Réunion publique pour les élections européennes dans les Landes (40) sur la question de la malbouffe et de l’agriculture productiviste

Ce samedi 30 mars avait lieu à Saint Vincent de Tyrosse une soirée politique dans le cadre de la campagne européenne sur la thématique de la Malbouffe et de l’agriculture productiviste.

Pas de grand discours ni de solutions toutes faites, mais une organisation en atelier de 5 à 6 personnes, réfléchissant ensemble à la définition de la problématique et à l’ébauche de solutions, puis un exposé des risques, de la puissance agro-industrielle et de son influence dans le quotidien des gens par Magalie Waetcher, candidate sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, et des combats au parlement français par le député Loïc Prudhommes.

Chaque table a ensuite exposé ses solutions et le débat entre les citoyens le député et la candidate a eu lieu. Un constat, les solutions existent et elles sont souvent mises à mal par le manque de courage politique, ou l’absence de vision. Dans le cadre de cette élection européenne, un commando de combat doit voir le jour, pour s’opposer aux lobbys surpuissants, pour informer les citoyens des aberrations des traités qui ne protègent pas les peuples mais juste les acteurs de la finance, et pour préparer à la désobéissance, aujourd’hui seul choix politique pour changer d’Europe.

Anthony Gratacos, candidat GRS aux élections européennes

La Gauche républicaine et socialiste participe à la dynamique de la France insoumise dans son combat pour l’écologie populaire et la souveraineté républicaine, contre l’extrême droite et l’idéologie libérale. 4 candidats de la GRS aux européennes sont présents sur la liste France insoumise pour renforcer son action partout dans le pays : aujourd’hui nous vous présentons Anthony Gratacos.

Qui es-tu ? 

Anthony Gratacos, Moussy-le-Neuf, 33 ans, marié, 2 enfants mais bientôt 3. Né à Meaux, je suis conseiller municipal d’opposition dans l’un de ces territoires péri-urbain qui subissent de plein fouet les conséquences du désengagement de la puissance publique et les mutations de notre économie.

Comment a commencé ton engagement ?

Mon premier combat politique, je le mène en 2002 suite à l’élection présidentielle, contre l’extrême droite. De nombreuses autres mobilisations suivirent (CPE, autonomie des universités, …). En 2016, c’est contre la casse du code du travail que je me suis battu en animant un groupe de chefs d’entreprise contre la loi travail. Patron d’une entreprise de 21 salarié·e·s implantée sur la plateforme aéroportuaire de Roissy, je suis convaincu que le droit du travail, les cotisations sociales, etc. ne sont pas un frein à l’activité mais un garde fou qui protège nos entreprises, les salarié·e·s et l’économie. C’est sur ces sujets mais aussi sur les questions fiscales que je souhaite m’impliquer lors de la campagne.

Quel est le combat que tu portes ou que tu souhaites mener ? 

Militant socialiste depuis 2003, j’ai fait le choix il y a quelques mois de suivre Emmanuel Maurel dans sa démarche au sein de la GRS afin de construire, ensemble, le front populaire du XXième siècle.

Emmanuel Maurel, candidat GRS aux élections européennes

La Gauche républicaine et socialiste participe à la dynamique de la France insoumise dans son combat pour l’écologie populaire et la souveraineté républicaine, contre l’extrême droite et l’idéologie libérale. 4 candidats de la GRS aux européennes sont présents sur la liste France insoumise pour renforcer son action partout dans le pays : aujourd’hui nous vous présentons Emmanuel Maurel.

Qui es-tu ? 

Je suis né le 10 mai 1973 à Épinay-sur-Seine (93). Après des études de lettres modernes et d’histoire, je suis diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. J’ai, par la suite, enseigné dans le supérieur et suis l’auteur d’un manuel de droit constitutionnel.

Comment a commencé ton engagement ?

Très tôt militant, je suis élu municipal de Persan (95) et vice-président de la Région Île-de-France en charge des affaires européennes et internationales puis en charge de l’apprentissage, de la formation professionnelle, de l’alternance et de l’emploi jusqu’en 2014.Biographe de Jean Poperen, Éditorialiste de l’hebdomadaire « La Corrèze républicaine et socialiste » et directeur de publication du mensuel politique et culturel « Parti pris », j’ai toujours appartenu à l’aile gauche du PS.

Quel est le combat que tu portes ou que tu souhaites mener ? 

