie de cette ville. J’en pouvais plus de cette ville. »
« Il y a 90 des nouveaux élus de Marseille dont c’est la première expérience politique. »
« À Marseille, on est arrivé sur un champ de ruines. La gauche avait été balayée. »
« Ce qui fédère, c’est Marseille. Les gens comprennent ce qu’on fait – y compris quand le maire de Marseille s’affiche avec Emmanuel Macron pour aller chercher de l’argent pour les Marseillais. »

Sur Jean-Luc Mélenchon
« Mélenchon avait tout un espace qui lui appartenait parce qu’il incarnait une alternative. »
« Mélenchon n’a pas souhaité s’engager sur le local marseillais et j’ai acté mes désaccords avec lui. »
« Les personnalités du printemps marseillais se sont un peu toutes rebellées contre nos chefs. Ça plaît aux gens. Michèle Rubirola n’avait pas soutenu l’investiture EELV. Benoît Payan ne soutient pas Anne Hidalgo et il n’était pas en odeur de sainteté au PS. Moi je me suis disputée avec Jean-Luc Mélenchon. Les gens aimaient bien ce récit. »

Sur son soutien à Fabien Roussel
« A titre personnel, je suis une vraie pastèque : j’ai toujours été rouge chez les verts, verte chez les rouges. »
« Je travaille pour l’écologie avec les classes populaires et le monde du travail. Je ne veux pas qu’on aboutisse à une écologique coupée du peuple. »
« Aux élections régionales de 2015, j’étais tête de liste d’une union EELV – Front de Gauche : la dialectique sur la transition énergétique, sur l’industrie ou l’économie verte, je pratique ! »
« Avec Fabien Roussel, je reviens à mes anciennes amours et ce, d’autant plus que je travaille avec les communistes au quotidien. Marseille a toute une histoire et un héritage communistes. »
« Je pense que Fabien Roussel participe à pouvoir faire voter une certaine partie de l’électorat qui, aujourd’hui, peut-être, ne voterait pas. »
« Il faut prendre du recul par rapport aux bulles militantes : vous connaissez tous des électeurs de gauche… bah ils n’ont pas la pêche : 25% au total, des candidatures divisées, beaucoup des électeurs qui disent qu’ils vont se décider à la dernière minute, un appel au vote utile pour être au second tour mais sans être sûr de gagner. »

Sur Jean-Luc Mélenchon
« En 2017, j’étais heureuse que Jean-Luc Mélenchon ait réussi la fusion de toutes ces sensibilités : l’Avenir en commun, c’est remarquable en termes programmatiques. Le problème, c’est que Jean-Luc Mélenchon a une stratégie nationale et il ne s’adapte pas aux villes dans lesquelles il vient, c’est les villes qui doivent s’adapter à lui. A Marseille, je ne pouvais pas suivre sa stratégie rouleau-compresseur vis-à-vis des autres forces politiques, surtout que la France insoumise à Marseille est passée de 25% à la présidentielle en 2017, à 8% aux européennes en 2019. »
« Apparemment, Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas être candidat [à sa réélection] – c’est ce qu’il a toujours dit. »
« Tout le monde attend les scores à la présidentielle pour entamer les négociations de dernière minute pour se répartir les circonscriptions. Et comme les législatives, c’est la déclinaison de la présidentielle, j’espère que l’on ne sera pas suffisamment débile pour perdre l’une des circonscriptions les plus à gauche de France. »
« Au niveau du Printemps marseillais, on essaiera de faire toutes les médiations possibles mais on est dépendant des négociations nationales qui vont nous tomber dessus. »
« Il faut une dynamique politique et arrêter de s’occuper de ses concurrents. Nous, au Printemps marseillais, on avait EELV qui avait fait une liste à part et ça ne nous a pas empêcher de gagner. »
« Je veux dire à la France insoumise : que le meilleur gagne. »
« Il faut permettre des expressions pluralistes de la gauche pour pouvoir avancer après. »
« Le discours du parti unique rouleau compresseur, ça ne permet pas d’avancer. »
« Je ne me reconnais pas trop dans la politique nationale et je ne me présenterai pas aux législatives parce que j’ai l’impression que mon mandat local est plus utile : quand on est maire, on ne peut pas mentir aux gens. »
« Etre élue à l’Assemblée nationale, ça ne m’intéresse pas : faire le pitre dans des vidéos pour faire des likes, ça ne m’intéresse pas. J’aimerais bien qu’on passe à autre chose. »

Autonomie de la Corse, une boîte de pandore macroniste qui ne résoudra rien

Emmanuel Macron et Gérald Darmanin ont annoncé hier leur projet d’accorder à la Corse un statut d’autonomie spéciale, suite aux récentes émeutes entraînées par l’agression d’Yvan Colonna par un détenu islamiste.

