Une mobilisation nationale en pleine forme avant les annonces de Philippe

Après le lancement réussi de la mobilisation contre la réforme régressive des retraites le jeudi 5 décembre le mouvement social a confirmé aujourd’hui sa détermination et sa force dans toutes les grandes et moyennes villes du pays.

Les manifestants comme les grévistes s’inscrivent dans une bataille qui peut durer, avec la conscience de participer à un mouvement de masse face à un gouvernement radicalement néolibéral.

La mobilisation de jeudi est d’ores et déjà dans les têtes. Les routiers ont d’ores et déjà annoncé des actions lundi. Le combat pour l’avenir de nos retraites continue.

La Gauche Républicaine et Socialiste se tient aux côtés des organisations syndicales pour les prochains grands rendez-vous de manifestation .

L’excès d’assurances du Commissaire Delevoye

Les français ont appris lundi les liens d’intérêt du Commissaire Delevoye avec le monde de l’assurance. Une simple erreur, rectifiée le jour même de la révélation par son auteur qui estime avoir un commis un oubli par omission, les experts apprécieront la formule.

Ce dernier se targue pourtant de porter une réforme des retraites qui assure la pérennité du système par répartition.

En réalité nous savons qu’il n’en est rien. La réception en grandes pompes et en secret de la société américaine Blackrock à L’Élysée ces derniers temps à achevé de nous renseigner sur les véritables desseins du gouvernement et du Président : servir les intérêts de la finance et de l’assurance privée en facilitant la capitalisation par la baisse drastique des pensions.

Delevoye est par ailleurs un faussaire du dialogue social à l’image de son gouvernement. Il avait promis en 2003 une amélioration des retraites aux agriculteurs, là encore des promesses sans lendemain.

La seule solution pour arrêter ce funeste projet gouvernemental est de se mobiliser en grève et manifestation aujourd’hui dans toute la France.

Droit dans ses bottes, Édouard Philippe maintient et accélère le calendrier de la réforme des retraites : le bras-de-fer est engagé

Alors que le gouvernement devait s’exprimer au plus tôt sur le projet de réforme des retraites en milieu de semaine prochaine, celui-ci a été contraint par la très forte journée de grève du 5 décembre et par sa poursuite dans certains secteurs, notamment des transports, de prendre la parole dès aujourd’hui.

Les salarié.e.s du public comme du privé ont en effet été massivement en grève hier, avec des taux de grévistes avoisinant les 45 % dans la seule Fonction publique d’État, 61,4 % à la SNCF, 43,9 % à EDF et plus de 70 % chez les enseignant.e.s, pour ne citer qu’elles et eux. Par ailleurs, la manifestation d’hier a réuni plus de 1 500 000 personnes dans toute la France.

Bien que cette conférence de presse improvisée en catastrophe traduise un premier signe de crainte face au mouvement social, le premier ministre est resté droit dans ses bottes, en tentant toujours de mener en bateau nos concitoyennes et concitoyens sur le projet de réforme des retraites. Ainsi, alors que les grands principes de la réforme sont décidés depuis des mois, c’est-à-dire un régime de retraites par point impliquant une baisse générale des pensions et un report de l’âge de départ à la retraite, et malgré l’opposition grandissante de la population et des organisations syndicales, Edouard Philippe tente de faire croire que le projet sera débattu dans les prochaines semaines.

Cette prise de parole a été aussi l’occasion pour le premier ministre de jouer la carte de la division entre les salarié.e.s, tentant de démobiliser les secteurs les plus en pointe dans le mouvement les 5 et 6 décembre, en s’attaquant une fois de plus aux régimes spéciaux de retraite de la SNCF et de la RATP. Par ailleurs, en s’adressant aux enseignant.e.s pour leur promettre faussement une revalorisation de leur traitement, alors que le point d’indice est gelé depuis 2010, Edouard Philippe a finalement confirmé leurs craintes en avouant que cette réforme entraînera une forte baisse de leurs pensions.

