Le Premier Ministre Edouard Philippe a déclenché l’article 49.3 de la Constitution et brutalement interrompu les travaux des députés sur la réforme des retraites. Pour mémoire, le 49.3 n’a vocation à être utilisé que pour faire passer un texte en cas de défaillance de la majorité. Or sur la réforme des retraites, le Gouvernement n’avait aucun problème de majorité ! Le déclenchement du 49-3 n’est donc intervenu que pour arrêter le débat parlementaire juste avant qu’il aborde deux points essentiels : les modalités de calcul de la valeur du point et l’âge pivot.
La brutalité du Gouvernement, qu’elle soit institutionnelle ou physique à l’encontre des oppositions, est saisissante. Il pousse même le cynisme jusqu’à utiliser un Conseil des ministres, convoqué un samedi et supposément dédié au seul coronavirus, pour passer en force. Les institutions de la 5ème République et leur déséquilibre inné des pouvoirs entre l’Exécutif et le Législatif, sont ainsi poussées à leur paroxysme. L’opposition est muselée, l’opinion majoritaire bafouée.
En réaction à cette manœuvre méprisable, un préavis de grève nationale et des appels à manifester mardi ont été publiés. La Gauche Républicaine et Socialiste se joint à ces appels et sera présente demain pour défendre nos retraites par répartition. S’il revient à présent au Sénat d’examiner le projet de loi, la seule issue politique à la hauteur de cette crise devrait être le referendum. D’ici là, il est plus que jamais nécessaire de sanctionner la République En Marche aux élections municipales ; et de s’atteler sérieusement et résolument à la construction d’une alternative crédible au néolibéralisme autoritaire d’Emmanuel Macron.
Le Président de la
République et sa majorité n’en finissent de vanter le prétendu
universalisme de leur réforme des retraites. On savait déjà que ce
terme était dévoyé en raison des inégalités profondes qui vont
être amplifiées par cette réforme. La trahison de l’universalisme
a atteint une nouvelle sphère, celle de la laïcité.
La « mise à plat »
des régimes spéciaux de retraites aurait pu être l’occasion de
mettre fin à un régime spécial particulièrement insupportable
dans une République laïque, celui du clergé d’Alsace-Moselle.
Las, le gouvernement a choisi de prolonger l’exception
concordataire et de continuer de financer spécialement et séparément
les retraites des ministres du culte de trois religions dans trois
départements.
De quelle
universalité peut se targuer le gouvernement lorsque qu’il prépare
la baisse des pensions de tous, sauf d’un clergé injustement
rémunéré par l’impôt ?
La Gauche
Républicaine et Socialiste rappelle son souhait que les entorses
cléricales du Concordat en Alsace-Moselle soient dénoncées, et
regrette que le gouvernement ne profite pas de la réforme des
retraites pour mettre fin au régime spécial des clergés. La
République est censée ne reconnaître ni subventionner aucun culte.
Dans la baisse générale des pensions programmée par le
gouvernement, il est troublant de constater que l’exception
concordataire contraire au principe de laïcité soit préservée.
Nous souhaitons que, le plus tôt possible, les ministres du cultes
des religions concordataires d’Alsace-Moselle ne soient plus
fonctionnaires, et que dès maintenant ils intègrent le régime de
retraite des ministres du culte appliqué dans le reste de la
République.
Cependant, cette
mesure doit se faire dans une remise à plat laïque totale du
Concordat. En l’état, c’est l’ensemble de cette réforme des
retraites qui doit être retiré, préalable à tout dialogue sur une
réforme juste et sociale.
Dans un contexte de crise sociale et environnementale, les
élections municipales se présentent comme un véritable enjeu pour
agir sur nos politiques alimentaires, agricoles et territoriales.
Mener des actions à l’échelle locale fait partie intégrante
d’une politique de long terme en faveur d’une agriculture et
d’une alimentation plus respectueuses des hommes et de la nature.