Pendant plus de 8 minutes, sans que personne n’intervienne, un islamiste radicalisé a en effet pu agresser Yvan Colonna, détenu particulièrement sensible ; ce dernier est aujourd’hui entre la vie et la mort. Ce très grave incident est symptomatique du délabrement et de la dangerosité dans nos prisons, en plus de conditions de détention indignes. Il démontre une grave défaillance de l’État qui aurait dû s’assurer qu’un détenu signalé ne soit pas atteignable ; on savait qu’un incident avec Yvan Colonna serait inflammable avec des conséquences immédiates dans le climat politique corse. Le silence du gouvernement dans les heures et les jours qui ont suivi l’agression a été contre-productif ; les ministres de la Justice et de l’intérieur auraient dû immédiatement réagir pour reconnaître le dysfonctionnement évident et annoncer une enquête… Ce silence a nourri les pires considérations complotistes et précédé les débordements des manifestations massives en Corse.

« La République une et indivisible », premiers mots de notre constitution, sont sur le point d’être enterrés par le gouvernement. Il s’agit de l’aboutissement ultime du néolibéralisme dont l’objectif avoué est la destruction de l’État providence et de la République sociale, au profit d’une « Europe des régions » où chacun serait autonome, « individué », mais appauvri.

La Corse, c’est la France. Il s’agit de deux départements parmi les plus pauvres de France métropolitaine, et souvent les plus ignorés de la puissance publique concernant les investissements publics. Les récentes émeutes n’émanent donc pas de nulle part. Mais céder ainsi à la violence politique pour aujourd’hui sous le coup de la panique faire une promesse aussi ambiguë que possible et tend à faire croire aux nationalistes corses que la République pourrait accorder une autonomie fiscale et législative. Car dans les faits, au regard du statut institutionnel actuel de l’île, la Corse bénéficie déjà d’une très large autonomie ; l’étape suivante ne pourrait donc être que cette autonomie fiscale et législative qui mettrait fin de fait à la République française en Corse. De la part de la macronie, c’est à nouveau jouer avec une ligne rouge car soit la promesse du ministre de l’intérieur transformé en porte parole du président candidat ne sera pas tenue (pour différentes raisons, y compris constitutionnelles) et le procès en trahison politique et en défiance sera plus lourd que jamais et pourrira durablement les relations avec la Corse, soit elle est mise en œuvre et ce sera le premier domino à tomber dans une logique de fragilisation de la République.

Quelle serait la suite de l’autonomie corse ? L’autonomie de toutes les régions dont l’identité culturelle locale est restée puissante ? La désagrégation à marche forcée de l’universalité de la loi et la transformation de la France en une obscure fédération de grandes régions ? C’était déjà ce que laissait entendre une proposition de résolution du groupe socialiste en juin 2020 en faveur d’une modification de la constitution visant à énoncer de façon limitative les compétences de l’État, celles des collectivités locales devenant la règle pour tous les autres sujets. Cette revendication d’une autonomie fiscale et législative de la Corse pourrait d’ailleurs aboutir à une situation complexe qui déborderait les dirigeants autonomistes : il y a fort à parier que la Corse soit alors en difficulté pour résister aux appétits « économiques » de certains intérêts peu recommandables. La République reste aujourd’hui le meilleur rempart des Corses et de la Corse contre des visées agressives. C’est un risque bien trop grand avec des conséquences bien trop graves.

Nous n’avons rien en soi contre le président de l’exécutif corse. Nous ne partageons évidemment pas ses convictions autonomistes, mais nous n’avons aucune raison de penser qu’il n’est pas sincère quand il dit vouloir défendre la démocratie, la probité et la transparence, la justice sociale et la paix civile. L’exécutif territorial corse doit être considéré comme un véritable et légitime interlocuteur avec qui l’État doit discuter de manière approfondie des solutions à apporter aux difficultés spécifiques auxquelles est confrontée la société corse. Le temps des faux semblants est terminé !