Il nous paraît nécessaire d’apporter plusieurs contradictions supplémentaires au Premier ministre :

 1.   Diviser les Français en attaquant les « privilèges » des salariés de la RATP et de la SNCF :

Les agents de la RATP et de la SNCF sont injustement mis en cause sur leur « régimes spéciaux ». on souligne l’âge de départ en retraite à 52 ans à la RATP et la SNCF, en oubliant volontairement de signaler qu’il s’agit des seuls agents d’exploitation et de conduite, est que cet âge est de 57 ans pour les métiers de la maintenance de la RATP (train, bus) et 62 ans, comme dans le privé, pour les personnels administratifs. Ces âges restent néanmoins théoriques, un conducteur de la SNCF doit avoir réalisé au moins 17 ans de service « actif » dans la maison et cumulé 43 annuités (pour tous ceux nés après 1973), comme dans le privé, pour partir avec un taux plein. Les agents partent, dans les faits, de plus en plus en tard. Par ailleurs, faute de pouvoir remplir toutes les conditions de la retraite à taux plein, beaucoup acceptent de partir avec une décote sur leur pension. En 2017, c’était le cas de 30 % des agents de la SNCF et de 18 % de ceux de la RATP, contre 15 % des fonctionnaires et 10 % des salariés du privé. Le montant des pensions des salariés des « régimes spéciaux » est également pointé du doigt, en particulier par la Cour des Comptes qui affirme qu’il serait nettement supérieur aux retraites des fonctionnaires, en ne prenant en compte que les seuls salariés ayant une carrière complète. Or si l’on prend en compte l’ensemble des salariés de ces entreprises, on se retrouve très proche du niveau de la fonction publique. On repassera donc pour les « privilèges » indus dont bénéficieraient ces salariés. Les déficits de ses régimes spéciaux est en réalité la conséquence d’une politique malthusienne de ces entreprises en terme d’emploi. Au demeurant, elles rencontrent de graves difficultés aujourd’hui à recruter (et le changement récent de statut de la SNCF ne va pas améliorer la situation) au regard des faibles rémunérations et de la disparition prévue des quelques avantages dont bénéficiaient ces salariés en compensation des salaires et des conditions de travail et d’astreinte contraignantes.
Les salariés de la RATP et de la SNCF font au contraire preuve d’une grande solidarité avec l’ensemble des salariés de notre pays, qu’ils soient du privé ou du public, car ils ont exprimé depuis longtemps par la voix de leurs représentants syndicaux qu’ils ne se battaient pas pour le maintien exclusif de leurs régimes de retraite. Ainsi, ils ont récusé par avance toute proposition de leur appliquer quelque « clause du grand-père » (n’appliquer les nouvelles règles qu’aux nouveaux embauchés)
qu’elle soit version Delevoye ou version Philippe (les propos du premier ministre cet après-midi semblent moins généreux que ceux du Haut Commissaire). En effet, étant pleinement conscient du rapport de force dont ils disposent avec une capacité de blocage des déplacements, ils ont déjà expliqué que leur engagement visait le rejet de la retraite par point pour tous, donc à mettre au service de tous les salariés français leur « arme sociale » pour tenter de faire reculer le gouvernement.

 2.   Les annonces sur les enseignants et fonctionnaires sont mensongères :

En effet, passer d’un calcul du niveau de pension en tenant compte des 6 derniers mois de rémunération au régime par point entraînera forcément une baisse des pensions, puisque

     c’est l’ensemble de la carrière qui sera prise en compte. Le gouvernement peut faire miroiter toutes les revalorisations possible et imaginable, aucune ne serait en mesure de compenser les dégâts du système proposée par Emmanuel Macron et son gouvernement – sauf à ce qu’elles soient massives, qu’elles rattrapent voire dépassent tous les …retards sur les autres enseignants d’Europe occidentale…
La réalité c’est que les rémunérations de nos enseignant.e.s sont en soi indécentes au regard de la fonction et du rôle qu’ils accomplissent au service de la société et leur pensions de retraites également. La revalorisation des enseignant.e.s est donc une absolue nécessité qui ne saurait être traitée au détour du dossier des retraites parce que le gouvernement s’est rendu compte qu’il s’est placé dans une impasse politique et sociale.
Le raisonnement sur les dégât du dispositif proposé par le gouvernement vaut pour les autres fonctionnaires ; passer des 6 derniers mois à la retraite par point prenant toute la carrière, entraînera forcément une baisse des pensions, même en tenant compte des primes qui ne l’étaient pas jusqu’ici…