Attachée aux enjeux de santé, d’emploi et d’avenir pour
l’agriculture et l’environnement, la Gauche Républicaine et
Socialiste défend une politique locale ambitieuse. Celle-ci se
traduit par des solutions concrètes pour une alimentation de qualité
en lien avec les potentialités du territoire et protégeant la
production de proximité (re-territorialisation), avec la
préservation des terres agricoles et le soutien à une alimentation
saine et de qualité pour tous.
Notre objectif doit être à terme que les repas servis dans les
restaurants scolaires et publics soient 100% bio/local.
La relocalisation de l’alimentation est un levier d’action,
direct et indirect, des collectivités pour développer le
territoire. La re-territorialisation agricole et la consommation
locale ont un effet direct sur le développement économique local
avec la création d’emplois non délocalisables et sur le tourisme
et l’attractivité du territoire par la valorisation des
savoir-faire locaux et du patrimoine.
La santé des enfants et des seniors, par exemple, est directement
concernée par la restauration collective mise en place par les
municipalités. Celle-ci touche principalement les enfants en
crèches ou scolarisés, et les personnes âgées. Les politiques
publiques conduites dans ce domaine sont donc essentielles pour
fournir une alimentation de qualité, lutter contre la malbouffe et
contre l’obésité infantile, agir pour la santé des personnes à
long terme et éduquer aux goûts et à la diversité.
Nous défendons une synergie des différentes politiques publiques
concernant l’approvisionnement de la restauration collective pour
répondre à ces enjeux. En faisant moins appel à la
sous-traitance des grandes entreprises de restauration collective et
en intégrant des critères d’“empreinte carbone” et de qualité
des produits, nous cherchons à favoriser les circuits courts, de
proximité et limitant bien sûr les intrants chimiques. Nos villes
et intercommunalités devront privilégier
:
Les groupements d’achats
permettant une
mutualisation des commandes entre plusieurs établissements et
participant à structurer l’approvisionnement
local, avec des
clauses dans les marchés publics privilégiant le bio et le local.
Les plateformes
collectives d’approvisionnement,
majoritairement gérées par les
producteurs.
Les légumeries –
espaces de stockages et de préparation situés en amont des
cuisines – permettant aux collectivités d’acheter des produits
bruts.
Les régies agricoles –
avec des exploitations communales ou intercommunales – pouvant
répondre aux besoins de la restauration collective
locale.
Les cuisines centrales
publiques
permettant aux
collectivités de reprendre le contrôle des plats servis et de la
qualité de
l’approvisionnement.
Les ateliers de
transformation et conserveries dédiés
aux produits végétaux, qui recevraient et transformeraient la
production locale ainsi que celle des agriculteurs locaux.
Les
partenariats associatifs,
de type jardins familiaux, partagés, ouvriers,
etc.
–
Une lutte systématique contre le gaspillage alimentaire.
D’autre part, la multifonctionnalité de l’agriculture
(alimentation, environnement, emploi, paysages, loisirs, etc) est un
enjeu pour le développement local du territoire.
La GRS défend des projets territoriaux pour la préservation de
la nature et des espaces et activités agricoles. La
re-territorialisation de l’agriculture permettrait de réaffirmer
un élément clé de l’identité des villes, de leur qualité de
vie et de leur attractivité.
La GRS promeut une agriculture durable, respectueuse de
l’environnement, économiquement viable et génératrice de lien
social. La relocalisation de la restauration collective est une
voie de soutien pour les agriculteurs locaux et engagés dans des
pratiques plus respectueuses de l’environnement. Mais la défense
d’une agriculture locale et de qualité passe également par des
politiques publiques orientées vers des projets agri-urbains basés
sur :
La défense des terres
agricoles, en
luttant contre l’étalement urbain par la gestion des PLU, de
l’acquisition foncière à destination agricole, des pépinières
d’entreprise agricole et la reconquête des
friches.
Une priorité envers les
démarches agroécologiques d’installation
ou reconversion des exploitations, en soutenant des débouchés
locaux et une aide économique (subventions, déductions
fiscales…)
Le
soutien à l’expérimentation et
l’innovation dans les pratiques
agricoles.
