Maisons Départementales pour les Personnes Handicapées (MDPH) : la très grande faute de Valérie Pécresse

Nous sommes très nombreux à avoir été sidérés, consternés et indignés par la décision du Conseil régional d’Ile-de-France présidé par Valérie Pécresse, de supprimer une ligne de financement de 2 millions d’euros à destination des MDPH franciliennes.

Concrètement, il s’agit d’un soutien créé par la Région Ile-de-France en 2014 aux fonds départementaux de compensation du handicap, qui accordent des aides à l’installation d’équipements de maison adaptés et au paiement de fauteuils roulants, afin que le reste à charge pour les bénéficiaires soit quasi-nul.

Par sa décision, la majorité LR-UDI, seule contre tous les autres groupes politiques, privera chaque année 2000 Franciliens en situation de handicap d’un soutien matériel indispensable à leur vie quotidienne.

Ce n’est pas la première fois que Valérie Pécresse s’attaque aux dispositifs dans le champ du handicap. Au début 2025, elle avait décidé de réduire le soutien régional aux centres de formation pour les travailleurs en situation de handicap, leur faisant perdre 15% de leurs capacités d’accueil, soit 1800 travailleurs en formation par an.

Ces économies faites sur le dos des Franciliens les plus vulnérables sont intolérables. Je partage l’émotion et la colère des citoyens, des associations et élus locaux de tous bords politiques qui se mobilisent dans les départements pour que la Région revienne sur sa décision ; et leur apporte tout mon soutien.

Emmanuel Maurel
Député de la 3ème circonscription du Val-d’Oise
Animateur national de la Gauche Républicaine et Socialiste

AESH : la précarité ne peut permettre l’insertion

Ce jeudi 3 juin l’intersyndicale appelle à une grève nationale des Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH) pour obtenir satisfaction aux légitimes revendications telles que l’amélioration des salaires, un véritable statut de fonctionnaire, une formation professionnalisante et continue, ou encore la remise en cause de la fin des Pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL).

Cette profession à 90% féminine subit une très grande précarité, car soumise à des temps partiels forcés qui créent une fragilité, et un isolement des professionnels sur plusieurs plans – notamment financier mais aussi moralement par la dureté du métier et le manque de reconnaissance.

Maillon essentiel de l’inclusion scolaire et, de fait, sociale, les AESH ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Ce manque de stabilité et de reconnaissance se répercute aussi sur les enfants qui ont besoin de personnes formées et de repères pour une scolarité de qualité dans les classes. Atteindre ces objectifs, nécessaires à la dignité des enfants en situation de handicap, n’est possible qu’à la seule condition que les personnels qui les accompagnent soient enfin respectés et correctement payés, ce qui assurerait par ailleurs la qualité des recrutements. C’est d’ailleurs un principe que l’on pourrait appliquer à l’ensemble du secteur médico-social.

Le droit de tout élève à la scolarisation est un principe essentiel de l’école républicaine, le gouvernement se doit donc répondre positivement aux revendications des AESH revendications, ce qui bénéficierait aussi aux élèves accompagnés.

La GRS soutient la grève du 3 juin et les revendications légitimes des AESH qui doivent être satisfaites au plus vite. Plus largement, il est temps de prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin à la précarité au sein de la fonction publique et des services publics qui touche malheureusement bien d’autres professions.

Nous avons besoin de vous !

Quelles que soient vos compétences, si vous touchez votre bille en droit, en bricolage, si vous aimez écrire, si vous êtes créatif… vous pouvez prendre part à des actions et ateliers près de chez vous ou encore nous envoyer vos vidéos, vos dessins pour des affiches etc.