 3.   Il faut le marteler, la « retraite par point » serait une régression pour tou.te.s :

Le raisonnement tenu pour les fonctionnaires est comparable, dans une moindre mesure cependant, pour les salarié.e.s du privé : passer des 25 meilleures années à l’ensemble de la carrière dans un système de retraite par point survalorisera les années où ces salarié.e.s auront eu une carrière hachée et/ou moins payée… On voit évidemment ce que cela signifie comme dégâts pour les femmes – malgré toute la communication du gouvernement – qui ont des carrières plus hachées…
En réalité, la retraite par point ne vise qu’à satisfaire deux objectifs purement idéologiques des Libéraux :

 a)   Limiter les dépenses publiques en soi et pour cela permettre une éventuelle baisse de la valeur du point pour maintenir les retraites à un niveau de 14% comme cela semble être l’objectif du gouvernement. En Suède, le point a baissé… On a bien vu ce que le gouvernement a fait du paritarisme avec l’assurance chômage, c’est Bercy qui a la main en dernier recours, c’est ce qui se passera pour les Retraites…

 b)   La baisse du niveau général des pensions de retraites vise à ouvrir plus largement des marges de manœuvres pour les grandes entreprises d’assurance privées afin de développer les produits de retraites par capitalisation, vers lesquels nos concitoyens qui le pourraient encore seraient finalement contraints de se tourner pour compenser cette baisse attendue de revenu. C’est ainsi qu’il faut comprendre les récentes décisions visant à faciliter la création de fonds de pension en France. Ainsi le discours gouvernemental qui veut nous faire croire que cette réforme vise à sauver la retraite par répartition est totalement éventé.



En toute logique, les organisations syndicales, très loin d’être convaincues par la parole gouvernementale, et revendiquant toujours le retrait de ce projet de réforme des retraites, ont appelé à la poursuite du mouvement de grève avec une nouvelle journée de mobilisation le mardi 10 décembre.

Amplifions la mobilisation tous ensemble le 10 décembre !

Après le succès populaire du 5, amplifions la mobilisation tous ensemble le 10 décembre !

De l’avis de tous les observateurs, de l’aveu même du gouvernement la mobilisation sociale du 5 décembre est un véritable succès populaire.

Salariés, retraités, étudiants et fonctionnaires se sont rassemblés massivement malgré les obstacles, la précarisation des vies et le discours culpabilisant du régime.

La grève a aussi été très suivie, notamment dans le secteur public, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreuses années.

La riposte du peuple français est à la hauteur de l’attaque et peut encore demain s’amplifier. Le soutien de 7 français sur 10 en témoigne. Les attaques du gouvernement contre le modèle social français concernent tout le monde et toutes les générations.

La Gauche Républicaine et Socialiste se tient aux côtés des organisations syndicales pour participer à la journée du 10 décembre afin d’obtenir le retrait de la réforme des retraites à points. Il appartient au gouvernement d’ouvrir de véritables négociations et d’entendre l’exaspération sociale des français.

Westhoffen : La haine ne fait pas grève !

La Gauche Républicaine et Socialiste fait part de son indignation à propos de la profanation antisémite dont le cimetière juif de Westhoffen a été la cible. La haine des Juifs nous révolte et nous oblige à être plus que jamais vigilant face à la recrudescence d’actes antisémites dont sont victimes les citoyens français juifs ou considérés comme tels.

Cet acte ignoble est une meurtrissure particulière pour la gauche, puisque Léon Blum lui-même est originaire de ce village. Même dans la mort, l’homme du Front Populaire est la cible de l’antisémitisme qui lui valut insultes et menaces toute sa vie.

Nous exprimons notre plus vive solidarité aux Français de confession juive, et leur apportons notre soutien dans cette nouvelle épreuve.

En réaction à l’attaque antimusulmane de Bayonne et à cette profanation antisémite, nous appelons à une lutte sans relâche contre tous les racismes et toutes les haines

Communiqué de Presse , 1 million de signataires pour 1 référendum

Le Conseil Constitutionnel vient d’annoncer que plus d’un million de citoyens ont apporté leur soutien à la demande de référendum d’initiative partagée visant à affirmer le caractère de service public des aéroports de Paris. Nous nous félicitons que cette étape symbolique ait été franchie. Emmanuel Macron avait promis d’abaisser le seuil de déclenchement d’un référendum dès le million de signatures, à lui de respecter ses engagements. Nous ne devons pas perdre de vue que seule la signature de 4 717 396 citoyens permettra d’obtenir de manière contraignante ce référendum de sauvegarde de nos services publics. Nous appelons donc à converger vers cet objectif de multiplication des signatures.

La mobilisation ne fait que commencer et doit se poursuivre. Un clip de promotion du référendum sera relayé aujourd’hui à 14h par tous les partis et organisations de gauche et écologistes engagés, avec leurs militants, dans cette bataille commune pour défendre les Aéroports de Paris. Nous souhaitons qu’une mobilisation citoyenne considérable se fasse le relais de la communication autour de ce référendum et de la collecte des signatures.