La valorisation des boues
etcomposts.
L’intégration de
l’agriculture à la ville concrétisant
le concept d’une agriculture urbaine. Il s’agit là d’utiliser
les déchets urbains, de mettre en place des jardins productifs et
écologiques en
ville.
La promotion des produits
locaux en créant
du lien au territoire avec les marchés, la restauration collective
locale, les manifestations agri-culturelles, le patrimoine
culinaire…
Le soutien des AMAP
(Associations pour
le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et des jardins
partagés.
–
Le développement d’un Projet Alimentaire
Territorial.
Le soutien à l’emploi
et l’insertion socialeliés à ce
secteur dynamique et ses professionnels.
On peut citer comme exemple la commune de Mouans-Sartoux dans
les Alpes-Maritimes, d’une population de 10 500 habitants, qui a
mis en place une régie agricole communale en 2010. Les 4 ha de
terres cultivables gérées par un agriculteur communal, couvrent
l’ensemble de la consommation de légumes annuelle des cantines
municipales scolaires. Cette initiative permet d’approvisionner les
cantines en produits bio et de proximité, les groupes scolaires
étant équipés de cuisines individuelles autonomes où sont
confectionnés l’ensemble des repas des restaurants
scolaires.
Le 27 octobre
dernier, la Thuringe, Land allemand d’Allemagne de l’Est, élisait
un parlement sans majorité apparente. La gauche radicale au pouvoir
se maintenait à un haut niveau, de même que les écologistes. Les
sociaux-démocrates, minés par l’alliance mortifère avec les
chrétiens-démocrates, perdaient un tiers de leurs députés, ce qui
a coûté sa majorité à l’union de la gauche derrière Die Linke.
Avec 22 députés de
l’AFD sur 90, le parlement semblait ingouvernable. La CDU avait
fermé la porte à une union avec l’AFD ou avec Die Linke, et le
parti centriste FDP avait rejeté un soutien sans participation à la
coalition de gauche.
Le dénouement de
cette situation est un coup de tonnerre pour la vie politique
allemande. En constituant une alliance de dernière minute, les
alliés d’Emmanuel Macron au niveau européen, le FDP, ont fait
élire leur chef de file président de la région en s’alliant avec
la CDU et l’AFD. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre
Mondiale, l’extrême droite participe à une majorité régionale.
La scélératesse politique du FDP paye ses fruits. Rentrés au
Parlement de Thuringe avec 5 députés et franchissant le seuil
limite pour avoir des députés d’à peine quelques dizaines de
voix, ils finissent à la tête de la région en reniant convictions
et valeurs.
L’extrême-droite
en Thuringe fait partie de l’aile dure de l’AFD, son dirigeant
local n’hésitant pas à qualifier le mémorial de l’holocauste de
« mémorial de la honte ». Le FDP vérifie bien que
l’extrême-droite xénophobe et raciste et le libéralisme sont les
deux faces d’une même médaille, prêts à s’allier pour
empêcher la gauche de parvenir ou de se maintenir au pouvoir. Ce
coup de tonnerre politique doit nous rappeler que les libéraux
centristes sont ceux qui font céder les digues et ouvrent les portes
à l’extrême-droite, par leurs politiques de casse sociale et par
leurs alliances électorales dans les couloirs des parlements. Pour
reprendre la formule de la majorité, les « extrêmes qui se
touchent », ce sont les extrémistes libéraux et les extrémistes
racistes qui s’allient pour faire barrage à la gauche.
Pour la deuxième
fois en quelques jours, le Conseil d’Etat inflige un camouflet au
gouvernement.