Ainsi considérer Gilles Simeoni comme un véritable interlocuteur et le respecter, c’est aussi lui dire notre conviction que l’autonomie de la Corse ne réglerait rien des problèmes que traverse l’île. La puissance publique n’investira pas plus dans des infrastructures dignes, dans la lutte contre la pauvreté ou contre la corruption. La pauvreté ne reculera pas si la loi de la République ne s’applique plus en Corse. Elle ne reculera que si le gouvernement et les représentants légitimes et élus de cette région discutent des moyens financiers et humains à consacrer à la lutte contre l’isolement, l’inflation, la vie chère, qui rongent la Corse et ses habitants. Négocier un véritable contrat de plan renforcé État/Corse qui vise à résoudre les problèmes sociaux, économiques et d’accès aux services publics des habitants est une priorité absolue : le fait que le président de l’exécutif territorial soit autonomiste ne doit en rien constituer un frein à ce travail urgent et nécessaire.

Sauf que ce processus est tellement aux antipodes de ce qu’Emmanuel Macron a l’habitude de faire qu’il préfère brader l’unité de la République, et ce en pleine campagne pour l’élection présidentielle. Pour notre part, nous continuerons à défendre l’indivisibilité de la République et l’égalité des citoyens en son sein.

Autour de Fabien Roussel dans l’enthousiasme du Cirque d’Hiver pour faire vivre une gauche populaire

Jeudi 10 mars 2022, Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Laurent (accompagnés par Liem Hoang Ngoc et Isabelle Amaglio Terrisse) sont venus apporter le soutien déterminé de la Gauche Républicaine, qui rassemble la GRS, le MRC, la Nouvelle Gauche Socialiste et Les Radicaux de Gauche, à la candidature de Fabien Roussel et à son programme pour « La France des Jours Heureux »… Ils ont reçu un accueil fabuleusement chaleureux des 5000 personnes réunies à l’intérieur et à l’extérieur du Cirque d’Hiver et venues pour écouter Fabien Roussel ; et leurs propos enflammés ont reçu de vibrants et forts applaudissements. C’est peu de dire que nous n’avons pas connu d’enthousiasme comparable dans d’autres campagnes.

Nous sommes plus engagés que jamais pour porter le plus haut possible par tous les moyens, sur le terrain avec les militants communistes et les sympathisants de la campagne des Jours Heureux, auprès de notre entourage, sur les réseaux sociaux, la candidature de Fabien. Avec lui nous pouvons construire une nouvelle Gauche républicaine, populaire, sociale, laïque, universaliste et féministes, celle dont les Français ont besoin pour réparer le pays et répondre à leurs aspirations, celle dont les Français ont besoin pour reconstruire l’espoir de retrouver le droit au bonheur, celle dont les Français ont besoin pour contre-attaquer contre les agressions des Libéraux autoritaires, des Conservateurs et de l’extrême droite qui ont tous le même projet : mettre fin à la République sociale.

Nous avons 30 jours pour le faire et nous le ferons !

Nous vous invitons à regarder l’intervention de Fabien Roussel qui était particulièrement en forme devant le public joyeux du Cirque d’Hiver.

La Gauche Républicaine et Socialiste apporte son soutien à Fabien Roussel

La Gauche Républicaine et Socialiste, réunie en Collectif d’Animation National lundi 7 mars, a décidé, à la majorité de ses membres, d’apporter son soutien à la candidature de Fabien Roussel pour l’élection présidentielle du 10 avril 2022.

Nous nous reconnaissons dans les objectifs programmatiques fixés par le candidat des « Jours Heureux », qui répondent aux besoins du pays : priorité au pouvoir d’achat et aux salaires, promotion des services publics, de l’écologie populaire, réindustrialisation du pays, défense de la laïcité, indépendance de la France.

Nous faisons ce choix parce que cette candidature dessine les contours d’une gauche de rupture, d’une gauche de combat, qui fait de la reconquête des classes populaires sa priorité politique.

La Gauche Républicaine et Socialiste sera présente au meeting de Fabien Roussel ce jeudi 10 mars à Paris.

Nous avons besoin de vous !

Quelles que soient vos compétences, si vous touchez votre bille en droit, en bricolage, si vous aimez écrire, si vous êtes créatif… vous pouvez prendre part à des actions et ateliers près de chez vous ou encore nous envoyer vos vidéos, vos dessins pour des affiches etc.