Demain 5 décembre, notre pays entrera dans une des plus grandes périodes de grève de ces dernières années. La lutte pour la défense du système des retraites et celle pour la préservation d’Aéroports De Paris partagent le même souci du bien commun et concernent également tous les Français. Nous appelons donc les signataires à se mobiliser demain pour se joindre aux actions et à faire signer les manifestants et les grévistes.

La politique d’Emmanuel Macron est une atteinte à l’intérêt général : liquidation des services publics, destruction du modèle social des retraites, abandon de l’hôpital, etc. Le 5 décembre doit être le début d’un mouvement social de grande ampleur pour bloquer les mesures injustes du gouvernement.

Communiqué signé par :

Attac, Europe Écologie-Les Verts, Fakir, Génération.s, La France Insoumise, Le Monde Moderne, Gauche Républicaine et Socialiste, Gauche Démocratique et Sociale, Les Radicaux de Gauche – LRDG, Signons.fr

Marchons, signons, pour le référendum ADP !

C’est officiel : le million de signatures pour le référendum sur #ADP est atteint ! Emmanuel Macron voulait baisser le nombre de signatures nécessaire à 1 million : qu’il le fasse dès maintenant et déclenche le référendum.
Pour amplifier la mobilisation, La France insoumise a utilisé son temps d’audience sur France Télévisions pour diffuser ce clip, n’hésitez pas à le partager !
Si vous n’avez pas encore signé, rendez-vous sur :https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Congrès du SPD : victoire de la ligne anti-austéritaire

Enfermés dans une coalition mortifère avec la droite ordolibérale, les militants du parti social-démocrate allemand étaient appelés au vote ce samedi pour élire leur direction bicéphale. Le ministre de finances et maire de Hambourg Olaf Scholz faisait figure de favori. Sa défaite permet d’entrevoir non seulement la fin de la GroKo rassemblant conservateurs et sociaux-démocrates, mais aussi un réalignement du SPD sur une ligne politique plus sociale.

 

A l’heure où les banques allemandes ploient sous les coups de la trappe à liquidité, où l’infrastructure publique est à bout de souffle, et où la fracture sociale entre est et ouest s’agrandit toujours, la poursuite aveugle de l’austérité budgétaire et du totem du zéro déficit (Schwarze Null) par le gouvernement est une inanité idéologique absurde. Monsieur Scholz croyait qu’en défendant son bilan de ministre des finances tenancier de ce Schwarze Null, il s’alignerait un électorat allemand supposément favorable à cette cure d’austérité hors de propos. Force est de constater que les militants du SPD ont fait un autre choix. Le duo élu, Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken, demandent des investissements supplémentaires à hauteur d’un milliard d’euros en faveur du climat et des infrastructures, et souhaitent que le salaire minimum soit porté à 12 euros, contre environ 8,8 euros actuellement.

 

Les déroutes électorales successives du SPD ces quatre dernières années ont prouvé que la social-démocratie échoue lamentablement quand elle cède aux injonctions libérales de réduction de la dépense publique. Depuis quatre ans, les dirigeants du SPD ont tenté de jouer la carte de la responsabilité pour sortir du mouroir électoral dans lequel ils sont coincés : prétendue responsabilité fiscale en défendant le Schwarze Null, prétendue responsabilité politique en s’enfermant dans la Groko. Ce faisant, la responsabilité historique du SPD d’être le parti des classes populaires et de la justice sociale est passée à la trappe, et l’extrême droite est à son plus haut niveau. En revanche, l’électorat aisé favorable à l’austérité ne s’est pas rallié au SPD. Le peuple va toujours au plus court, et ceux qui souhaitaient l’austérité votaient conservateur ou libéraux, laissant les orphelins de l’austérité aux verts, à la gauche radicale, ou même à l’extrême droite.

 

Les militants sociaux-démocrates, en choisissant Walter-Borjans et Esken à la place de Scholz, ont pris la seule décision réellement responsable, celle de la renégociation de l’accord de coalition avec Angela Merkel, celle de l’offensive sociale et du courage politique face au réchauffement climatique. Le SPD était jusqu’à présent sur la défensive, en adoptant cette nouvelle direction, il est à espérer qu’ils repartiront à la conquête de leur électorat naturel, et laisseront les totems de la droite allemande à Angela Merkel. Certaines questions restent néanmoins en suspens : la droite opposera-t-elle une fin de non-recevoir aux demandes du nouveau tandem dirigeant le SPD ?