Depuis 2014, je suis député européen, membre des commissions « commerce international » et « affaires économiques ». Après le scandale « Panama Papers », je participe également à la commission d’enquête sur l’évasion fiscale. Tout au long de mon mandat, je m’engage notamment contre les méga-accords commerciaux qui vont à l’encontre des intérêts des salarié·e·s, des consommateur·rice·s et du respect de la planète (TAFTA, CETA, JEFTA…). Je me mobilise également en faveur du protectionnisme solidaire, proposant des textes législatifs visant à défendre les salaires, les savoir-faire et les territoires menacés par les délocalisations et le dumping social. Enfin, je suis en première ligne dans le combat pour une fiscalité plus juste au moment où les multinationales comme McDonalds, Facebook, Google, etc. ne paient quasiment pas d’impôts dans les pays où ils réalisent des bénéfices. En octobre 2018, je quitte le Parti Socialiste afin de fonder l’APRES (Alternative pour un Programme Républicain, Écologiste et Socialiste). Au Parlement, je siège désormais au groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL).

Elisabeth Jutel, candidate GRS aux élections européennes

La Gauche républicaine et socialiste participe à la dynamique de la France insoumise dans son combat pour l’écologie populaire et la souveraineté républicaine, contre l’extrême droite et l’idéologie libérale. 4 candidats de la GRS aux européennes sont présents sur la liste France insoumise pour renforcer son action partout dans le pays : aujourd’hui nous vous présentons Elisabeth Jutel.

Qui es-tu ? 

Née au printemps 1981, j’ai fait des études d’anglais et de linguistique à l’Université de Nantes et j’ai eu la chance de passer une année de Master à l’Université de Cardiff au Royaume-Uni grâce au programme Erasmus. Je suis née à la fois française et européenne et suis très préoccupée par ce qu’est devenue l’UE. Passionnée de pop culture et en particulier de chanson, je suis aujourd’hui parolière et chanteuse. Installée depuis 15 ans dans les Deux-Sèvres, j’ai un fils, et ne peux pas ne pas me battre pour que le monde, et notre pays soient encore vivables quand il aura mon âge.

Comment a commencé ton engagement ?

J’ai toujours été intéressée par les idées, la chose publique, par la politique au sens large. Je votais aux élections, mais ne me suis réellement engagée en politique que récemment, lors des municipales de 2014 pour lesquelles j’ai été sollicitée pour faire partie d’une liste. Avant cela, j’étais, et suis toujours, engagée dans plusieurs associations locales, sociales et de défense de l’environnement. Je suis actuellement conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine, siégeant dans la commission Transition Énergétique et Écologique.

Quel est le combat que tu portes ou que tu souhaites mener ? 

Je vis sur une terre d’élevage, de bocage, et suis très sensible aux questions agricoles et environnementales. Les agriculteurs souffrent incroyablement du modèle dominant qui leur a été imposé, et les accords de libre-échange conclus au niveau européen les sacrifient encore davantage. Dans le même temps, nous savons que ce modèle dominant, productiviste, industriel, n’est plus tenable, pour des raisons environnementales et climatiques urgentes. Les combats politiques qui me tiennent le plus à cœur sont donc ceux qui concernent la transition écologique et en particulier la transition du modèle agricole, pour laquelle il conviendra à l’avenir d’accompagner beaucoup mieux les premiers concernés.

Cette liste pour les européennes nous permet de refuser l’enfermement du débat public entre identitaires europhobes et ultra-libéraux europhiles que l’on voudrait nous imposer et ouvre la voie d’une nouvelle espérance.

Catherine Coutard, candidate GRS aux élections européennes

La Gauche républicaine et socialiste participe à la dynamique de la France insoumise dans son combat pour l’écologie populaire et la souveraineté républicaine, contre l’extrême droite et l’idéologie libérale. 4 candidats de la GRS aux européennes sont présents sur la liste France insoumise pour renforcer son action partout dans le pays : aujourd’hui nous vous présentons Catherine Coutard.

Qui es-tu ? 

J’ai 57 ans et je suis mariée, mère de deux filles. Je suis médecin urgentiste dans un hôpital public. Je suis aussi conseillère municipale de Montélimar, un mandat bénévole au service de la vie quotidienne des Montiliennes et des Montiliens. Je suis vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen.

Comment a commencé ton engagement ?

Je me suis engagée quand j’avais 20 ans avec un fil rouge : la République sociale.  Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité sont les mots qui guident cet engagement et qui ensemble, pour moi,  doivent tisser un chemin émancipateur et de progrès. 

Quel est le combat que tu portes ou que tu souhaites mener ? 

J’ai toujours  la même énergie pour lutter pour la justice sociale, l’égalité des femmes et des hommes, l’émancipation de tous, la qualité des services publics, l’accès aux soins et contre la mondialisation financière, l’urbanisation extensive, l’abandon des zones rurales et semi-rurales, et l’Union européenne telle qu’elle se fait. La souveraineté des peuples et des nations est pour moi la garantie de la liberté et de la démocratie. 