Après avoir évoqué
en des termes exceptionnellement critiques l’inconstitutionnalité
de la réforme des retraites, c’est maintenant la directive «
Castaner » pour les municipales qui est sanctionnée:
« L’exécution de
la circulaire du 10 décembre 2019 du ministre de l’intérieur
relative à l’attribution des nuances politiques aux candidats aux
élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2020 est
suspendue en tant qu’elle limite l’attribution des nuances aux
listes dans les seules communes de 9 000 habitants ou plus ainsi que
dans les chefs-lieux d’arrondissement, en tant qu’elle prévoit
l’attribution de la nuance « Liste divers Centre » (LDVC) aux
listes qui, sans être officiellement investies par LREM, le MODEM,
l’UDI, seront soutenues par ces partis ou par la « majorité
présidentielle » et en tant qu’elle classe la nuance « Liste
Debout la France » (LDLF) dans le bloc de clivage « extrême-droite
», jusqu’à qu’il soit statué au fond sur sa légalité. »
Cette opération de
manipulation électorale, en plus d’être déloyale, est donc
considérée comme potentiellement illégale et est suspendue sine
die. Le gouvernement ne pourra pas masquer plus longtemps son échec
électoral. En ne prenant pas en compte les villes de moins de 9 000
habitants, c’est-à-dire 95% du pays, où la popularité du
gouvernement est encore plus basse que dans le reste du pays, le
Ministre de l’Intérieur espérait gonfler artificiellement le
résultat de LREM aux élections municipales.
Nous nous félicitons
de cette décision, tout en regrettant l’amateurisme et les
décisions partisanes inconséquentes de Monsieur Castaner
Les groupes d’opposition parlementaires de toute la gauche ont décidé en commun de déposer une motion de censure du gouvernement à partir de l’ouverture des débats à l’assemblée Nationale le 17 février.
L’objectif politique est de tout faire, étape après étape, pour repousser la réforme des retraites qui constitue une effroyable régression sociale pour une majorité de français.
Les importantes mobilisations sociales que notre pays connaît depuis le 5 décembre doivent trouver une traduction politique dans les enceintes parlementaires. La gauche dans son ensemble choisit donc à nouveau de faire cause commune afin de protéger les français et leur système de retraites solidaire par répartition.
La Gauche Républicaine et Socialiste sera pleinement engagée dans cette initiative comme dans la bataille des amendements parlementaires afin de défendre sans relâche notre modèle social républicain.
Mme Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, a déclaré ce matin que l’insulte à la religion constituait « évidemment » une atteinte à la liberté de conscience. Ces propos extrêmement graves sont indignes de la fonction de ministre de la justice de notre République laïque.
La liberté de conscience n’est en aucun cas menacée par des attaques contre les dogmes, croyances, clergés et religions. Ce qui peut être une entrave à la liberté de conscience est l’insulte systématique contre les pratiquants d’une religion, ce dont précisément ne s’était pas rendue coupable la jeune fille menacée de mort pour avoir critiqué vertement l’Islam.
En tenant ces propos, que ce soit par logique électoraliste, par calcul politique anti laïque, ou par ignorance, la ministre porte atteinte à la liberté d’expression. Ce faisant, elle opère un renversement odieux faisant passer la lycéenne pour la coupable et ses harceleurs pour les victimes. Elle en vient même à rétablir publiquement la notion de délit de blasphème, l’insulte contre un concept, la religion, devenant aussi grave à ses yeux que les menaces réelles contre un individu.
La liberté de conscience, c’est aussi la liberté de ne pas croire et de critiquer les croyances, quelles qu’elles soient et quel que soit le ton employé.
La Gauche Républicaine et Socialiste demande solennellement à la Garde des Sceaux de corriger publiquement ses propos, sans quoi le Premier Ministre devra être amené à prendre les décisions qui s’imposent.
Nous réitérons notre attachement sans faille à la liberté absolue de conscience, donc à la liberté de critiquer et de railler les religions, les cultes et les dogmes.
La GRS rappelle son attachement à la liberté de critiquer les religions et apporte son soutien à la lycéenne menacée de mort
Le 19 janvier, une lycéenne a publié une vidéo dans laquelle elle critiquait fortement l’Islam, tenant des propos que d’aucuns ont considéré blasphématoires. Elle vit depuis un enfer, ponctué de menaces de viol, d’appels au meurtre et d’insultes homophobes. Son identité et son adresse ont été révélés, et elle vit confinée chez elle depuis pour fuir les menaces sur son intégrité physique.