 

Si c’est le cas et que les militants du SPD décident la sortie de la coalition, les parlementaires sociaux-démocrates respecteront-ils la décision de leur base ?

 

Quels seront les choix en terme d’alliances à gauche ?

 

Autant de questions qui devront vite trouver des réponses politiques pour transformer l’essai.

Le 5 décembre, tous ensemble

Communiqué de la Gauche Républicaine et Socialiste

Le 5 décembre, tous ensemble !

Privatisations d’Aéroports de Paris, de la Française des Jeux, des barrages hydroélectriques, gel des salaires, casse de la sécurité sociale, casse des retraites, abandon des hôpitaux en crise, liquidation du service public ferroviaire, abandon des enseignants et précarisation des étudiants, la situation de notre pays exige de réussir la mobilisation du 5 décembre.

La force du mouvement social peut et doit changer la donne.

Le gouvernement s’attaque aujourd’hui aux retraites dans une logique purement comptable, entretenant le flou sur le niveau des pensions et la répartition des prétendus efforts.

Un régime ne peut pas être équitable quand il appauvrit la majorité des travailleurs, encore plus durement les jeunes et les femmes.

La gauche républicaine et Socialiste rappelle son attachement à un régime de retraite par répartition qui tient compte de la pénibilité au travail, des carrières longues , des accidents de la vie et de la justice sociale. Nous nous opposons au recul de l’âge de départ à la retraite et à l’allongement injuste de la durée de cotisations.

Nous refusons l’opposition des pauvres aux misérables et la culpabilisation des travailleurs.

Le 5 décembre les grandes organisations syndicales appellent à une large mobilisation populaire. La GRS soutient les grèves, participera aux rassemblements le 5 décembre et appelle tous ses militants et sympathisants à s’y joindre.

Texte adopté à l’unanimité par le Collectif d’Animation National de la GRS le 25 novembre.

FDJ, la privatisation est un jeu perdant pour le pays

Alors que Bruno Le Maire se réjouit du succès de la privatisation de la Française des jeux, la Gauche Républicaine et Socialiste se réjouit quant à elle du million de signatures recueillies en vue d’un référendum populaire sur la privatisation des Aéroports de Paris.

Ce succès populaire démontre que la libéralisation des entreprises publiques n’est pas du goût de tous les français.

Mais pire que le désengagement de l’Etat voulu par la loi PACTE, il y a dans la démarche du gouvernement des enjeux majeurs à dénoncer ainsi que la tromperie et la duplicité de l’Etat LREM envers les citoyens, qui risquent d’en être les grands perdants.

Par exemple, le succès tant vanté de la privatisation d’EDF n’a pas empêché un effondrement de son cours de bourse tout comme nombre d’entreprises publiques introduites en bourse : GDF-Suez, France-télécom pour ne citer que ces cas emblématiques. La privatisation de l’aéroport de Toulouse ou la privatisation des autoroutes dont on sait aujourd’hui combien elles ont effectivement coûté plus que rapporté aux citoyens français avec l’augmentation des péages.

Pour ce qui concerne la vente de la Française de Jeux nous dénonçons la tromperie de l’État puisque, comme pour EDF, il vend à quelques-uns une entreprise publique, sous couvert d’en faire une entreprise populaire, dont tous les français étaient pourtant propriétaires.

Mais FDJ, comme ADP, est une entreprise particulière par son activité. Elle présente de ce fait des risques pour la santé publique que nul ne peut ignorer. Or si les actionnaires sont peu importants dans les catégories des français les moins fortunés en raison de leur peu de capacité d’épargne pour investir, c’est par contre dans la catégorie des gens les plus défavorisés que l’on trouve le plus de joueurs.

Or pour que l’entreprise soit rentable, il y a fort à craindre qu’il n’y ait dans l’avenir de plus en plus de jeux ouverts à la vente qui impacteront encore plus ceux qui faute de mieux fondent leur espoir dans la quête du gros lot, ou du gain de quelques euros.

Pour nous, le seul vrai gain pour les français réside dans la protection de leurs biens communs.

Nous avons besoin de vous !

Quelles que soient vos compétences, si vous touchez votre bille en droit, en bricolage, si vous aimez écrire, si vous êtes créatif… vous pouvez prendre part à des actions et ateliers près de chez vous ou encore nous envoyer vos vidéos, vos dessins pour des affiches etc.