Cette liste pour les européennes nous permet de refuser l’enfermement du débat public entre identitaires europhobes et ultra-libéraux europhiles que l’on voudrait nous imposer et ouvre la voie d’une nouvelle espérance.

Réunion publique à Romans (26) avec Catherine Coutard candidate GRS aux élections européennes, sur le thème de la santé

 Vendredi soir 29 mars Catherine Coutard, candidate GRS aux élections européennes animait une réunion publique participative sur les questions de santé. Vaste sujet puisque être en santé recouvre les problématiques de logement, d’hygiène, d’alimentation, d’environnement, de sécurité au travail … mais c’est sur les questions d ‘égalité d’accès aux soins que s’est concentrée la cinquantaine de participants. Déserts médicaux, conditions de travail à l’hôpital et bien être en EHPAD ont été les questions principales abordées.  

Des propositions ont émergé sur la prévention jusque dans nos assiettes, le refus des partenariats public-privé, l’organisation de collectifs usagers – salariés… En conclusion Catherine Coutard a repris les différentes problématiques et conclut en mobilisant sur le vote du 26 mai. Rassembler les voix de gauche sur la seule liste pouvant troubler le face à face  délétère entre LREM et le RN, éviter une « victoire » d’Emmanuel Macron (qui n’attend que çà pour reprendre son agenda ultra-libéral) et envoyer des parlementaires de combat au parlement européen tel sont les enjeux. En avant pour les porte-à-porte et diffusions sur les réseaux sociaux ! 

Retour au calme et à l’ordre républicain après les agressions inqualifiables contre les roms

Des agressions racistes odieuses ont été perpétrées en Île-de-France, notamment dans la nuit du 25 mars, par des bandes organisées contre des personnes de la communauté Rom, après une campagne délirante de rumeurs et de calomnies. Cet enchaînement morbide de haine doit soulever l’indignation et l’inquiétude des consciences humanistes et des forces républicaines de ce pays. Pour sa part, la Gauche républicaine et socialiste demande avec force que soient assurée la protection de toutes les personnes menacées, punies les agressions comme les appels à la haine raciste, et engagées des initiatives d’information et d’apaisement pour enrayer et prévenir de telles violences.

La Gauche Républicaine et Socialiste soutient la mobilisation pour le service public d’éducation et contre les réformes Blanquer du samedi 30 mars

La Gauche Républicaine et Socialiste est présente aux côtés des manifestants pour promouvoir le service public d’éducation et défendre les enseignants, élèves et parents d’élèves face aux attaques d’un gouvernement néolibéral et rétrograde, enfermé dans ses certitudes et réfractaire au dialogue.

L’avenir de nos enfants mérite mieux. Assurer la réussite de tous les élèves et améliorer le service public d’éducation ne se fera pas par l’accroissement des inégalités entre établissements, ni par le recours massif à la contractualisation, ni par les suppressions de postes, ni par les cadeaux financiers à l’école privée, ni par le développement de la précarité des personnels enseignants.

La Gauche Républicaine et Socialiste propose de renforcer le service public d’éducation en lui donnant les moyens d’assurer l’égalité républicaine de tous les citoyens. Nous demandons au gouvernement de renoncer à ces réformes injustes et d’entendre les revendications des syndicats et parents d’élèves mobilisés

 

Emmanuel Maurel en campagne à Ivry-sur-Seine pour les élections européennes

Jeudi 28 mars à Ivry-sur-Seine en présence de la députée Mathilde Panot, les candidats Emmanuel Maurel, animateur national de la GRS et Marina Mesure étaient présents pour une réunion publique sur les élections européennes.

Une salle remplie, des échanges de qualité et des réponses aux questions que se posent les citoyens sur l’Union Européenne : quel pouvoir a le Parlement ? Comment changer l’Europe ? Comment en finir avec les maux de l’Europe comme l’évasion fiscale, le travail détaché, les traités de libre-échange insensés et néfastes aux salariés comme à l’environnement.

De ces échanges, un constat ressort, la réforme de l’Union Européenne est une nécessité absolue et cela passe a minima par une renégociation des traités (au premier lieu desquels le TSCG), comme l’explique Emmanuel Maurel : “La vérité et ceux qui disent le contraire sont des hypocrites et des menteurs, c’est que l’Europe telle qu’elle se construit avec ces traités là, empêchent les politiques progressistes d’advenir.”

Entre les (ultra) libéraux inconscients incarnés par Emmanuel Macron et le projet national-conservateur de Marine Le Pen, il existe une troisième voie, celle que la Gauche  Républicaine & Socialiste soutient avec la La France insoumise. Alors le 26 mai, pas d’hésitation, aux urnes citoyens !