La situation qu’elle vit est scandaleuse et révoltante. En République Française, la mise en cause des religions n’est pas un délit. N’importe qui peut publiquement critiquer une religion, bafouer les dogmes établis, et tenir des propos, fussent-ils vulgaires et insultants, qui dénigrent des croyances. Le sacré ne regarde que celui qui croit, et cette liberté est une composante non négociable de la liberté d’expression. Qu’une mineure soit prise dans une cabale pour l’avoir exercée est d’autant plus monstrueux. Des sanctions exemplaires doivent être adressées à ceux qui, au nom du paradis, ont fait de sa vie un enfer.
Nous adressons à cette jeune fille et sa famille notre soutien , et réitérons notre attachement sans faille à la liberté de critiquer les religions, nécessaire à la vie dans une société laïque.
Alors que le gouvernement passe en force en prétendant établir un « dialogue », la population française reste majoritairement opposée à ce projet et réaffirme son attachement à un véritable droit solidaire à la retraite. Point d’orgue de ce jeu de dupes : le « retrait » temporaire de l’âge pivot qui aboutit au même allongement de la durée du travail mais permet au gouvernement de communiquer, par le flou, sur une prétendue concession.
Pourtant, d’autres choix sont possibles. Des choix qui consolident notre système de retraite par répartition dans le respect de l’ambition originelle de la Sécurité sociale. De nouvelles orientations qui assurent le droit au temps libre en répondant aux enjeux de la transition écologique, de l’emploi, et de la réduction des inégalités.
Malgré nos différences, nous avons décidé de travailler ensemble pour proposer une autre voie. Ensemble, nous proposons de mettre sur la table le cadre d’une réforme progressiste des retraites.
Les grandes orientations que nous esquissons en commun peuvent contribuer à amplifier le débat sur les solutions et l’alternative : l’heure est désormais à l’instauration de nouvelles garanties collectives pour assurer le droit à la retraite pour toutes et tous.
Notre travail commun nous a conduit à proposer 6 piliers pour des nouveaux droits et 6 pistes de financement
Retrouvez l’ensemble des propositions dans le document en téléchargement
Caroline FIAT, lors de la conférence de presse du 22 janvier qui présente l’egalité femmes-hommes du projet
Le journal Le Parisien révèle une étude de IFOP et Fondapol à propos de l’inquiétude grandissante des citoyens français de confession juive. Ils sont plus d’un tiers à se sentir menacés. Et ce sentiment est majoritaire chez les plus jeunes.
Il y a dans notre pays une résurgence des actes antisémites. Des agressions quotidiennes, des tentatives d’intimidation aux menaces puis des attentats en 2012 et 2015 aux assassinats barbares, les français ont découvert avec effroi que la menace était réelle à l’encontre de leurs compatriotes de confession juive.
Une très forte majorité de français s’en émeut et souhaite une mobilisation nationale afin de mener le combat contre le racisme et la haine antisémite.
Les pouvoirs publics, les associations, le mouvements d’éducation populaire et partis Républicains doivent désormais assumer cette bataille républicaine. Nul ne doit se sentir inquiété à raison de sa religion ou de son appartenance en France. L’antisémitisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Le peuple Français ne se reconnaîtra plus jamais dans un projet de haine.
Le combat laïque s’inscrit parfaitement dans cette urgence. La défense de la neutralité de l’Etat vis à vis des religions a pour corollaire un libre exercice des cultes dans le cadre républicain. La laïcité française permet à chaque citoyen d’exercer sa liberté de conscience comme il l’entend.
Une grande campagne nationale doit enfin être engagée contre les racismes et l’antisémitisme afin de faire reculer les stéréotypes et les préjugés. La fraternité républicaine gagnera.
Nous avons besoin de vous !
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