Mineurs non accompagnés : victimes de tous soupçons

Le décret du 31 janvier 2019 portant sur l'identification des mineurs isolés constitue une atteinte aux droits de l'enfant, il doit être retiré.

Le ministère de Justice déclare pour l’année 2017 (les chiffres pour 2018 ne sont pas parus à ce jour), 14908 mineurs non accompagnés reconnus comme tels, et accueillis par les services des conseils départementaux. On constate une augmentation de 85% depuis 2016. Les autres chiffres sont constants que ce soit la proportion de jeunes hommes qui représentent 95% des accueillis, la provenance des jeunes en majorité guinéens (29%), ivoiriens et maliens,  ou encore les départements les plus concernés par l’accueil : les départements d’Île de France, le Nord, le Pas de calais, la Loire Atlantique et les Bouches du Rhône.

            Les mineurs non accompagnés sont désignés ainsi depuis janvier 2016 suite à la circulaire Taubira qui réaffirme le critère de minorité comme prioritaire sur celui de la nationalité et ceci en adéquation avec les directives européennes, auparavant ils étaient appelés mineurs isolés étrangers. Le ministère de tutelle est la Justice, car c’est le parquet qui détermine la minorité des jeunes et leur mise sous tutelle des conseils départementaux au titre de la protection de l’enfance.

            L’arrivée en constante augmentation des jeunes et leur prise en charge (en Loire Atlantique, entre décembre 2015 et décembre 2017 le nombre de jeunes accueillis a doublé) n’est pas sans poser des problèmes dans l’organisation globale de la protection de l’enfance avec des structures d’ores et déjà saturées. Les départements font face également à de grandes difficultés économiques malgré la contribution de l’État pendant la période transitoire de la mise à l’abri et de l’évaluation.

            Face à ces difficultés, la réponse de l’État apportée via le décret du 30 janvier 2019 pris en application de l’article 51 de la loi Asile Immigration porte atteinte à l’accueil des jeunes via la protection de l’enfance en jetant le soupçon systématique sur leur minorité. Le décret précise que dès qu’un jeune est reconnu majeur, il doit être signalé à la préfecture pour une prise en charge par les services du ministère de l’Intérieur en tant que migrant majeur. Ce décret a pour objectif de lutter contre le nomadisme des jeunes et traiter l’afflux des jeunes, le gouvernement précise que ce décret et le fichier d’appui à l’évaluation des mineurs (AEM) tend à «  mieux garantir la protection de l’enfance et lutter contre l’entrée et le séjour irréguliers des étrangers ». A ce jour, 4 départements (Essonne, Bas Rhin, Haute Garonne, Isère) participent à l’expérimentation jusqu’en avril, date à laquelle le dispositif doit être généralisé. Paris et la Seine Saint Denis ont déjà fait savoir leur opposition à ce dispositif.

             Ce décret qui met également en place un fichage biométrique des jeunes est critiqué par les associations et par le défenseur des droits qui y voient une négation de la convention internationale des droits de l’enfant et rappellent que ces jeunes doivent d’abord être traités comme des mineurs. Les travailleurs sociaux et associations redoutent également de participer par ce dispositif à la politique de tri du gouvernement en matière d’immigration. Rappelons par ailleurs que l’État a été condamné par la cour européenne des droits de l’Homme le jeudi 28 février pour traitement dégradant sur un enfant de 12 ans ayant vécu dans la “jungle de calais”. Face à cette situation, les associations, à l’initiative d’Unicef France (c’est inédit) ont demandé au conseil d’état un retrait pur et simple du décret du 30 janvier 2019 (1). 

            Le sort s’acharne contre les Mineurs Non Accompagnés, le 21 mars 2019 , le conseil constitutionnel valide les tests osseux sur les mineurs bien que reconnaissant qu’ils «  peuvent comporter une marge d’erreur significative ». Ces tests sont basés sur les données statistiques collectées entre 1935 et 1941 sur des enfants nord américains. La marge d’erreur est estimée entre 3 mois et 18 mois. Ainsi, ces tests sont équivalents à la roulette russe. Sur le terrain, les médecins statuent généralement en établissant un âge situé entre 17 et 19 ans ! Pourquoi alors continuer d’utiliser ces tests à l’efficacité discutable et dont l’apport à la procédure demeure limité ?

            La Gauche Républicaine et Socialiste, affirme son soutien aux associations dans leur demande de retrait de ce décret qui place les mineurs non accompagnés dans un soupçon permanent et met en difficulté les travailleurs sociaux et les bénévoles. GRS salue également l’action volontariste de nombreux départements qui développent des initiatives telles que l’accueil familial des mineurs. L’État ne doit pas se servir des collectivités et des associations comme complices de sa politique migratoire répressive.

(1) https://www.unicef.fr/article/non-au-fichage-des-mineures-non-accompagnees